La ziggurat d'Ur ou Grande Ziggurat d'Ur (en sumérien : "Etemenniguru", signifiant quelque chose comme « Maison/Temple chargé(e) et represent une richesse pour les cité-État de splendeur » ou « qui suscite la crainte »https://boris.unibe.ch/80500/1/Lexiquesumrien-franais_ger.pdf p. 83 : « ni2 guru3 "être chargé de splendeur, répandre la splendeur, susciter la crainte" ».) est une ziggurat érigée sous la troisième dynastie d'Ur dans la ville d'Ur près de Nassiriya, dans l'actuelle province de Dhi Qar, en Irak. Construite au début du , elle est restaurée par le roi Nabonide de l'empire néo-babylonien au

Ses vestiges sont fouillés dans les années 1920 et 1930 par Leonard Woolley. Sous Saddam Hussein, dans les années 1980, la façade et l'escalier sont partiellement reconstitués. La ziggurat d'Ur est la mieux conservée de celles connues de Mésopotamie, avec la ziggurat de Dur Untash (Chogha Zanbil). C'est l'une des trois structures les mieux conservées de la ville d'Ur, avec le mausolée royal et le palais d'Ur-Nammu (l'E-hursag).

Ziggurat sumérienne vignette|320x320px| Reconstitution de la Ziggurat d'Ur-Nammu, basée sur le plan de 1939 par Woolley (vol. V, fig. 1.4).

La ziggurat est construite par le roi Ur-Namma, qui la dédie en l'honneur de Nanna/Sîn vers le pendant la troisième dynastie d'Ur. Cette sorte de pyramide à degrés massive dont la base est un rectangle de , dont le premier étage, haut de 11 mètres, est conservé, ainsi qu'une partie du second étage. La hauteur totale est inconnue, car seules les fondations de la ziggurat sumérienne ont survécu. Selon son fouilleur L. Woolley elle comprenait trois étages, et une chapelle sur le plus élevé. H. Schmid, qui a conduit une relecture critique de la reconstitution de Woolley, estime que le temple était érigé directement sur la seconde terrasse, et que de ce fait il était plus vaste que ce que propose l'archéologue britannique H. Schmid, Der Tempelturm Etemenanki in Babylon, Mainz am Rhein, 1995, p. 105-112.

La ziggurat fait partie d'un complexe de temples qui sert de centre administratif pour la ville et qui est un sanctuaire du dieu de la lune Sîn, la divinité patronne d'Ur.

La construction de la ziggurat est achevée au par le roi Shulgi. Au cours de son règne de , la ville d'Ur devient la capitale d'un État contrôlant une grande partie de la Mésopotamie. De nombreuses ziggurats sont faites en empilant des briques d'argile.

Restauration néo-babylonienne Le roi Nabonide, dernier roi de l'Empire néo-babylonien au , fait restaurer le monument en sept étages au lieu de trois.

Fouilles et préservation gauche|vignette| Esquisse de William Loftus de sa découverte de la Ziggurat. Les restes de la Ziggurat sont redécouverts par William Loftus en 1850Boulger, George Simonds (1893). "Loftus, William Kennett" . In Lee, Sidney (ed.). Dictionary of National Biography. Vol. 34. London: Smith, Elder & Co. pp. 80–81. Les premières fouilles sur le site sont menées par John George Taylor dans les années 1850, conduisant à l'identification du site comme Ur. Après la Première Guerre mondiale, des fouilles préliminaires sont effectuées par Reginald Campbell Thompson et Henry Hall. Le site est largement fouillé dans les années 1920 par Leonard Woolley pour le compte du musée de l'université de Pennsylvanie et du British Museum entre 1922 et 1934.

Les vestiges de la ziggurat consistent en une masse solide à trois couches de briques crues recouvertes de briques cuites enrobées de bitume. La couche la plus basse correspond à la construction originelle d'Ur-Nammu, tandis que les deux couches supérieures font partie des restaurations néo-babyloniennes. La façade du niveau le plus bas et l'escalier monumental sont reconstruits sur ordre de Saddam Hussein.

La ziggurat est endommagée lors de la guerre du Golfe en 1991 par des tirs d'armes légères et la structure est secouée par des explosionsHandwerk, Brian (21 March 2013). "Iraq War Threatens Ancient Treasures". National Geographic News. Retrieved 24 November 2017.. Quatre cratères de bombes sont visibles à proximité et les murs de la ziggurat sont criblés de plus de de balles.

Depuis 2008, le site est sous la supervision du conservateur Dief Mohssein Naiif al-Gizzy.

Articles connexes Ur (Mésopotamie) Ziggurat

Galerie

Notes et références

Annexes Bibliographie Woolley, C. Leonard et Moorey, PRS, Ur of the Chaldees: édition révisée et mise à jour des fouilles de Sir Leonard Woolley à Ur, Cornell University Press (1982). Liens externes Ziggurat d'Ur, Smarthistory à Khan Academy Ur (nom moderne: Tell el-Muqayyar) chez Open Context Une brève histoire de la Ziggurat sumérienne à Ur Archéologie de l'Irak ancien avec une section sur la Ziggurat Les latitudes Harran et Ur, et Tell Göbekli Tepe

Catégorie:Art sumérien Catégorie:Ur