Le (en français, le privilège du combattant de première ligne) était une exemption accordée par le gouvernement de l'Allemagne nazie entre 1933 et 1935 aux Juifs allemands qui avaient combattu pour l'Allemagne pendant la Première Guerre mondiale mais qui avaient été renvoyés de leurs postes officiels en vertu de la législation anti-juive de l'Allemagne nazie d'avant-guerre .

La loi pour la restauration de la fonction publique professionnelle du visait à contraindre tous les "non-aryens" à se retirer des professions juridiques et de la fonction publique, et d'autres lois anti-juives votées en 1933 visaient elles à chasser les juifs d'autres domaines de la vie publique. Ces mesures provoquèrent une protestation du capitaine Leo Löwenstein, président de l'Association du Reich des soldats juifs de première ligne, qui écrivit à Adolf Hitler pour se plaindre. Il souligna que sur le demi-million de juifs d'Allemagne, avaient servi pendant la guerre et avaient péri. Il écrivit :

Cette loi rencontra également la désapprobation du président du Reich, le maréchal Paul von Hindenburg, ancien commandant en chef allemand lors de la Première Guerre mondiale, qui écrivit dans une lettre à Hitler :

Hindenburg insista sur le fait que les anciens soldats juifs de première ligne et leurs fils devaient être autorisés à continuer dans leur travail.

La loi du 7 avril 1933 comprit ainsi une clause qui exemptait ces personnes, créant le dénommé (privilège du combattant de première ligne). À la surprise des Nazis, près de des fonctionnaires juifs qui risquaient d'être renvoyés ont pu prouver qu'ils appartenaient à cette catégorieLongerich, Peter (1998). . Cependant, le privilège fut aboli après la mort d'Hindenburg lorsque les lois de Nuremberg de 1935 instituèrent une discrimination systématique contre les Juifs et les ont privés de la citoyenneté.

Notes et références

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