Outre-mer La Première (souvent abrégé Outre-mer La ou encore La ) est un réseau de télévision et de radiodiffusion public français détenu par France Télévisions. Il est composé de neuf chaînes de télévision et neuf stations de radio de proximité diffusées dans l'outre-mer français, ainsi que d'une webradio nationale (Outre-mer La Première). De plus, il est l'opérateur des multiplex ROM1 et ROMU de la TNT en outre-mer.
Créé le , le service de la Radiodiffusion de la France d'outre-mer (RFOM) regroupe alors les radios d'outre-mer. Il connaît différents noms au fil des années (SORAFOM en 1955, OCORA en 1964, en 1975) et s'enrichit de chaînes de télévision locales dans les années 1960. Le , le réseau devient une société nationale de programme dénommée Société de radiodiffusion et de télévision pour l'outre-mer, plus communément appelée RFO. Elle est rebaptisée Réseau France Outre-mer (RFO) le et devient une filiale de France Télévisions le . Elle devient Outre-mer Première le , puis Outre-mer La Première le .
Histoire du réseau 1929-1954 : Les premières radios d'outre-mer En 1929, La Réunion est le premier DOM-TOM à se doter d'une station de radio, Radio Saint-Denis. D'autres radios sont à leur tour lancées dans les autres DOM-TOM : Radio Club à Saint-Pierre-et-Miquelon en 1930, Radio Nouméa Amateur en Nouvelle-Calédonie en , Radio Martinique en Martinique en , Radio Guadeloupe en Guadeloupe, à Saint-Barthélemy et à Saint-Martin en 1937, Radio Tahiti en Polynésie française en 1949, et Radio Cayenne en Guyane en .
1954-1975 : De la RFOM à l'ORTF Le décret du crée le service de la Radiodiffusion de la France d'outre-mer (RFOM), qui regroupe toutes les radios d'outre-mer. Elle est placée sous la tutelle du ministère de la France d'outre-mer....
Le , la RFOM est remplacée par la Société de radiodiffusion de la France d'outre-mer (SORAFOM), placée sous l'autorité de la Société financière de radiodiffusion (SOFIRAD), qui gère les participations de l'État dans les stations de radiodiffusion et de télévision.
En , la SORAFOM crée Radio Comores à Mayotte.
Le , la SORAFOM est remplacée par l'Office de coopération radiophonique (OCORA). Cette dernière se voit rapidement placée sous la direction du nouvel Office de radiodiffusion-télévision française (ORTF) créé quelques mois plus tard.. L'ORTF lance la chaîne de télévision locale ORTF Martinique en , puis les chaînes ORTF Guadeloupe et ORTF Réunion en décembre de la même année, Télé Nouméa et Télé Tahiti en , ORTF Guyane en et ORTF Saint-Pierre-et-Miquelon en avril de la même année.
1975-1982 : FR3 DOM-TOM Le , l'ORTF est démantelé en sept sociétés. Trois sociétés nationales de programmes de télévision autonomes et concurrentes sont créées le : Télévision Française 1 (TF1), Antenne 2 (A2) et France Régions 3 (FR3)... L'OCORA, qui rassemble les stations de radio et de télévision d'outre-mer, est confiée à FR3 au sein d'une délégation appelée ... Les chaînes de télévision locale sont renommées du nom du lieu géographique de diffusion précédé de FR3, comme FR3 Martinique.
En , l'État français lance la radio FR3 Wallis-et-Futuna à Wallis-et-Futuna.
1982-1998 : RFO Le décret du créé une nouvelle société nationale de programme pour l'outre-mer, dénommée Société de radiodiffusion et de télévision pour l'outre-mer et communément appelée RFO.. Le capital est détenu à 47,5 % par FR3, à 40 % par l'État, et à 12,5 % par Radio France.. La nouvelle société est autonome et possède son propre président-directeur général. Les chaînes de télévision locale sont renommées du nom du lieu géographique de diffusion précédé de RFO (comme RFO Martinique).
Entre 1983 et 1988, un second canal de télévision est mis en service en Martinique, en Guadeloupe, en Guyane française, à la Réunion, à Saint-Pierre-et-Miquelon, en Nouvelle-Calédonie et en Polynésie française. En 1986, RFO lance RFO Mayotte et RFO Wallis-et-Futuna. En , les chaînes d'outre-mer sont renommées RFO 1 et RFO 2.
En 1985, RFO crée l'Agence Internationale d'Images de Télévision (AITV) pour fournir des images d'actualité à l'ensemble des télévisions francophones du continent africain, à plus de latino-américaines en espagnol et au Proche-Orient en anglais..
Le , RFO inaugure la première liaison satellite par compression numérique entre Paris et la Nouvelle-Calédonie. Les Néo-Calédoniens peuvent alors accéder à des programmes avec seulement quelques jours de décalage par rapport à la métropole, voire en direct. Jusqu'alors, ils devaient attendre presque un mois, le temps que les émissions sur cassettes soient acheminées par avion. Le PDG Gérard Belorgey annonce vouloir étendre la diffusion satellite par compression numérique à toutes les stations de RFO.
En 1995, le groupe crée le Prix RFO du livre qui récompense un ouvrage francophone de fiction ayant un lien avec l'outre-mer français ou les zones géographiques et géopolitiques environnantes..
En 1996, RFO se voit réformée à la suite d'une grève des stations privées de La Réunion qui contestent le monopole de RFO en outre-mer. La société publique ne peut plus diffuser gratuitement les programmes de TF1 et doit supprimer la publicité sur RFO 2. Les radios doivent se soumettre aux mêmes règles très restrictives d'accès au marché publicitaire que Radio France..
En , Jean-Marie Cavada devient le nouveau président de RFO.. Il a pour priorité d'offrir une meilleure « visibilité » aux programmes de la société en France métropolitaine, où vivent plus de de Français originaires d'outre-mer. Ainsi, le groupe lance le RFO Sat, une nouvelle chaîne de télévision consacrée à l'outre-mer et diffusée sur le câble et le satellite (Canalsatellite et TPS). La chaîne, qui ne diffuse au départ que quatre heures par jour, reprend les programmes des chaînes locales d'outre-mer.. En 1998, RFO déménage dans son nouveau siège situé à Malakoff, dans la banlieue parisienne.. Les salariés jusqu'alors répartis sur différents sites sont regroupés dans un nouveau bâtiment de .. À cette occasion, les équipements et réseaux sont modernisés et les installations techniques passent au numérique. Certaines stations locales changent également de siège comme celles de Polynésie, de Guyane et de Guadeloupe.
1998-2010 : Réseau France Outre-mer (RFO) Le , la société de programme est rebaptisée « Réseau France Outre-mer », gardant le même sigle RFO. À la suite de ce changement, devient Tempo, une chaîne culturelle et éducative dont les programmes sont issus de ceux du service public (France Télévisions, Arte) et aussi de TF1 (jusqu'en 2003). Le , les chaînes sont renommées (où Pays est remplacé par le nom du DOM-TOM), et en février, les radios sont à leur tour renommées . Les reprennent les émissions des chaînes métropolitaines (France Télévisions, TF1...) et produisent leurs propres émissions locales. Elles diffusent également des programmes dits « de réseau », c'est-à-dire qui ont été créés par l'une des neuf stations d'outre-mer à destination de toutes les autres....
À la suite de la loi du , la société de programme Réseau France Outre-mer (RFO) est intégrée au groupe audiovisuel public France Télévisions, par fusion-absorption de la société RFO Participations. RFO conserve son statut de société anonyme à conseil d'administration mais qui est désormais présidé par le PDG de France Télévisions... À la suite de cette intégration, le , la chaîne RFO Sat est renommée France Ô, dans le même esprit que les autres chaînes du groupe.. France Ô intègre la TNT d'abord en Île-de-France le , puis sur l'ensemble du territoire français le ..
Le , RFO lance la webradio Radio Ô. Au départ essentiellement consacrée à la musique d'outre-mer, elle diffuse progressivement des émissions d'informations et d'autres programmes..
2010-2018 : Outre-mer Première Le , la télévision numérique terrestre (TNT) arrive en outre-mer. À cette occasion, Réseau France Outre-mer (RFO) change de nom pour devenir Outre-mer Première. et adopte un nouveau logo.. La société a été choisie par le CSA pour être l'opérateur du multiplex ROM1 de la TNT d'outre-mer, diffusant les chaînes de France Télévisions, Arte et France 24. Pour libérer de la place pour la TNT, la chaîne Tempo s'arrête.. Chaque DOM-TOM ne possède alors plus qu'une télévision locale et une radio locale du nom de Pays Première. Les chaînes de télévision locales ne peuvent plus reprendre les programmes des chaînes nationales de France Télévisions car ces dernières sont désormais diffusées en outre-mer. Elles doivent donc devenir des chaînes de plein exercice avec leurs propres grilles de programmes..
En France Télévisions annonce vouloir fermer l'AITV, qui constitue une rédaction du Réseau Outre-mer 1ère afin de faire des économies. L'agence est fermée le .
Depuis 2018 : Outre-mer La Première Le , Outre-mer Première devient Outre-mer La Première, à la suite d'une médiation intervenue entre France Télévisions et le Groupe M6, propriétaire de la chaîne câblée Paris Première, qui voyait, rien que sur le nom, un risque de confusion entre cette dernière et les chaînes du réseau public ultramarin pour les téléspectateurs. Ceci a poussé la chaîne câblée à saisir le Tribunal de Grande Instance en 2012 qui a déclaré sa demande inacceptable, mais celui-ci a, en revanche, demandé une période de médiation qui a duré 18 mois et un accord a finalement été conclu en 2014. Cet accord prévoit notamment d'introduire entre le nom de la localité et le suffixe « Première », un article déterminant qui est dans ce cas, « La ». Ainsi par exemple en Guadeloupe, la dénomination des services de télévision et de radio devient Guadeloupe La Première et la même formulation s'applique à toutes les stations régionales d'outre-mer..
Le , les chaînes de France Télévisions ainsi qu'Arte passent en haute définition sur le satellite en outre-mer (sauf en Nouvelle-Calédonie et à Wallis-et-Futuna).
À partir de et à la suite de la libération des fréquences exploitées par France Ô après son arrêt en , les chaînes du réseau Outre-mer La Première peuvent passer en haute définition sur la TNT.
Depuis , tous les services de télévision du réseau Outre-mer La Première sont diffusés en haute définition sur la TNT et le satellite.
En , la société Outre-mer La Première est choisie par l'Arcom pour être l'opérateur du multiplex ROMU de la TNT d'outre-mer, diffusant la chaîne France 2 en qualité UHD.
Identité visuelle RFO puis Réseau France Outre-mer (RFO) En 1990, l'agence Gédéon crée le logo de RFO : trois carrés de couleurs (vert, orange et bleu) avec les lettres inscrites à l'intérieur en blanc. En 1999, l'agence Dragon rouge conserve les trois carrés de couleur mais change l'ordre des couleurs et déplace les lettres pour les écrire en haut à droite de chaque carré..
À la suite de la loi du , Réseau France Outre-mer (RFO) est intégrée à France Télévisions. Le , la société arbore une identité visuelle plus proche des autres chaînes du groupe avec un changement de logo : des trapèzes et la couleur orange, tout comme la chaîne France Ô..
Outre-mer Première puis Outre-mer La Première Le , Réseau France Outre-mer (RFO) devient Outre-mer Première. Ce dernier adopte un nouveau logo calqué sur ceux des autres chaînes de France Télévisions : un trapèze de couleur jaune avec le chiffre 1 inscrit en blanc à l'intérieur. Ce logo comportait une erreur typographique, l'abréviation de « première » étant , et non pas 1.
Le , France Télévisions dévoile les nouveaux logos de ses chaînes, en forme de point de chaque couleur selon ces dernières, qui ont été mis à l'antenne le . Parallèlement, le , Outre-mer Première devient Outre-mer La Première.
Lors des changements fait aux chaînes nationales en , notamment le regroupement sous la marque france.tv, Outre-mer La Première garde son habillage et son logo, La Première n'avait pas fait les changements d'habillages de 2022 en faisant apparaitre le logo france.tv durant ses bandes annonces. Autres logos
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