L'Union sportive Montréjeau Gourdan-Polignan XV (ou US Montréjeau Gourdan-Polignan, USMGP XV) est un club de rugby à XV français basé à Montréjeau (Haute-Garonne) fondé en 1921. Il fait partie de la Ligue régionale Occitanie de rugby. Le club évolue en Régionale 2 en 2024-2025.
Histoire
Les débuts du rugby montréjeaulais (1905-1921) Il n'existe que très peu de source sur la pratique du sport ovale dans la ville montréjeaulaise. Cependant, on peut remonter en 1905, année où laquelle Montréjeau affronta le Stade saint-gaudinois. On note également que le , Montréjeau rencontre les Bruyères de Lannemezan.
La Première Guerre mondiale a des conséquences car nombreux de ses jeunes joueurs sont tombés sur le champ de bataille et d'autres ne peuvent plus pratiquer le rugby.
Naissance de l'USM, de son premier titre de champion de France de 4e série à son premier coup d'arrêt (1921-1939) L'Union sportive montréjeaulaise est créée, selon les sources, « le [...] et la société fut agréée le » ou en ., par Achille Antichan, président du club jusqu'en 1926. Comme beaucoup de club à l'époque, il s'agit d'un club omnisports ou l'athlétisme, la gymnastique et le rugby à XV sont pratiqués par l'USM.
Montréjeau évolue sur un terrain situé au pied de la côte de Capdeville. En 1921, l'USM devient locataire d'un terrain pour pratiquer ses activités. L'année suivante, elle en devient la propriétaire : c'est le futur stade du Château d'Eau.
Lors de la saison 1920-1921, l'USM concoure dans le championnat de France de série. Le , l'USM devient champion de France en battant 8 à 3 le Réveil basco-béarnais de Sucy-en-Brie, au stade de Colombes. La même saison, Montréjeau est champion des Pyrénées de la même série. Le club poursuit sa lancée en série du championnat de France et remporte le championnat des Pyrénées de série.
La saison 1921-1922 voit la montée en série de l'USM et s'y maintien jusqu'en 1927. De 1927 à 1931, elle évolue en série. En 1931, l'USM revient en série. On note que le club remporte pour la seconde fois le championnat des Pyrénées de série en 1934. Le club est en série jusqu'en 1939, année où ils seront finalistes du championnat des Pyrénées.
Au printemps 1939, l'USM se voit accéder à la division Promotion (l'équivalent de la Fédérale 1 actuelle). Hélas, avec la guerre, le club se voit évoluer en 4e série régionale en 1940.
Le rugby montréjeaulais pendant la guerre (1940-1945) Le président de l'USM, Pierre Labayle est responsable du réseau britannique Prunus, affilié au SOE. Entre 1942 et 1943, année de son arrestation, il organise de nombreuses réception de parachutage. Il sera déporté au camp de Buchenwald, à son retour, il ne s'occupe plus de la gestion de l'US Montréjeau. Le vice-président du club, Jean Dufor fonde « Libérer et Fédérer » et résiste, lui aussi, face à l'occupant. A la fin de la guerre, il sera décoré du titre de « Juste de France ».
Nombreux sont les joueurs envoyés au STO. Afin de soutenir et prévenir ses membres, un comité de soutien est créé et une revue voit le jour. Le , un match est organisé entre les vétérans et les joueurs de l'USM en soutien aux prisonniers de guerre.
La saison 1943-1944 voit l'USM championne d'Armagnac-Bigorre de série en battant Mauvezin sur le score de 25 à 11. La même saison, l'USM est également championne des Pyrénées de la même série (troisième titre) face au SC Rieumois (11-0).
L'année suivante, Montréjeau arrive en finale du championnat des Pyrénées de série.
L'âge d'or de Montréjeau (1945-1960) En 1945, en Coupe de France sous la forme « inter-clubs » créée en 1942, voit Montréjeau battre le FC Auch (6-5) au troisième tour, puis le CA Lannemezan (4-0) au quatrième tour. Montréjeau se retire du championnat régional et de la coupe de France après un « accident mortel ». Le demi-de-mêlée, Robert Ricaud décède des suites d'un phlegmon.
Durant la saison 1950-1951, Montréjeau est vice-champion de France de Promotion, face à Saint-Claude (6-3) à Avignon. L'année d'après, elle termine vice-championne des Pyrénées Honneurs face à Castelsarrasin. En 1954-1955, l'USM devient champion des Pyrénées Honneurs face à l'US Portésienne sur le score de 11 à 3. Durant la même saison, face au Stade foyen (13-0), le capitaine François Soro, frère de Robert Soro, est sacré champion de France Honneurs. Cependant, le club ne monte pas en deuxième division (ou division Fédérale) puisque la division du championnat de France (division Excellence) est créée pour la saison suivante. Dès lors, l'USM reste en troisième division.
Le , lors d'un match amical, Montréjeau affronte le Castres olympique au stade des Ponts-Jumeaux à Toulouse. C'est durant ce match que le joueur emblématique tarnais Jean Pierre-Antoine, (double champion de France 1949 et 1950), après un choc à la tête, s'effondre dans les douches du vestiaire. Il est transporté à l'hôpital de Purpan où il succombe à une thrombose artérielle le , à l'âge de .
Au Parc des Sports de Sauclières de Béziers, l'USM bat le RC Guéretois sur le score de 9 à 3 et devient pour la seconde fois champion de France de division en 1958. Toujours la même saison, ils sont champions des Pyrénées de 2e et de 3e division sans avoir perdu de matchs de la saison sur les deux tableaux.
En 1958-1959, Montréjeau bat Daumazan-sur-Arize à Saint-Girons (11 à 9) et devient champion des Pyrénées de et de division. Durant cette même année, l'USM évolue en deuxième division du championnat de France, ils se qualifient pour les huitièmes de finale et gagnent 6 à 3 face à l'Avenir moissagais. Néanmoins, ils s'inclinent à Aurillac face au Lyon OU en quart de finale. Pour cette édition, la FFR décide de promouvoir, en division 1, toutes les équipes quart finalistes de division 2. Des suites d'une décision arbitrale, litigieuse selon les dirigeants montréjeaulais, l'USA Limoges monte à la place de Montréjeau prétendument pour une meilleure répartition géographiqueRugbyGuide : Guide français et international..
Lors de la saison 1960-1961, Montréjeau tombe dans la poule du Stade lavelanétien, Stade bagnérais et le CA Lannemezan. Il réussissent à vaincre le leader Lavelanet (11 à 8) mais ne se qualifie pas pour la phase suivante. L'année suivante, l'USM est reléguée en division.
Années difficiles, révélation de jeunes joueurs et remontée en division (1962-1980) Montréjeau va résider en troisième division sans briller et restant quatrième voire cinquième (évitant les relégations). En 1967-1968, l'USM remporte la coupe de télévision espagnole, coupe remise par le président de la fédération espagnole de rugby (FER) en battant une sélection commingeoise de joueur de première division française (18-15).
Lors de la saison 1969-1970, la FFR sanctionne l'USM. Lors de la rencontre à Rieumes, un joueur montréjeaulais frappa un arbitre et est radié à vie. Le match est, dès lors, perdu (2-0) pour l'équipe adverse et prend de pénalité, privant l'USM de de finale.
La saison 1970-1971 voit la qualification en de finale de l'USM face à Canet (16-8) mais chute lors du match d'accession pour la deuxième division, face à l'AS bortoise (0-3). L'année suivante, elle bat Souillac en de finale sur le score de 18 à 6, mais échoue une nouvelle fois en perdant le match de la montée en contre Villemur sur le score de 9 à 0.
Lors de la saison 1972-1973, Serge Gabernet et Gérald Martinez sont intégrés dans l'équipe première. Ces jeunes joueurs font hisser le club en quart de finale, contre Ussel à Cahors. L’aventure s’arrêtera à Auch en demi-finale contre Mugron mais voit la montée du club en deuxième division.
Pour son retour en deuxième division en 1974-1975, l’USM se qualifie comme meilleur de son secteur en battant en match de poule le futur champion de France Castelsarrasin sur le score de 20 à 0. Hélas, le club ne parvient pas à monter contre le FC Oloron au stade Jules-Soulé de Tarbes (13-0). Idem, l'année suivante, après avoir terminé de sa poule, l’USM élimine Saint-Sever en , mais perd à Nérac contre l'US Objat (9 à 6), le match de la montée en division groupe B (équivalent de la Pro D2 actuelle).
Entre 1975 et 1980, le club reste résident à la deuxième division mais retrouve la troisième division à l'issue de la saison 1979-1980.
Entre 3e division et Honneur, retour de l'USM en deuxième division et réorganisation en Nationale 2 (1980-1999) Les montréjaulais restent en 3e division durant l'année 1980-1981. L'année suivante, le club ne parvient pas à se maintenir et descend en Honneur et y restera jusqu'à la saison 1985-1986. Malgré un retour en 3e division, l'USM stagne et revoit le club sombrer en Honneur lors de la saison 1988-1989. Pour son retour en Honneur, l'USM n'arrive pas à se qualifier pour les phases finales durant la saison 1989-1990.
Cependant, la saison 1990-1991 voit le retour en force de l'USM. Le club remonte en division après avoir battu Savigny et Sallanches mais rate son quart de finale face à Saint-Juéry. Les saisons 1991-1992 et 1992-1993 sont similaires et les montréjeaulais n'arrivent pas à qualifier pour les play-off. Néanmoins, lors de la saison 1993-1994, Montréjeau termine premier de sa poule et arrive en finale de la Fédérale 3 contre Mèze (14 à 3) à Blagnac. Cette saison voit aussi Montréjeau en finale du Challenge de l'Espoir et remporte le challenge contre Louey-Marquisat à Linxe sur le score de 15 à 12. Ces résultats sont synonyme de retour en deuxième division.
Les « Rouge et Noir » réalisent une belle saison 1994-1995, ils retrouvent en de finale contre Orthez qu’ils avaient déjà dans la poule de play-off. Hélas, ils les battent à Pontacq. Lors de la saison 1995-1996, l’USM retrouve après le Stade saint-gaudinois pour deux rencontres que nos favoris
remportent. L'AS fleurantine est battue 18 à 6 par Montréjeau mais chute contre le SC Pamiers (16-6) en huitièmes, toujours à Blagnac. Cette défaite ne permet pas aux montréjaulais de tenir face au Saint-Jean-de-Luz olympique (26-0) pour le match de barrage pour l'accession en groupe B.
La saison 1997-1998 est similaire que la précédente. L'USM fait une bonne saison, malgré une défaite à Saint-Gaudens, leurs rivaux. Durant cette édition, ils échouent encore au match de barrage contre Ussel. Néanmoins, Montréjeau se console à l’Isle-Jourdain, en remportant le Challenge de l'Essor au bénéfice des cartons, l'AS fleurantine ayant reçus un rouge après un nul après prolongation (3-3).
Avec la professionnalisation du rugby français, la hiérarchie des échelons amateurs est chamboulée. Avec la création de la deuxième division professionnelle l'Élite 2 (remplace le Division 1, Groupe A2), la Nationale 1 remplace le groupe B et la Division devient la Nationale 2.
Ainsi, l'USM se situe en Nationale 2 et première place de sa poule, après avoir vaincu Nogaro en sur le score de 26 à 18. Ils s’inclinent en contre Lormont(18 à 15). Le , Montréjeau remporte contre Mugron à Vic-en-Bigorre une montée en Nationale 1.
Naissance de l'USMGP XV, début dans l'élite amatrice et rechute en Fédérale 3 (1999-2010) L'Union sportive montréjaulaise devient l'Union sportive Montréjeau Gourdan-Polignan XV (USGMP XV) et remporte la troisième édition du Challenge du Comminges pour la première fois face au Stade saint-gaudinois (22-7) après deux échecs consécutifs. Pour leur première en Nationale 1, ils sont repêchés, évitant la descente en N2.
Lors de la saison 2000-2001, ils obtiennent la place qualificative de la poule et termine sa saison en barrages de N1, battue par Fumel. En 2002, l’USMGP échoue contre Blagnac (29-11) en quart de finale de Fédérale 1 pour la montée en Pro D2.
Des suites des problèmes extra-sportifs, l'USMGP n'arrive plus à tenir et obtint, pour la saison 2003-2004, de concourir en Fédérale 3. En F3, Montréjeau termine première de sa poule, mais ne parvient pas à passer les 32èmes de finale battue par Castelnaudary. En 2007, le club échoue à monter en Fédérale 2.