Raymond Tournay, né le dans le 3e arrondissement de Paris et mort le dans le 14e arrondissement de Paris, est un médecin phlébologue français et membre de l'Action française.

Présentation Raymond Tournay est le fils de Paul Tournay, médecin, et de Marthe Bourguignon. Il fait ses études au lycée Charlemagne.

Engagement politique Raymond Tournay s'engage parmi les premiers Camelots du Roi en 1909 et participe aux chahuts étudiants lors de l'affaire Thalamas au point d'être condamné à un jour de prison et quinze francs d'amende pour avoir crié .

Lors de la crue de la Seine de 1910, il fait partie des équipes de sauveteurs composées de Camelots du Roi et ligueurs à Issy-les-Moulineaux et participe à la distribution de vêtements et de vivres au faubourg Saint-Antoine.

En , il est de nouveau arrêté au cours d'une manifestation à l'Odéon et condamné à cinq francs d'amende.

Le , il est encore une fois arrêté avec d'autres Camelots du Roi lors d'une protestation contre une pièce de théâtre d'Henry Bernstein à la Comédie-Française.

En 1912, Raymond Tournay, alors étudiant à la faculté de médecine de Paris, est exclu de tous les établissements de l'enseignement supérieur pendant six mois pour avoir manifesté lors d'un cours du professeur Nicolas au motif qu'il était un .

En , il devient secrétaire adjoint des Étudiants d'Action française à la suite de l'arrestation d'Henri Lagrange.

Lors des obsèques de Gaston Calmette en , Raymond Tournay, étudiant en médecine et Camelot du Roi, est arrêté au cours d'une bagarre. Il est condamné à six jours de prison et cinquante francs d'amende pour outrage à agents le pour avoir crié : .

Il n’en est pas moins exclu temporairement de l’Action française avec son camarade Henri Lagrange pour « activisme » le .

Durant l'entre-deux-guerres, il est nommé membre du comité directeur de l'Association Marius Plateau. Le , il est arrêté lors du défilé de l'Action française à la place des Pyramides. Il contribue épisodiquement dans les périodiques Le Médecin et L'Action française.

Raymond Tournay prend part à la manifestation du 6 février 1934 place de la Concorde. Son témoignage est entendu par la commission d'enquête chargée de rendre compte des débordements.

Médecin militaire pendant la Grande Guerre Lors de la Première Guerre mondiale, il est nommé médecin auxiliaire aide-major classe, au régiment d'infanterie. Il sert plus tard dans un hôpital temporaire à Orléans, comme classe au régiment d'infanterie. Il est blessé trois fois et reçoit cinq citationsExtraite de L’Association Amicale des Anciens élèves du lycée Charlemagne, 1920 à 1926, Paris, 419 p.. Il est décoré de la médaille militaire en 1915. Pour son engagement jugé héroïque, il reçoit la Légion d'honneur en 1920.

Le , il se marie avec Denise Frapier à Saint-Jean-de-la-Ruelle.

Seconde Guerre mondiale Pendant l'Occupation, il réclame un numerus clausus pour les Juifs dans la profession médicale. Sa fille Jacqueline se marie avec Pierre Wallois, externe des hôpitaux de Paris le .

Pionnier de la phlébologie En 1929, il publie son livre Les varices, pratique des injections sclérosantes aux éditions Maloine dont le contenu fait le tour des connaissances de l'époqueP. Wallois, L'histoire de la sclérose des varices, Histoire de la Phlébologie, 2009, .

De 1937 à 1944, il est le secrétaire général de la Fédération des associations amicales des médecins du front.

En 1946, il est candidat au Conseil de l'Ordre des médecins où il arrive en cinquième position avant d'être déclaré inéligible du fait de ses activités sous l'Occupation. Il est sanctionné d'une interdiction d'un an d'exercice de la médecine.

En 1947, il devient le président fondateur honoraire de la Société française de phlébologie puis participe à la création de l'Union internationale de phlébologie en 1959. Grâce à ses travaux et son dynamisme, le terme de devient de notoriété publique.

Lors de son décès, plusieurs médecins rendent hommage à ses contributions dans le domaine. La Société française de phlébologie crée un Prix Raymond Tournay en guise d'hommage.

Distinctions

Publications

Le scorbut aux armées (1920) Eczéma variqueux et injections sclérosantes (1928) Les varices, pratique des injections sclérosantes (1929) Varices et injections sclérosantes ; les substances employées ; choix de la solution (1930) Apoplexie séreuse (1931) De l'Emploi du morrhuate de soude dans le traitement sclérosant des varices (1933) Allergie et traitement sclérosant. Avant-propos du Hubert Jausion (1951) Les Maladies des veines, clinique et traitements (1953) La Sclérose des varices (1972)

Liens externes

Notes et références

Catégorie:Médecin français du XXe siècle Catégorie:Personnalité de l'Action française Catégorie:Naissance en février 1893 Catégorie:Décès en janvier 1984 Catégorie:Élève du lycée Charlemagne Catégorie:Décès à 90 ans Catégorie:Chevalier de la Légion d'honneur Catégorie:Étudiant de la faculté de médecine de Paris Catégorie:Titulaire de la croix de guerre 1914-1918