La rue André-Theuriet est une voie de communication de Bourg-la-Reine dans les Hauts-de-Seine.

Situation et accès Située à l'ouest de la commune, sur le territoire des Blagis, elle commence au du boulevard du Maréchal-Joffre (place de la Gare) avec à sa droite la rue des Blagis, puis rencontrer un peu plus loin, toujours à sa droite, la rue Laurin, pour se terminer au de l'avenue Victor-Hugo (Route départementale D60).

Origine du nom Son nom lui fut donné en 1908 par la municipalité de Bourg-la-Reine sous le mandat d'Albert Candelot (1840-1920) en hommage à André Theuriet (1833-1907), poète, romancier, et auteur dramatique.

Historique vignette|La rue près de la place de la Gare. Par un décret royal du mettant en œuvre le projet d'amener à la capitale les eaux de la rivière Yvette, le chantier de canalisation fut commencé en 1788 par l'ingénieur Nicolas Defer de la Nouere (1740-1794), après avoir fait l'acquisition de terrains sur la commune et celles avoisinantes. C'est une fois les tranchées creusées que l'on s'aperçut que c'était à cause d'une erreur de calcul que l'eau n'arrivait pas dans ce canal. Le chantier fut donc abandonné en 1791. La tranchée ne fut remblayée que plus tard, car elle est bien confirmée sur le cadastre de l'époque et par un événement rapporté par le docteur Lenormand : .

Ce fut après la Révolution que, sur ce terrain agricole, le canal rebouché servit de chemin rejoignant le sentier des Blagis, et au ce chemin de l'Yvette franchira les voies ferrées, en direction de l'ancien chemin des Blagis (rue du Colonel-Candelot) de la première ligne de Sceaux, en 1846, puis du second tracé de cette ligne, toujours en service au , où l'on peut encore voir la maison du garde-barrière au de la rue du Colonel-Candelot. Puis en 1854 par une passerelle (face au 7 rue André-Theuriet) toujours existante en 1908, remplacée par le petit pont de la rue Laurin à l'avenue du Lycée Lakanal. Elle prit le nom de rue et fut viabilisée en 1882 sous la mandature de Louis-Eugène-Marius Jallon.

Bâtiments remarquables et lieux de mémoire : cette maison fut celle du faïencier Louis-François Laurin, qui y mourut le . La façade est ornée d'une frise due à Paul Méritte. Elle comporte plusieurs cheminées ornées de frises de faïences. On y trouve toujours deux grands médaillons à décor de fleurs, qui devaient à l'origine orner la façade. En face se trouve aujourd'hui la statue d'André Theuriet par le sculpteur Charles Théodore Perron (1862-1934), et qui fut déplacée au moins trois fois avant son installation en ce lieu. Elle fut inaugurée le par le président de la République Raymond Poincaré (1860-1934). : propriété appartenant à monsieur Emmanuel Eissen (1869-1919), consul de France en Russie, à Rostov-sur-le-Don, qui épousa le à Bourg-la-Reine Emma Marguerite Chenal (1876-1967). Il périt dans le naufrage du paquebot La Chaouïa , le . Cette maison fut achetée en 1934 par monsieur Garnier, propriétaire du café-restaurant du 10 rue du Chemin de Fer. Il y avait à cette époque, à cette adresse, et de l'autre côté le futur Café du Métro aujourd'hui boulevard Joffre. L' hôtel Le Pavillon des Fleurs ferme en 1939, réquisitionné par l'armée de à pour abriter l'état-major du 330e régiment d'infanterie. : À cette adresse demeura le peintre Lefevre-Delestang, né à Bourg-la-Reine le . À cet endroit fut construite à la fin des années 1980 une clinique pour des soins ORL. : Ici s'élevait la maison dite des Rosiers, puis, Reglade, avant d'être démolie pour laisser place à un immeuble. De cette ancienne propriété il subsiste un arbre majestueux, le Sophora Japonica dont le premier exemplaire fut planté en France en 1747 par des graines, envoyées avec comme seule mention , à Bernard de Jussieu par le père Pierre Nicolas Le Chéron d'Incarville, au Jardin des plantes de Paris, et l’arbre fleurit pour la première fois en 1779.

Charles Péguy (1873-1914), écrivain, poète, essayiste et officier de réserve français, loue cette propriété dite à lŒil de Bœuf, à l'été 1913, son fils aîné devant rentrer au Collège Sainte-Barbe, tout comme lui autrefois. Il y réside avec son épouse, et ses enfants: Marcel (1898-1972), Germaine (1901-2001), Pierre (1903-1941), ainsi que sa belle-mère, madame Baudouin, et le fils de celle-ci. Là, il va terminer Eve, rédiger Note sur Bergson, ainsi que Philosophie bergsonienne, et enfin Note conjointe sur Descartes et la philosophie cartésienne, tout en continuant la rédaction des Cahiers de la Quinzaine. Mobilisé début , il est mort pour la France le premier jour de la première bataille de l'Ourcq, le à Plessis-l'Évêque (Seine-et-Marne) Charles Pierre PEGUY - Mort pour la France le 05-09-1914 (Plessis-l'Évêque (Le), 77 - Seine-et-Marne, France) Acte de décès Bourg-la-Reine 1914 cote E_NUM_BRG_D1914 page 16/19 acte N°55. Son fils posthume, Charles-Pierre Péguy, né le dans cette maison, deviendra géographe et climatologue. Madame Péguy quitte cette maison peu après la naissance de ce dernier enfant. Le locataire suivant sera Léon Bloy, romancier et essayiste, du à sa mort dans cette maison le . Il habitait précédemment depuis le au place Condorcet dans la même commune. Quelques mois avant sa mort, il y invite le poète Théophile Briant, qui lui rend visite à l'occasion d'une permission en , et à qui il offre un exemplaire du Salut par les JuifsÉtudes, souvenirs et témoignages de Stanislas Fumet, Marcel Moré, Théophile Briant, Joseph Bollery, René Martineau, etc. Collection Résurrections. Toulouse et Paris, Didier, s.d., cart. - [Collectif].. Le , il meurt d'une crise d'urémie à Bourg-la-Reine, entouré des siens et de ses amis, et est enterré au cimetière communal. Sa tombe y est inaugurée le . Elle est ornée d’un bas-relief en bronze, dû au sculpteur Frédéric Brou, représentant Notre-Dame de La Salette (Isère), apparition mariale que Léon Bloy vénérait particulièrement.. : adresse du docteur Xavier Lenormand, auteur de l'ouvrage : À travers notre ville, histoire des rues de Bourg-la-Reine. : demeure d'André Theuriet (1833-1907), qui avait également un accès au avenue Victor-Hugo.. Il fait l'acquisition auprès de monsieur Rivière de cette propriété en 1893, qu'il nomme le Bois Fleuri, avec son épouse Hélène Elise Noémie Narat (1840-1901), qui y mourra le . Monsieur et Madame Archambault de Beaune vinrent habiter dans cette maison pour s'occuper de lui. La propriété passa ensuite par mademoiselle Chagot de Cheptainville, qui y logera dans les dépendances les vicaires de la paroisse. Elle deviendra ensuite la propriété de monsieur Piquet, propriétaire de la cidrerie du de l'avenue du Général-Leclerc. Au numéro 12 demeurèrent le colonel Blanchet, second de l'Escadron de transport 4/61 Béarn, dernier pilote à se poser à Dien Bien Phu avec son équipage, et Geneviève de Galard. : maison construite en 1897 par l'architecte de la ville de Bourg-la-Reine, Jules Frémaux. Une borne indique le niveau au-dessus de la mer : . : maison de 1902 dite Villa Elisabeth, elle était habitée par Armand Bonamy (1885-1941), décorateur de théâtre. En 1941 elle est habitée par monsieur Delet, neveu de Marcel Cachin, qui s'y cacha pendant la Seconde Guerre mondialeDenis Peschanski, introduction au tome 4 (1935-1947) des Carnets de Marcel Cachin, CNRS éditions, 1997, pp. 35-40. Denis Peschanski recoupe les archives policières et le témoignage des auteurs du passage de Cachin à la clandestinité, notamment celui de Léon Dallidet, livré en 1987 dans un livre de mémoires : Vive le Parti communiste français !.. : sur le mur du trottoir d'en face, il y avait une croix dessinée à la peinture pour commémorer l'assassinat de madame Mercier, née Hélène Loncke, veuve rentière de en sortant du train de Bourg-la-Reine vers 23 heures le . Son assassin ne fut jamais retrouvé.

Galerie de photographies

Notes

Références

Voir aussi Bibliographie . Georges Poisson, Maddy Ariès, Christian Gautier : Sceaux, Bourg la Reine 150 ans de céramique catalogue de l'exposition d'avril Édition, Imprimeur : Narboni Articles connexes Rue André-Theuriet à Paris

Andre Theuriet