La Tour de l'Horloge de Vichy constitue, avec la nef de l'église Saint-Blaise, le seul vestige du l'ancien château de Vichy jusqu'à son effondrement en 1987.
Description Construite au , cette tour-vigie mesurait de haut pour des murs épais de à la base et de au sommet. En son sein se trouvait un escalier qui comptait ..
La tour protégeait une seule cloche, baptisée le par l'abbé Mosnier, curé de Saint-Blaise de 1631 à 1652.
Intérêt renouvelé à partir du Dans une délibération du , le conseil municipal de Vichy décide de demander l'inscription de la tour à l'inventaire des Monuments Historiques..
En , une expertise de la tour est effectuée et souligne que . En 1902, la tour est surélevée de trois mètres et couronnée des créneaux.
Effondrement Circonstances En , la ville de Vichy charge un architecte d'une mission d'étude préalable en vue de la restauration de la Tour de l'Horloge.
En , le ministre chargé de la culture confie à Jacques Corrocher, archéologue, la réalisation d'une fouille de sauvetage archéologique sur le site de cette tour, afin de savoir si elle était édifiée sur des roches ou sur du remblai.. Le , ce dernier fait creuser à la pelleteuse un trou de sur au pied de la tour.
Le lendemain, le , la tour s'effondre, ensevelissant de nombreuses voitures et endommageant gravement les immeubles voisins, sans faire de victimes.
Réactions Dès le matin du , les services municipaux commencent à déblayer les lieux et les véhicules ensevelis à l'aide de pelleteuses et de bulldozers..
Le , la rédaction de La Montagne salue, dans un encart spécial, , évoquant notamment le cas de Georges Michelle, membre du comité du Vieux Vichy, et sa femme, relogés par des voisins..
Le , Pierre Broustine, chargé de l'environnement et du cadre de vie au conseil municipal de Vichy, fait publier l'information suivante dans La Montagne à propos de la tour de l'Horloge : ..
Suites judiciaires Devant le juge civil Dans un arrêt du , la cour d'appel de Riom déclare Jacques Corrocher responsable de l'effondrement de la Tour de l'Horloge. Elle énonce qu'il s'agit d'une faute personnelle grave, détachable de la mission de service public qui avait été confiée à l'intéressé, et condamne donc celui-ci à verser à la ville de Vichy et à son assurance la somme de ..
Dans un arrêt du , la Cour de cassation rejette le pourvoi de l'archéologue.
Devant le juge administratif Dans un arrêt du , le tribunal administratif de Clermont-Ferrand condamne l'État à rembourser à Jacques Corrocher et à son assureur la somme de . Elle retient en effet que celui-ci, et que, dès lors, il .
Notes et références
Catégorie:Bâtiment à Vichy Catégorie:Édifice démoli au XXe siècle Catégorie:Édifice démoli en 1987