Rive-de-Gier est une commune française située dans le département de la Loire en région Auvergne-Rhône-Alpes.
Ses habitants sont appelés les Ripagériens. Géographie
Situé dans le département de la Loire, Rive-de-Gier est à la frontière du département du Rhône, à de Saint-Étienne. et de Lyon..
Situation Rive-de-Gier fait partie de Saint Étienne Métropole.
La commune s'étend sur ., en fond de vallée, à une quinzaine de km de Saint-Chamond, marquée par une urbanisation dense et ancienne.
Elle est desservie par l'autoroute A47 (Lyon - Saint-Étienne) et par une voie ferrée (parmi l'une des premières construites en France), avec un cadencement de 70 TER par jour ouvré en direction des deux métropoles régionales.
Elle est bordée de coteaux, avec au sud le massif du Pilat et au nord les monts du Lyonnais.
Hydrographie Plusieurs affluents du Gier délimitent les différents quartiers de la ville. Sur la rive gauche, au sud de la ville se trouve la Durèze qui prend sa source à Valfleury et qui croise le Gier vers l'ancien château du Sardon. Le Feloin qui prend sa source à Saint-Romain-en-Jarez qui longe le quartier des Vernes et qui rejoint le Gier sous sa couverture au niveau de la Boirie. Le Frigerin est un petit ruisseau qui passe par Montbressieux et se jette dans le Gier au niveau du quartier de la Roche. Le Bozançon vient de Sainte Catherine sous Riverie et retrouve le Gier vers la Madeleine. Sur la rive droite, le Grézieux délimite la ville de Lorette et de Rive de Gier. L'Egarande nait à Farnay et se termine vers la gare SNCF. Le Couzon a pour origine la commune de Pavezin et se jette dans le Gier sur le quartier Couzon vers la Maison des jeunes et de la culture. Le Bourbouillon apparait dans le quartier Couzon et la Gaise qui passe par le vieux bourg de Chateauneuf et rejoint le Gier au niveau de la Madeleine..
Le , la ville a subi une inondation importante causant des dégâts dans le centre-ville, dans les commerces et les équipements locaux. Le débit maximum estimé est de et la crue atteint à certains endroits du centre-ville de hauteur.. Le , la commune subit un épisode d'inondations encore plus important.
Géologie et relief
L'altitude de la commune varie de . Le territoire communal se trouve au-dessus du bassin houiller de la Loire.
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Cfa, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été chaud sans saison sèche.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat de montagne ou de marges de montagne. et est dans la région climatique Nord-est du Massif Central, caractérisée par une pluviométrie annuelle de 800 à , bien répartie dans l’année.. Elle est en outre dans la zone H1c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves..
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Saint-Chamond à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... .
Urbanisme Typologie Au , Rive-de-Gier est catégorisée centre urbain intermédiaire, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle appartient à l'unité urbaine de Saint-ÉtienneUne unité urbaine est, en France, une commune ou un ensemble de communes présentant une zone de bâti continu (pas de coupure de plus de entre deux constructions) et comptant au moins . Une commune doit avoir plus de la moitié de sa population dans cette zone bâtie., une agglomération inter-départementale regroupant , dont elle est une commune de la banlieueDans une agglomération multicommunale, une commune est dite de banlieue lorsqu'elle n'est pas ville-centre, à savoir que sa population est inférieure à 50 % de la population de l’agglomération ou de la commune la plus peuplée. Dans le cas de l'unité urbaine de Saint-Étienne, il y a une ville-centre et ... Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Lyon, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de ou plus (hors Paris)...
Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires artificialisés (68,1 % en 2018), en augmentation par rapport à 1990 (58,9 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : zones urbanisées (57 %), zones agricoles hétérogènes (18,6 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (11,1 %), forêts (6,4 %), prairies (5,6 %), cultures permanentes (1,2 %).. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|redresse=1.4|centre|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).
Morphologie urbaine
Le quartier prioritaire du Grand-Pont demeure excentré, regroupe plus de 20 % de la population totale de la commune et concentre des équipements éducatifs (collège François-Truffaut, centre social Armand-Lanoux), sportifs (stade d'honneur et gymnase) et cultuels (chapelle et mosquée) importants, le grand-pont va faire l'objet de grande transformation urbaine par le biais de l'Agence nationale pour la rénovation urbaine (ANRU)Quartier Prioritaire : Grand Pont sur sig.ville.gouv.fr.
Logement
En 2020, avec une population de 15 086 habitants et une superficie de 7.3 km², la densité de la population est de 2 058 habitants au km²..
En 2020, la commune disposait de 7 266 logements dont 87,7 % sont des résidences principales, 11,9% des logements vacants et 0,8% des résidences secondaires. Parmi les résidences principales, 44,7% sont propriétaires, 53,5% sont locataires et 1,8 % sont logés gratuitement. 33,7% sont des maisons et 66,1% des appartements.
Projets d'aménagements
Toponymie La forme française est différente de la forme locale (en francoprovençal). Le poète Guillaume Roquille (1804-1860) donne à plusieurs reprises la forme Var-de-Gi, où le mot "Var" ne correspond pas au mot français "Rive", . Toutefois une autre explication est possible, le mot latin VALLIS "vallée", qui peut donner localement "Var" (au lieu de "Vâl"), dans ce cas la forme ORB serait Var-de-Giér.
Histoire
Rive-de-Gier s'écrit sans « s », bien que cette ville occupe, les deux rives de la rivière qui se nomme le Gier.
Le Gier a été couvert sur la majeure partie de sa traversée dans le centre de la ville.
Au Moyen Âge
Le nom de Rive-de-Gier est utilisé pour la première fois au "in ripa de Gerio", Cart. Savigny, , Lire en ligne.
Sous le règne de Philippe-Auguste (1165-1223), Renaud de Forez fit entourer la cité de murs et de fossés.
En 1447, un livre terrier fait mention d'un hôpital.
À la fin du , la population est estimée entre et âmes.
Entre 1562 et 1864, les Protestants et les Catholiques s'affrontent.
Le roi Henri IV (1553-1610) serait passé à Rive-de-GierRecherches historiques sur la ville de Rive-de-Gier, Jean-Baptiste Chambeyron.
La ville subit la peste de 1629 ; la confrérie des Pénitents blancs est créée. En 1684, la crue du Gier et, ensuite, la famine de 1694 sont catastrophique. Le voit l’essor de l’extraction de la houille ; elle s’exporte vers la vallée du rhône par une navette quotidienne de muletiers.
Pendant le soulèvement de Lyon contre la convention nationale en 1793, 1200 lyonnais passent par la ville en revenant de Saint-Étienne où ils étaient allés chercher des armes ; 13 sont massacrés par les habitants de Rive-de-Gier, au lieu-dit du Grand-Pont.
Ni le château, ni l'église romane de Rive-de-Gier ne subsistent aujourd'hui.
Une ville pionnière de la Révolution industrielle Le Gier n'étant pas navigable, un canal fut ouvert vers Givors en 1779, le Canal de Givors. Aujourd'hui, quelques vestiges subsistent. Il assurait le transport du charbon de Rive-de-Gier.
Les tarifs de ce canal sont jugés prohibitifs, mais des usines s'installent au pied des mines, puis des verreries (1800-1820) et plus tard, des forges.
Un an après la percée du canal, la première verrerie de Rive de Gier est érigée, vers 1780, puis deux autres. La famille Robichon rachète une des verreries en 1814, et y introduit le verre à vitre. Elle sera rejointe par les Lanoir et, en 1834, par les Richarme.
Le canal sera remplacé par la première voie ferrée pour voyageurs en France à partir de 1827, construite par la Compagnie du chemin de fer de Saint-Étienne à Lyon. Rive-de-Gier abrite le premier tunnel ferroviaire, sans doute réalisé en France, au lieu-dit Couzon sur la voie qui relie Saint-Étienne à Lyon.
Le charbon augmente ses débouchés. En 1830, 20 % de la production de charbon de Rive-de-Gier sert à alimenter les verreries.
Les verriers ont la réputation d'avoir des valeurs familiales et catholique fortes : devenir aumônier des verriers était l'un des postes les plus convoités du clergé"RIVE DE GIER la capitale du verre au ", site de la famille David, verriers. . En 1844, un auteur calcule que la population a deux fois doublé en trente ans et que le nombre de verreries est passé de cinq à quarante"Histoire de Rive de Gier", par J.B. Chambeyron, Lyon, 1844.
En 1853, toutes les verreries fusionnent pour former la « Compagnie Générale des verreries de la Loire et du Rhône » : elle concentre 37 fours à verre, parmi lesquels 7 fours à vitres et 22 fours à bouteille, répartis entre Givors (9), Rive-de-Gier (25), tandis que Vienne en compte une et Saint Étienne deux.
La région stéphanoise doit ses succès au charbon, mais aussi au dynamisme de ses entrepreneurs, souvent extérieurs à la région : ils oeuvrent dans le ruban (Denis Épitalon, Jean-Étienne Giron), le lacet (Richard), le coton (Déchelette), la métallurgie (Petin et Gaudet, François-Félix Verdié), la construction mécanique (Benoît Fourneyron, Adrien de Montgolfier-Verpilleux)Dominique Barjot, Les Patrons du Second Empire: Loire, Saint-Étienne, Institut d'histoire moderne et contemporaine (Centre national de la recherche scientifique), Centre de recherche d'histoire quantitative (Université de Caen), éditions Picard, 2010.
En 1856, la voisine Saint-Étienne, septième ville de France, est promue préfecture et abrite la plus grande manufacture d'armes portatives du pays.
L'exploitation de la houille