Marie Trélat née Anne Marie Renée Molinos le à Paris et morte dans la même ville le est une chanteuse lyrique mezzo-soprano et une salonnière française.
Biographie Anne Marie Renée Molinos est la troisième enfant d'Auguste Isidore Molinos (1790-1848), architecte, et de son épouse Loïs Renoult (née en 1800), chanteuse amatrice, élève de Rossini. Elle est précédée par son frère aîné Paul Jacques Auguste Molinos (né en 1818), puis par Léon Isidore Molinos (1828-1914), ingénieur civil, président et administrateur de sociétés, maître de forges et armateur.
Elle voit le jour le à Paris (née « Louise Anne Marie René » selon plusieurs actes d'état civilArchives en ligne de Paris, actes de l'état civil reconstitué, cote 5Mi1 401, vue 49/51.) et meurt quelques mois avant Léon. Salonnière et cantatrice amatrice, mezzo-soprano, elle épouse le le docteur Ulysse Trélat (1828-1890), chirurgien de Napoléon III.. Ils auront ensemble deux enfants, dont Marcel Trélat, président de la Compagnie des chemins de fer Bône-Guelma en 1907.
Le couple vit au 6, rue de Seine à Paris où ils reçoivent le tout Paris de l'époque, ce sont les fameux « vendredis » où l'on pouvait y rencontrer : Charles Wilfrid de Bériot, Georges Bizet, Léo Delibes, Camille Saint-Saëns, Gabriel Fauré, qui appréciait son excellente technique et sa sensibilité ; Ernest Reyer, Jules Massenet, Charles Gounod, Henri Duparc, ainsi que Ernest Renan, Sully Prudhomme, José Maria de Hérédia, Jean-Jacques Henner, Léon Bonnat, Carolus-Duran, sans oublier Jean Béraud qui lui a peint à l'encre de chine, gouache et aquarelle, et dédié, un grand éventail, représentant une jeune femme jouant de la lyre, faisant face à un peintre, tous les deux entourés d'animaux sauvages, et signé à l'or Jean Béraud, peintre de la vie parisienne..
Marie Trélat s'impose comme l'une des principales figures du chant dans la seconde moitié du . Elle excelle particulièrement comme interprète dans le genre de la mélodie, est une professeure recherchée et influence des compositeurs tels Bizet, Fauré, Franck, Gounod, Lalo, Saint-Saëns et Widor, qui s'illustrent dans la mélodie et lui dédient des pièces qu'elle chante à la Société nationale de musique.
En dehors des cours de chants qu’elle donne ou des réceptions qu’elle organise, elle se voit aussi dédier Le Mariage des roses (1870) de César Franck, Sérénade d’automne (1871) de Jules Massenet, Rose d’amour (1866) de Bizet, ainsi que sa Berceuse sur un vieil air .
Le , Marie Trélat participe au Stabat Mater à 4 voix, soli et chœur avec accompagnement d'orchestre de la vicomtesse Clémence de Grandval en l'église Saint-Eustache de Paris, œuvre redonnée dans la salle du Conservatoire de Paris le .
En 1872, elle chante en première audition à la Société nationale de musique deux mélodies, Seule et Lydia, que Fauré lui a dédiée bien que cette chanson porte le prénom de l'élève de Marié Trélat pour laquelle Fauré avait la plus grande admiration. Parmi les nombreuses lettres conservées de Trélat à la Bibliothèque nationale de France, il en est une où elle demande à son élève Anita Eustis d'apporter pour une séance de bel canto chez Fauré le qui les accompagne au piano, la partie de contralto du quintette de Cosi fan Tutte un duo de Mignon as-tu souffert, as-tu pleuré, un trio de Karl Friedrich Curschmann (1805-1841) pour contralto, ténor et soprano, le duo Henri VIII - Anne de Boleyn dans Henri VIII de Camille Saint-Saëns, ainsi que le recueil des Échos d'Italie où sont les grands ensembles. Lettre dans laquelle elle lui demande de travailler le trio d'Othello : ti parli d'amore.
C'est dès la fin de l'année 1872, et le début de 1873, qu'ont lieu, chez elle, les leçons de chant de Le roi l'a dit de Léo Delibes et Edmond Gondinet avec les mezzo sopranos Antoinette Révilly et Julia Reine, les basses Joseph Thierry, François Bernard et Jean-Vital Jammes dit Ismaël, les sopranos Marguerite Priola, J.Nadaud , Guillot, Marguerite Chapuy, Thibault et Ganetti et les ténors Barnolt, Paul Lhérie et Charles-Louis Sainte-Foy Catalogue de la vente à Drouot des archives et souvenirs de la famille Heugel, éditeurs de musique, 25-26 mai 2023..
Concerts
À la Société nationale de musique, Marie Trélat se produit comme chanteuse, notamment : , salons Pleyel, Wolff et à Paris, interprétant : Seule !, mélodie de Gabriel Fauré (poème de Théophile Gautier), « Dans un baiser l'onde au rivage » en mi mineur, 3/1 ; Lydia (des Deux mélodies), 4/2, mélodie de Gabriel Fauré (poème de Leconte de Lisle) ; Le Doux Appel, mélodie de Charles-Marie Widor (poème de ), « Ouvre ton cœur, ô jeune fille ». , salons Pleyel, Wolff et à Paris, interprétant : Messe, Benedictus de Clémence de Grandval, avec la compositrice et . , salons Pleyel, Wolff et à Paris, interprétant : Stabat Mater de Clémence de Grandval, extraits, en compagnie de Marie Isabelle de Caters-Lablache, Numa Auguez (baryton) et . , salons Pleyel, Wolff et à Paris, interprétant : Stabat Mater de Clémence de Grandval, extraits, en compagnie de Marie Isabelle de Caters-Lablache, Numa Auguez et ; Seule !, mélodie de Gabriel Fauré (poème de Théophile Gautier), « Dans un baiser l'onde au rivage » en mi mineur, 3/1 ; Lydia (des Deux mélodies), 4/2, mélodie de Gabriel Fauré (poème de Leconte de Lisle). , salons Pleyel, Wolff et à Paris, interprétant : Ici bas tous les lilas meurent, mélodie de Charles Lefebvre (poème de Sully Prudhomme) ; Villanelle, mélodie de Charles Lefebvre (Théophile Gautier). , salons Pleyel, Wolff et à Paris, interprétant : Clair de Lune, mélodie de Camille Saint-Saëns (poème de Catulle Mendès) ; Alla riva del Tebro, madrigal de Camille Saint-Saëns. , salon neuf (Pleyel) à Paris, en compagnie de Marie Battu (1837-1919), Pablo de Sarasate (1844-1908) au violon, Alfred Louis Guillaume Turban (1847-1896) au violon alto et Camille Saint-Saëns au piano, à l'occasion du concert de la Société nationale de musique de la Société nationale de musique., interprétant : Credo de Clémence de Grandval, pour trois voix et chœur, avec Marie Battu et Maire.
Élèves
Anita Maria Eustis (née en 1863)Les sœurs Eustis. Lydia Eustis (1871-1957)
Hommages Benoît Jouvin, dans Le Figaro du , écrit à propos de Marie Trélat : .
Pour Gabriel Fauré, Le Figaro, ..
Notes et références Notes
Références
Annexes Bibliographie . . .
Liens externes
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