Le d'infanterie () est un régiment d'infanterie de l'Armée de terre française créé sous la Révolution à partir du Régiment Royal-La Marine, un régiment français d'Ancien Régime.
Pendant la Première Guerre mondiale il a été surnommé l’As de Cœur.
Création et différentes dénominations Formé par Louis XIV pour servir sur les bateaux. Le Maréchal Bernadotte y a débuté en 1780. Le Général Monclar y fit la guerre 1914-1918.
La d’infanterie, dont les quatre régiments d'infanterie avaient obtenu la fourragère, fut appelée la « division des As », chacun d'eux ayant choisi pour signe distinctif un des as du jeu de cartes: RI (Lons-le-Saunier) As de Cœur, RI (Belfort) As de Trèfle, RI (Belfort) As de Carreau, RI (Besançon) As de Pique. Son régiment d'artillerie divisionnaire, quand il reçut à son tour la fourragère, choisit le joker.
Il est le régiment du Roi, appelé à l'époque, le Royal-Marine, utilisé par des unités spécialisées comme les fusiliers marins. : Création sous le nom Royal-Marine. « Les coups de mousquets ne nous arrêteront point. » 1676. 1791 : d’infanterie de ligne. 1795 : Amalgamé il prend le nom de de première formation constituée avec le du d'infanterie (ci-devant Perche), le de volontaires de la Côte-d'Or, le de volontaires de la formation d'Angers). : Reformé en tant que de deuxième formation constituée à partir de la demi-brigade des Côtes-du-Nord (1er bataillon de volontaires des Côtes-du-Nord et de volontaires de la Meurthe), d'une partie du de volontaires du Pas-de-Calais et du des Réserves 1803 ( an XII) : prend le nom de d'infanterie de ligne 1814 : devient le d’infanterie de ligne à la première Restauration. 1815 : reprend le nom de d'infanterie de ligne pendant les Cent-Jours : : Comme l'ensemble de l'armée napoléonienne, il est licencié à la Seconde Restauration. : création de la Légion de l'Yonne. 1820 : la légion de l'Yonne est amalgamée et renommée d'infanterie de ligne. 1887 : renommé d'infanterie. 1914 : À la mobilisation, il donne naissance au d’infanterie 1923 : Dissous. 1930 : Création du d’infanterie. 1940 : Dissous. 1944 : Création du d’infanterie. 1946 : Dissous. 1954 : Création du d’infanterie. 1962 : Dissous. 1964 : Création du d’infanterie 1984 : Dissolution
Chefs de corps - 1745 : colonel-lieutenant Guy Louis de Durfort, chevalier de Lorges ... 1789 : colonel marquis de Merle d'Ambert ; 1791 : colonel Henri François Maurille de Boulard (*) ; 1796 : chef de brigade Armand Nicolas Wouillemont de Vivier (*) ; 1800 : chef de brigade Étienne Bernard Cossard ; : colonel Noël-Georges Castellan ; ... : Jean François Emmanuel Colomb-d'Arcine ... : colonel Phippe Rey. ... : colonel Jean Pellé. 1894-1898 : colonel Auguste Pelecier. 1903 : colonel Louis Franchet d'Espèrey. 1912 à 1914 : colonel Adolphe Joseph Charles Bourquin (né le à Rueil-Malmaison - Hauts-de-Seine, décédé le ). : colonel Bourquin 25 au : chef de bataillon Arnoulx de Pirey Gustave Marie remplaçant le colonel Bourquin parti lui-même remplacer le général Berge à la tête de la Brigade : colonel Bourquin lieutenant-colonel Armbruster Jean Henri (né le à Paris ). chef de bataillon Zeltner Marie Victor Joseph (né le à Besançon - Doubs, décédé le à Besançon). 21 au : lieutenant-colonel Zeltner Marie Victor Joseph (nommé ensuite au ). au : lieutenant-colonel Graux Georges Marie (né le à Rennes - Ille-et-Vilaine, tué le à Crouy - Aisne, lors de l'éboulement d'une creute où était installé le PC du régiment, provoqué par un obus de 210 allemand). 12 au : commandant Poupinel Raymond Joseph Emile (né le 2/9/1879 à Joigny - Yonne, décédé le 23/10/1975 à Besançon - Doubs). au : lieutenant-colonel François Maurice Auroux (venu du RI, puis passé au Régiment de Tirailleurs du Maroc). 14 au : chef de bataillon Devant Jules Auguste (né le 7/12/1864 à Chauny - Aisne, tué le 25/9/1915 lors de l'offensive de Champagne à Jonchery-sur-Suippe - Marne). 16 au : lieutenant-colonel Laparra Adolphe Emile (né le 11/6/1861 à Douelle - Lot, tué à Tracy-le-Val - Aisne le 25/5/1915 d'un éclat d'obus à la tête alors qu'il était en mission dans le secteur de son précédent régiment). au : chef de bataillon Devant Jules Auguste. au : lieutenant-colonel Mittelhausser Eugène Désiré Antoine (né le 7/8/1873 à Tourcoing - Nord, décédé le 19/12/1949 à Paris ). au : chef de bataillon Peyrotte Eugène (né le 30/10/1868 à Vincelles - Yonne - décédé le à AUXERRE - Yonne). au : lieutenant-colonel puis colonel Arnoulx de Pirey. Gustave Marie, (né le 21/4/1865 à Scey-Maisières - Doubs, décédé le 9/1/1952 à Pirey - Doubs).
1933-1934 : colonel Joseph Hassler (qui deviendra général de division) 1939 : lieutenant-colonel Deschard. 1er juillet 1956-31 juillet 1958 : colonel Pierre Trimaille 1966-1968 : colonel Colin. 1968-1970 : colonel Edmond Balladur. 1970-1972 : colonel Sirvant. 1972-1974 : colonel Roth Le Gentil. 1974-1976 : colonel Olé-Laprune. 1976-1978 : colonel Bénéfice. 1978 a 1980 : colonel Charzat. 1980 à 1982 : colonel Reveillon. 1982 à 1984 : colonel Deschamps.
Historique des garnisons, combats et bataille du thumb|Uniforme du régiment de 1762 à 1776 Il est parmi de nombreux régiments de la Monarchie qui avaient pour mission de servir sur les bateaux et dans les colonies. Tous ces régiments ont été dotés en 1791 d'un numéro dans l'ordre de bataille de l'infanterie de ligne… alors qu'ils peuvent historiquement être considérés comme les « ancêtres » des régiments d'Infanterie de marine.
Ce sont: « La Marine », issu des « Compagnies ordinaires de la mer », créées en 1622 et devenu d'infanterie de ligne « Royal-Vaisseaux » qui date de 1638 et devenu d’infanterie de ligne « La Couronne » créé en 1643 et devenu d’infanterie de ligne « Royal-Marine » mis sur pied en 1669 et devenu d’infanterie de ligne « Amirauté » créé en 1669 ; « Cap » créé en 1766 et devenu d’infanterie de ligne « Pondichéry » créé en 1772 et devenu d’infanterie de ligne « Martinique et Guadeloupe » créé en 1772 et devenu d’infanterie de ligne « Port-au-Prince » créé en 1773 et devenu d’infanterie de ligne.
Ancien Régime 1670 : Canaries 1672-1678 : Hollande 1684 : Luxembourg 1688-1697 : Guerre de la Ligue d'Augsbourg 1701-1713 : Guerre de Succession d'Espagne 1734 : Rhin 1740-1748 : Guerre de Succession d'Autriche 1756 : Minorque 1763 : Martinique
Révolution française et Premier Empire
C'est en 1791 que la Révolution supprimant les noms des régiments lui attribua le numéro 60. 1791 : 1792 : Saint-Domingue 1793 : Durant la guerre de Vendée le régiment fait partie de la colonne des Sables-d'Olonne commandée par le général Boulard. Saint-Fulgent Compagnie de grenadiers : Armée de Mayence, siège de Mayence, guerre de Vendée 1795 : Alpes 1796-1798 : Allemagne 1799 : Hollande 1800-1806 : Italie 1805 : Bataille de Caldiero 1809 : Campagne d'Allemagne et d'Autriche (1809) 1812-1813 : Guerre d'indépendance espagnole
De 1815 à 1852 1823 : Espagne
Second Empire 1852-1857 : Algérie Par décret du le d'infanterie fourni 1 compagnie pour former le 101 régiment d'infanterie de ligne. 1870-1871 : Guerre franco-prussienne de 1870 23 septembre : combat de Vany
Première Guerre mondiale thumb|right|130px|insigne de béret d'infanterie Casernement : Besançon.
Durant la guerre, il fera partie de la d'infanterie au côté du d'infanterie, à la d'infanterie (division des As), au d'armée. Il y obtiendra sa fourragère aux couleurs du ruban de la médaille militaire.
1914 : bataille d'ALTKIRCH : Bataille de Mulhouse (1914) : Bataille d'Albert (1914), combats de la Somme : Proyart, Harbonnières, Frammerville 6 au : Bataille de la Marne (1914) : combats à Acy-en-Multien, Bouillancy, Saint-Soupplets, La Ferme Nogeon (305 tués ou décédés de blessures, dont 8 officiers) 13 au : à la poursuite des régiments allemands de la Armée de von Kluck : contre offensive allemande sur Autrêches aux lieux-dits Hautebraye, Massenancourt et Chevillecourt), Oise, (50 tués). : attaque de la ferme Saint-Victor et du bois de la Justice à Autrêches avec la DI face aux allemands du 31.IR de Hambourg-Altona (IX. AK)
1915 12 et : combats de Crouy et Cuffies. : dans l'Aisne (département). 25 septembre-6 octobre : seconde bataille de Champagne
1916 Durant la Première Guerre mondiale, durant la bataille de la Somme, le , le village de Allaines (Somme) est repris par l'armée française, les pertes sont lourdes, le d'infanterie est anéanti et le 44e régiment d'infanterie perd 600 soldats'Les oubliés de la Somme' , Pierre Miquel..
1917 "Remarquable régiment qui s'est toujours trouvé aux endroits où il y avait des risques à courir et de l'honneur à gagner." Général Nivelle, 1917.
1918 Le , le d’infanterie sous les ordres du colonel Arnoulx de Pirey, est cité à l'ordre de la Armée, pour l'assaut de la Butte de Tahure, lors de l'offensive générale, du .
Seconde Guerre mondiale En 1939, le est sous les ordres du lieutenant colonel Deschard, il appartient à la d'infanterie. Région Militaire, Centre Mobilisateur d'infanterie ; réserve A RI type NE ; il est mis sur pied par le CMI 73 Besançon. au : le sous les ordres du général Gustave Teisseire contribue au succès de l'Opération Dynamo. 1940 : « Attaqué par des forces cinq fois supérieures a résisté héroïquement en multipliant les actions d'éclat pendant 48 heures. » Citation 1940. 1944 : Libération 1944-1945
De 1945 à nos jours Recréé le et intégré à la d’infanterie, il est dirigé dès le mois d' sur la Tunisie où il forme, avec le II/ RA, un détachement de la compagnie de Transmissions de Besançon, et une antenne médicale le Groupement Mobile 211. Il combat dans le nord de la Tunisie, puis passe en Algérie. Il quitte sa division pour intégrer la DIM. Il sert dans le Constantinois jusqu'en 1962.
À cette époque a compagnie de commandement est à Laverdure, son secteur postal est SP 88623. Le commandant de la compagnie de commandement est le capitaine Bordier. Le troisième bataillon (III/60 RI) est cantonné à Villars aux ordres du Chef de bataillon Georges Roidot. Son secteur postal est SP 88578 .
Au cessez-le-feu du en Algérie, le 60°RI constitue comme 91 autres régiments, les 114 unités de la Force Locale. Le I/60 RI et le III/60 RI forment deux unités de la Force locale de l'ordre Algérienne, la 404 UFL-UFO et la 408°UFL-UFO, composés de 10 % de militaires métropolitains et de 90 % de militaires musulmans à Randon et à Laverdure, qui pendant la période transitoire devaient être au service de l'exécutif provisoire algérien, jusqu'à l'indépendance de l'Algérie. (Accords d'Evian du ).
IL sera dissous ensuite.
Il est organisé en : Compagnie de commandement, d'appui et des services. . . . .
L'as de cœur, alias le RI était basé à Lons-le-Saunier.
Divisé en deux quartiers, une partie était basée dans le centre-ville à la caserne Michel, les autres services à la caserne Bouffez à Lons-le-Saunier.
Le régiment a été dissous en en tant que régiment d'active et devient régiment de réserve. Son drapeau est déposé au camp du Valdahon.
Dans le cadre de la refondation de l'armée de terre, les régiments de réserve sont dissous. Chaque régiment professionnalisé doit par contre mettre sur pied une unité de réserve de régiment professionnalisé (URRP ou IUR) constituée uniquement de réservistes. Les cadres qui ont formé la Compagnie du d'infanterie et la Batterie du Régiment d'Artillerie sont issus du RI .
Actuellement, son drapeau se trouve dans la salle d'Honneur du RI à Belfort.
Sa devise est la devise de la Cie du RI.
Insigne du d'infanterie Héraldique