Les forêts pluviales d'altitude de la Chaîne Centrale sont une écorégion terrestre du WWF. Elle appartient à l'écozone australasienne et au biome des forêts décidues humides tropicales et subtropicales.
Elle traverse d'ouest en est l'île de Nouvelle-Guinée en suivant la chaîne centrale, en Indonésie et en Papouasie-Nouvelle-Guinée. Elle est un centre important d’endémisme et de diversité végétale et animale. Elle est menacée par plusieurs activités humaines malgré la présence de nombreuses réserves naturelles.
Géographie
Localisation et géologie Cette écorégion d'environ recouvre les forêts de montagne de la chaîne centrale de Nouvelle-Guinée, entre d’altitude. Traversant l’île d’ouest en est, elle sépare ses plaines du nord et du sud. Elle est composée de trois principaux massifs : la chaîne de Sudirman (ouest), les monts Star (centre) et les hautes terres du centre et de l’est de la Papouasie (est). D'après le WWF, l’écorégion appartient à l’écozone australasienne et au biome des forêts décidues humides tropicales et subtropicales.. Selon One Earth, elle fait partie de la biorégion de la Nouvelle-Guinée et des îles alentours et du sous-règne des îles australasiennes et de l’Indonésie orientale..
Les sols de l’écorégion est composé de roche magmatique provenant de stratovolcans du Pléistocène et métamorphique issue de sédiments océaniques du Crétacé et de l’Éocène.
Climat L’écorégion figure, d’après le WWF d’un climat tropical humide d’altitude du fait de son élévation, tandis que la classification de Köppen-Geiger la situe, comme le reste de l’île, dans un climat tropical..
Biodiversité
Flore vignette|Hauts plateaux boisés en Papouasie-Nouvelle-Guinée. L'écorégion contient une diversité de plantes vasculaires parmi les plus élevées de l’archipel indo-malais, ainsi qu’un important nombre de plantes endémiques. On peut la séparer en trois zones végétales : les forêts de basse altitude, de haute altitude et de très haute altitude. Les premières, de d’altitude, sont dominées par des chênes (Castanopsis acuminatissima), des Araucaria, des Elaeocarpus et des lauriers. Les forêts de haute altitude (entre ), très denses et humides, figurent d’importantes quantités de mousses et des Nothofagus. Au dessus de , les forêts de très haute altitude sont moins diverses, avec de nombreux conifères (Podocarpus, Dacrycarpus, Dacrydium, , Araucaria, Libocedrus) et des Myrtaceae. On y trouve une canopée fine et un sous-bois très développé. L’écorégion compte septs . Le centre « monts Star, Telefomin, Tifalmin, gorge Strickland » abrite plus de de plantes vasculaires de montagne, tout comme le centre « mont Giluwe. col Tari, pics Doma », qui est notamment composé d’une forêt marécageuse de Dacrydium unique. « chaîne Hunstein, mont Bürgers, Schatteburg, mont Giluwe, col Tari. pics Doma » compte plus de de plantes vasculaires, dont des épiphytes et des populations de Agathis labillardieri. « », fragile et peu connu, abrite probablement de nombreuses plantes endémiques. On trouve au centre « monts Bismarck, mont Wilhelm, mont Otto, , mont Hellwig-Gahavisuka » une grande variété de végétation, avec plus de différentes. « , , mont Crater » dispose d'importantes populations de Araucaria cunninghamii, de Araucaria hunsteinii et de Castanopsis.
Faune vignette|Le Paradisier de Raggi, l’espèce porte-drapeau de l’écorégion. vignette|, espèce endémique de l’écorégion. L’écorégion compte est l’un des plus grands foyers de diversité de reptiles et d’amphibiens et d’endémisme de mammifères et d’oiseaux du bassin Indo-Pacifique. Sa faune, composée de plus de endémiques, est parmi les plus riches et uniques du monde. Ses plus grands membres sont les kangourous arboricoles, les échidnés à bec courbe et les casoars de Bennett. Considérée comme un point chaud de biodiversité pour les Paradisiers, avec endémiques ou presque, son espèce porte-drapeau est le Paradisier de Raggi.
Elle accueille de mammifères, dont 44 sont endémiques ou quasiment endémiques. Quatre d’entre-elles sont en danger critique d’extinction : la roussette de Nouvelle-Guinée, , et . Neophascogale lorentzi, , Phalanger matanim, , le phalanger pygmée à queue zébrée, Dactylopsila megalura, , , , Baiyankamys habbema, , Protochromys fellowsi, , , et sont les mammifères endémiques à l’écorégion.
Elle est dominée par une avifaune australasienne, avec notamment les familles Ptilonorhynchidae, Eopsaltria, Meliphagidae et Paradisaeidae. Ses limites correspondent à la zone de conservation des espèces ornithologiques endémiques de la Nouvelle-Guinée centrale. Elle abrite dont 55 endémiques ou quasiment endémiques, avec endémiques et vulnérables (le Jardinier d'Archbold, le Paradisier à rubans et le Paradisier bleu). L’Androphobe vert, le Pitohui ombré, le Capucin des Maoke, le Capucin à poitrine noire, le Jardinier d'Archbold, le Paradisier à queue courte et le Paradisier du Prince Albert en sont endémiques. Elle compte également deux des principaux centres d’endémisme de papillons en Papouasie : les (neuf espèces endémiques) et Hagen-Sepik-Wahgi (cinq espèces endémiques).
Menaces et protection
Menaces vignette|La mine de Grasberg (Nouvelle-Guinée occidentale). La biodiversité de l’écorégion est affectée par les exploitations forestières et minières ainsi que par la construction de routes qui facilitent le braconnage et l’exploitation forestière illégale. Les altitudes sont généralement moins touchées que les zones plus basses, plus peuplées et donc plus déforestées. La mine de cuivre de l’entreprise Freeport-McMoRan, située au sein d’une réserve naturelle, constitue un facteur important de déforestation et de contamination des cours d’eau. La province papoue des Hautes-Terres méridionales compte de nombreuses concessions prétrolières (plus de la moitié de la réserve Gunung Lorentz est couverte par des concessions). On trouve également des mines d’or jusque dans les aires protégées, et des cultures de banane et de café dans les mêmes zones. D’autres minéraux en sont extraits, comme l’argent et le molybdène..
De nombreuses espèces de l’écorégion sont en danger : deux amphibiens (Choerophryne siegfriedi et Cophixalus nubicola), deux reptiles (Bothrochilus fredparkeri et Malayopython timoriensis), quatre oiseaux (le Bécasseau à queue pointue, la Harpie de Nouvelle-Guinée, le Méliphage de MacGregor et le Psittrichas de Pesquet) et dix mammifères (la Roussette de Nouvelle-Guinée, le Dendrolague de Doria, le Dendrolague de Goodfellow, le Dingiso, le Dendrolague de Seri, Microperoryctes murina, le couscous de Telefomin, Rattus richardsoni, le Pademelon de Brown et l'échidné de Barton.
Protection vignette|Carte du parc national de Lorentz. Près de 20 % de la superficie totale de l’écorégion () est recouverte par des réserves naturelles à différents degrés de protection. Les aires protégées de l’écorégion, majoritairement situées en Indonésie, sont les suivantes : la réserve naturelle Pegunungan Weyland (), la (), le parc national de Lorentz (), la réserve faunique de Jayawijaya (), mont Capella (), monts Yakopi Nalenk (), le parc national du mont Wilhelm (), mont Onuare (), mont Michael () et mont Bosavi ().
D’après le WWF, les priorités en termes de protection de l’environnement dans l’écorégion sont la réduction de l’impact des exploitations forestières, minières et pétrolifères sur les écosystèmes, l’arrêt total de ces activités dans certaines zones et assurer la protection effective des réserves naturelles.
Notes et références
Annexes
Liens externes
Articles connexes
Prairies subalpines de la cordillère centrale de Nouvelle-Guinée Forêts marécageuses d'eau douce et forêts pluviales des basses terres de Nouvelle-Guinée septentrionale Forêts pluviales du Sud-Est de la Papouasie Forêts pluviales des basses terres de Nouvelle-Guinée méridionale Forêts pluviales des basses terres du Vogelkop et des îles Aru Chaîne Centrale de Nouvelle-Guinée
Catégorie:Écorégion en Indonésie Catégorie:Écorégion en Papouasie-Nouvelle-Guinée Catégorie:Environnement en Nouvelle-Guinée occidentale