Le , un Airbus A300 effectuant le vol AeroUnion 302, un vol cargo international régulier entre l'aéroport international de Mexico, au Mexique, et l'aéroport international de Los Angeles, aux États-Unis, s'écrase lors de son approche finale, par mauvais temps, près de l'aéroport international de Monterrey, où le vol faisait escale. Les cinq membres d'équipage à bord sont tous tués sur le coup, ainsi qu'une personne au sol.

Avion et équipage thumb|left|L'appareil impliqué dans l'accident, alors en service chez Air Seychelles (F-BVGM), photographié en juin 1986. L'appareil impliqué, un Airbus A300B4-203F construit en 1979 (numéro de série 078) et qui, après avoir été en service chez plusieurs compagnies aérienne, dont Air France, Air Seychelles et Malaysia Airlines, a été loué à la compagnie mexicaine en et immatriculé XA-TUE. Propulsé par deux moteur General Electric CF6-50C2, cet avion compte de vol et a effectué environ (décollage/atterrissage) au moment de l'accident.

Le commandant de bord est Adolfo Muller Pazos (), qui totalise de vol, dont sur Airbus A300. Le copilote est José Manuel Guerra (37 ans), qui compte de vol, dont sur A300. Le mécanicien navigant est Humberto Castillo Vera (34 ans), qui cumule de vol, dont sur A300.

À bord de l'appareil se trouve également un pilote observateur, Manfred Muller (), qui totalise de vol, et un technicien de maintenance de , Érick Guzmán.

Accident L'équipage du vol 302 est autorisé à effectuer un approche de type VOR/DME sur la piste 11 de l'aéroport international de Monterrey, mais il a choisi d'exécuter une remise de gaz, après une première tentative d'atterrissage.

Par la suite, l'avion s'écrase, vers heure locale (4 h 18 UTC), sur l'autoroute Avenida Miguel Alemán, située à du seuil de piste. Lors de l'impact au sol, l'appareil percute une voiture, tuant son conducteur sur le coup, puis l'avion se désintègre et prend feu. Les cinq occupants de l'avion périssent tous dans l'accident.

Au moment de l'accident, les conditions météorologiques sont très mauvaises, en raison d'une tempête présente sur l'aéroport, avec un cisaillement du vent, de fortes pluies et un plafond nuageux variant entre 500 et 800 pieds (150 et 240 m). Le METAR en vigueur au moment du crash indique une visibilité de 7 miles (11 km) avec de la pluie légère. La nébulosité était fragmentée à 2 500 pieds (760 m) et le ciel était couvert à 5 000 pieds (1 500 m). Des éclairs intranuageux ont également été observés.

Enquête L'Agencia Federal de Aviación Civil (AFAC), appartenant au Secrétariat à l'Infrastructure, aux Communications et aux Transports du Mexique (SCT), a ouvert une enquête sur cet accident. Une assistance a été fournie par Airbus, le constructeur de l'appareil, et par le Bureau d'enquêtes et d'analyses pour la sécurité de l'aviation civile (BEA), l'organisme français chargé des enquêtes sur les accidents aériens.

L'enquête révèle que, lors de la phase d'approche, la vitesse de l'avion a diminué à (), soit plus de () en dessous de la vitesse minimale requise lors de l'approche finale. Cette situation fut aggravée par les pilotes qui ont tiré sur le manche, entrainant une diminution supplémentaire de la vitesse, ainsi qu'une augmentation de l'angle d'attaque des ailes de l'appareil.

Les systèmes de protections de l'A300 (vibreur de manche, alarme de décrochage et protection Alpha Floor) entrent alors en action et font accélérer les moteurs jusqu'à atteindre leur poussée maximale. Seulement, le compensateur du plan horizontal réglable, alors à 10,25° à cabrer, n'a pas été ajusté par les pilotes, qui se sont alors contenté de poussé le manche vers l'avant.

L'avion s'est alors cabré jusqu'à atteindre une assiette positive de près de 41°, la vitesse a chuté à (), le vibreur de manche et l'alarme de décrochage se sont à nouveau activés, le manche était alors en butée vers l'avant et l'A300 a commencé à descendre rapidement. Durant les dix dernières secondes, les pilotes ont tiré sur le manche vers l'arrière, tandis que l'avion perdait de l'altitude jusqu'à l'impact avec le sol.

Références

Voir aussi Articles connexes Vol China Airlines 140 et vol China Airlines 676, deux autres accidents aérien, impliquant des A300 de China Airlines qui se sont écrasé en 1994 et 1998, dans des circonstances similaires

Liens externes

Rapport final

AeroUnion 302 AeroUnion 302 AeroUnion 302 Catégorie:2010 au Mexique Catégorie:Avril 2010