Les contenus de formation se définissent par l’ensemble des savoirs, des savoir-faire et savoir-être à acquérir. Ils correspondent aux acquisitions théoriques et pratiques, ainsi qu’aux savoirs cognitifs, méthodologiques et relationnels sélectionnés par la structure de formation et présentés dans la discipline d’enseignement. Ainsi, les contenus de formation concernent à la fois « ce qu’on enseigne dans une période de formation » (c’est-à-dire les éléments du programme de formation) et ce que les apprenants doivent s’approprier (c’est-à-dire les savoirs et compétences) pour que les objectifs de la formation soient atteints.

Le programme de formation répond aux questions suivantes : Qu’est-ce qu’on doit enseigner dans sa discipline ? Et donc, que doivent apprendre les apprenants ? Ces deux questions sont au centre des préoccupations du formateur. Il s’agit concrètement de la « description détaillée des différents sujets traités dans la formation, en fonction d'objectifs de formation définis explicitement Glossaire LHÉO du 17 janvier 2022. NFX 50-750 sur http://lheo.gouv.fr/2.3/lheo-glossaire.html (LHEO) ».

Les « contenus de formation » se présentent comme les éléments constitutifs d’un « programme officielCadre de référence : « Vise à définir un ensemble de données et d’outils c’est-à-dire une suite organisée d'idées, d'opinions, de valeurs propres à un individu (ou à un groupe) en fonction duquel cet individu donne un sens à ce qu’il dit ou reçoit (une sorte de filtre, de système de référence ayant un codage et décodage). C’est ainsi un procédé de communication de l’émetteur vers le récepteur afin d’appuyer le développement d'un programme (de formation, recherche…). Il donne plus précisément un sens, une orientation et une direction à ce projet, lui permettant de rester dans l’esprit de l’émetteur » (Alain Delmas, 1978). ». Ils sont proposés par une institution d’État En France par une administration d’État : soit par un ministère soit par un organisme public. Cette dernière est une institution publique gérée par les pouvoirs publics comme l'État ou les collectivités locales. Cette collectivité est créée par une loi ou un décret, dont la majorité des dirigeants et des administrateurs sont nommés par le gouvernement ou par l'un de ses ministres, et qui jouit d'une certaine autonomie, même si une bonne part de son financement global provient de l'État. ou un organisme privé de formation à partir des finalités et des objectifs généraux définis notamment en vue, par exemple, d’une préparation de diplômeEn France, pour l’enseignement primaire et secondaire, des instructions officielles accompagnent les programmes officiels d’enseignement et cela discipline par discipline, auxquels sont joints des « ressources d’accompagnement du programme » et des manuels scolaires ; ces derniers ont pour but d’illustrer les contenus de formation à aborder avec les élèves. Dans le système éducatif en France, les programmes d'enseignement sont élaborés sous la responsabilité du ministère de l'Éducation nationale. Depuis l'adoption de la loi d'orientation et de programmation pour la refondation de l'École de la République, cette responsabilité est déléguée au Conseil supérieur des programmes, qui dépend directement du ministre de l'Éducation nationale. Les contenus sont définis, le plus souvent, par matière d’enseignementMatières d’enseignement : ce sont les disciplines qui font l’objet d’un enseignement (d’un cours ou bien d’un plan d’études) dans le cadre des établissements scolaires. La littérature, la biologie, la chimie ou bien les mathématiques sont quelques exemples de matières d’enseignement. et prennent, quelquefois, le titre de « contenu-matière ».

Planification des contenus pour une période Le programme officielLe programme officiel est également dénommé « programme-cadre » qui est souvent défini d’une manière très large en matière de contenus de formation. de la formation recouvre la plupart du temps le cursusUn cursus de formation est un cycle d’étude concernant un domaine précis. Il peut s'agir d'un cursus universitaire en communication ou marketing, par exemple. Le terme « cursus » désigne l'ensemble des études et des formations validées par une personne dans un cycle défini, que ce soit son parcours universitaire ou son parcours professionnel. de formation dans sa totalité et cela dans le cadre d’un découpage temporel qui peut s’étaler sur plusieurs années.

Les contenus de formation feront l’objet d’une « planification » pour l’ensemble du cursus. Ce dernier pourra être divisé en plusieurs périodes ou « cyclesCycle : désigne l’unité l‘apprentissage qui impose une durée de pratique de plusieurs séances sur un même thème ou une même compétence à atteindre afin que les acquisitions soient suffisamment intégrées (Alain Delmas, 1975). Il s’agit d’une « succession de séances pour lesquelles l’enseignant construit des situations d’enseignement permettant d’atteindre les objectifs fixés pour les apprenants » (J.J. Sarthou, 2003). de formationEn France, pour l’enseignement scolaire du cycle primaire et cycle secondaire, chacun des cycles se divise en plusieurs périodes dont l’unité de mesure de chaque période est l’année scolaire. Pour l’enseignement universitaire, il en est de même. » dont chaque cycle correspond à un espace temporel dans lequel l’enseignement des contenus de formation est réparti. L’articulation des différents cycles assure une cohésion et une progressivité des apprentissages dans un souci de continuumContinuum : désigne généralement un ensemble cycles et de blocs d’apprentissage (organisés en séquences d’apprentissage et séances) dont les objectifs et les contenus d’enseignement s’articulent de bloc en bloc.. Un cycle peut se subdiviser en « unités d’enseignement » (ou blocs d’apprentissage) au regard des différentes disciplines à enseigner.

Ainsi, la structure de formation et le formateur lui-même vont élaborer un plan d’action afin de dispenser le programme officiel dans sa totalisé et cela, sur l’ensemble du cursus de formation. Pour un même cycle de formation, certains contenus de formation seront retenus comme prioritaires et d’autres comme secondaires.

Mise en condition opérationnelle des contenus

L’élaboration des contenus d’un programme exige de choisir des buts et de planifier des séquences d’apprentissage pour atteindre ces buts La mise en condition opérationnelle (MCO) est un concept primordial dans le domaine de la conception d’une procédure, visant à assurer la disponibilité, la fiabilité et l’efficacité d’un système et de ses outils et équipements tout au long de leur intervention. La démarche à suivre est celle d’une démarche d’amélioration continue qui implique en permanence les points suivants : 1. acquérir et optimiser les outils et son système de soutien afin d’en garantir un maintien en condition opérationnelle performant, 2. utiliser les outils stratégiques pour en améliorer la disponibilité opérationnelle et optimiser leur coût global, 3. maintenir ces outils stratégiques pour en optimiser la disponibilité opérationnelle, 4. approvisionner les ressources pour optimiser la performance « coût /efficacité », 5. piloter et maîtriser les procédures d’exploitation et de soutien pour optimiser la performance coût/efficacité pour l’ensemble des outils stratégiques.. Les contenus de formation initialement proposés par le programme officiel, doivent ainsi être transformésEnsemble de transformations que l’on fait subir à un champ de connaissances (culturel), en l’occurrence aux savoirs propres à une discipline universitaire ou autre, pour l’enseigner dans un cadre de formation. Ce chantier concerne la définition d’un « contenu d’enseignement » qui ne se ramène pas à la simple réduction régressive du « savoir universitaire » correspondant, mais suppose une réélaboration du champ de connaissances. afin d’être transmissibles. Un traitement dit didactique La didactique, c’est l’étude des différents processus de transmission des savoirs propres à une discipline d’enseignement et leurs acquisitions par les apprenants. La réflexion prend racine dans l’analyse de la discipline concernée, mais aussi dans l’étude de l’activité et du fonctionnement de l’apprenant entrain d’apprendre. De ce fait l’interrogation de l’enseignant passe obligatoirement par la construction des contenus d’enseignement, un corpus spécifique de savoirs et d’actions à transmettre et que les apprenants devraient apprendre. En termes plus concret, la didactique est la mise en ordre de situations d’apprentissage (progression d’exercices variés, ayant du sens, motivants, à complexité croissante, d’approfondissement, de remédiations, etc.). va les modeler en « contenus d’enseignement » (pour l’intervenant) et « unités d’enseignement » (pour l’apprenant). On parle ainsi d’une « transposition didactiqueAction exercée par le formateur sur les contenus de formation, consistant à construire et proposer de tâches d’enseignement et contenus d’enseignement adaptés aux caractéristiques des apprenants, c’est-à-dire relatives aux ressources, besoins et motivations de ces derniers. Ce traitement des contenus de formation permet d’atteindre les objectifs escomptés. », c’est-à-dire un reformulation des contenus officiels pour les adapter aux caractéristiques et ressources (capacitésCapacités : « ensemble des potentialités et acquisitions (cognitives, sociales, affectives, énergétiques, motrices) disponibles en mémoire et utilisables dans des situations inhabituelles » (Sarthou, 2003)) des apprenants. Ainsi les contenus de formation seront « réécrits(. ;.) la définition d’un contenu d’enseignement ne se ramène pas à la simple réduction régressive du savoir universitaire (savoir savant) correspondant, mais suppose une réélaboration originale (…) résultant d’un travail de remodelage et de structuration des énoncés ponctuels (...) » (J.P. Astolfi & M. Develay, 1998) » en contenus « opérationnels » pour l’enseignant, et en tâches d’apprentissage dites en « langage élève ». Les tâches d’apprentissage centrées sur un thème majeur allouent plus de temps et de ressources à un type de bienfaits attendus ; et celles qui visent un but précis et concret pour l’apprenant rendent le résultat des apprentissages plus conséquent.

Élaboration de dispositifs opérationnels et de ressources pour le formateur En France, depuis les années 1980, le choix des contenus de formation et des outils didactiques et leur mise en œuvreLes documents d’accompagnement des programmes de l’EPS du collège de 1997, nomment « ce qu’il y a faire pour faire ». Pour le programme d’EPS du lycée de 2002, les connaissances illustrent la notion de contenu d’enseignement définie comme « les conditions que l‘élève doit intégrer pour transformer ses propres actions ». de manière « opérationnelle » au regard d’un programme officiel sont très révélateur des préoccupations notamment des enseignants des institutions de l’ÉtatExemples : Programme de formation des institutions publiques ou privées de l’enseignement scolaire et universitaire, formation professionnelle, formation d’animateur socio-éducatif ou d’animateur sportif, etc.. Le traitement didactique Discipline et matière d’enseignement : le passage d’un discipline dite « universitaire » à une matière d’enseignement dite « scolaire » s’opère par des transformations pour que le savoir soit accessible aux élèves. Une des premières opérations de la didactique des enseignements scolaires est appelé « transposition didactique » ou « passage du savoir savant au savoir enseigné » (Yves Chevalard, 1985) visant la transmission des contenus de formation est un sujet qui occasionne de nombreuses difficultés et se nourrit d’une forte complexité de réponses ; ainsi, il fait l’objet d’un débat très fourni et de nombreuses recherches.