vignette|La station de métro Saint-Denis Pleyel de la ligne 14 inaugurée en .

Les transports durant les Jeux olympiques et paralympiques d'été de 2024 sont un élément essentiel de leur réussite pour un bon acheminement des spectateurs vers les sites de compétition.

En région parisienne, l'organisation des transports en commun est dirigée par Île-de-France Mobilités qui coordonne les contrats des transporteurs. L'autorité organisatrice devient aussi partenaire officiel des Jeux en afin de faciliter l’organisation des transports durant les compétitions.

Contexte des transports publics en Île-de-France vignette|Durant l'été 2023, de nombreuses lignes sont perturbées pour travaux. En Île-de-France, où se déroulent la majorité des épreuves, les Jeux olympiques et paralympiques (JOP) représentent la desserte de (13 dans Paris et 12 en Petite et Grande Couronne) avec par jour pour les Jeux olympiques et (dont 10 dans Paris et 7 en Petite Couronne) avec par jour pour les Jeux paralympiques, pour des totaux respectifs de au total, dont les deux cérémonies d'ouverture et de clôture, et , dont les deux cérémonies d'ouverture et de clôture. Ces événements pouvaient représenter jusqu'à par jour pour les Jeux olympiques et jusqu'a pour les Jeux paralympiques, qui s’ajoutent aux autres motifs de mobilité, notamment le retour de congés et la rentrée scolaire début septembre pendant les Jeux paralympiques. IDFM a orienté les mobilités non liées aux JOP sur des itinéraires adaptés et a favorisé le télétravail ainsi que les reports vers le vélo et le covoiturage.

En , une mission d'information de l'Assemblée nationale estimait que , alors que pas moins de , dont 35 % en provenance de l’étranger, et accréditées devront être transportées quotidiennement.. La mission regrette que le Comité stratégique des mobilités ne se soit réuni pour la première fois qu'en et qu'un coordinateur national des mobilités aux JOP, Florent Bardon, n'ait été nommé que ce mois-là.

Au-delà de l'impact sur les chantiers, la pandémie de Covid-19 a désorganisé les réseaux de transport avec notamment un arrêt des recrutements consécutifs à une baisse de l'offre, des démissions et un absentéisme en hausse qui ont entraîné une forte dégradation de l'offre dès la fin de l'été 2022 (avec un quart du service bus non assuré) sensible jusqu'au printemps 2024 (encore près de 10% du servie non assuré sur le réseau bus de la RATP ou une ponctualité de seulement 84% du RER C), pénalisé notamment par le manque de conducteurs à la SNCF) malgré une forte reprise des formations.. En , cinq lignes de métro (13, 6, 3, 2 et 8) restaient encore à une régularité inférieure à 90 %, loin des standards antérieurs de la plupart d'entre elles.

Pour répondre à l’augmentation du flux de voyageurs sur les différentes lignes par rapport à un été normal, l'offre de transport sera renforcée de 15 % et concentrée dans le cœur d'agglomération et sera maximale pour les lignes desservant des sites olympiques comme les et D, la ligne T11 et la , renforcées par des navettes bus pour certains sites. L'objectif du Comité d'organisation des Jeux olympiques et paralympiques de Paris 2024 est de permettre à 100 % des spectateurs de rejoindre les sites olympiques et paralympiques en transports collectifs. Une application mobile, disponible au printemps 2024, devra faciliter les déplacements des spectateurs en proposant un calculateur d'itinéraires pouvant s'adapter aux aléas. Pour informer les voyageurs, identifiables grâce à leurs chasubles violettes., doivent être déployés dans les gares et stations, où sera apposée une signalétique spéciale.. Sur les plans de lignes, les sites sont indiqués en rose, tout comme la signalétique en station.

Contrairement aux années précédents, le réseau ne connaîtra pas d'interruption liées à des travaux d'été en 2024. Les chantiers sont gelés sur le réseau Francilien du à fin septembre. En revanche, ils sont nombreux en 2023 sur le réseau et au premier sur la avec des interruptions de trafic sur plusieurs week-ends et durant les vacances scolaires..

Sécurité dans les transports

Le dispositif de sécurisation du réseau d'Île-de-France Mobilités est planifié et coordonné sous l’autorité de la Préfecture de police. La loi olympique du , qui fait du Préfet de police de Paris l’unique préfet responsable de la sécurité et de l’ordre public en Île-de-France, élargit le champ des images de vidéoprotection visibles par les agents de la SNCF et de la RATP intégrés au centre de coordination de la sécurité des transports franciliens.. La coordination de la sécurité dans les transports s'opère depuis l'été 2022 à partir du Centre de commandement opérationnel de sécurité (CCOS) qui regroupe tous les acteurs au sein de locaux communs situés à la préfecture de police..

Aux de sécurité permanents, devraient s'ajouter temporaires et plus de de détection d'explosifs. Ils seront déployés sur le réseau francilien pour intervenir sur les objets délaissés. Le CCOS est relié à de vidéosurveillance disposées sur l’ensemble des réseaux de transport franciliens. Durant les JO, les patrouilles passeront de 125 à 700 par jour avec un effectif d'agents des polices de transports portés de à .

Accessibilité des transports

Hormis la qui l'est entièrement, l'accessibilité du métro est très partielle.. Tout le réseau de tramway l'est en revanche, de même que la grande majorité des gares Transilien. Selon le Conseil régional, sont accessibles début 2023 et sur 266 le seront en 2024, dont toutes les gares desservant les sites olympiques.

La plupart des lignes de bus sont accessibles aux personnes à mobilité réduite (PMR), mais avec une capacité limitée en cas de forte demande, comme lors des Jeux paralympiques, ce qui conduit le Gouvernement à vouloir rendre accessibles aux personnes en fauteuil roulant.. Les transports collectifs permanents seront donc complétés par des navettes disponibles dans toutes les gares parisiennes afin de rejoindre tous les sites olympiques

Titres de transports spécifiques en Île-de-France vignette|Carte Navigo Easy avec le logo olympique. Au moment de la candidature de Paris pour l'attribution des JOP, il était proposé d'assurer une gratuité des transports en commun pour les détenteurs de billets pour assister aux épreuves, mais après la révision budgétaire effectuée en 2022 à la suite de la crise inflationniste, Paris 2024 a renoncé au financement de cette mesure. Île-de-France Mobilités déclarant ne pas vouloir faire payer aux abonnés franciliens les surcoûts engendrés par l'adaptation du plan de transports durant l'été 2024, cet organisme annonce des tarifs plus importants.

Du au , un titre de transport temporaire nommé « passe Paris 2024 », autorisant un nombre illimité de trajets en Île-de-France, est vendu au tarif de pour une journée ou par semaine (avec des tarifs intermédiaires en fonction du nombre de journées : 30, 42, 52, 60 et ). Sur cette même période, le tarif de certains billets sera relevé : pour le ticket t+, pour le forfait de par la carte Navigo Easy et pour un ticket origine-destination vers les aéroports d'Orly ou de Roissy. Les autres forfaits touristiques seront suspendus. Les titres de transports Navigo et restent inchangés pour les abonnés franciliens.

Informations sur les mobilités En amont des JOP, le Gouvernement lance un site et une campagne de communication Anticiper les Jeux, afin de signaler les modifications de circulations et inciter aux reports modaux appropriés.

Durant les JOP, l'application multilingue de calcul d'itinéraires Transport Public Paris 2024 tiendra compte des modifications du réseau habituel de transports publics, mais aussi de sa charge afin de conseiller l'itinéraire le plus confortable entre différents itinéraires possibles.

Déplacement des délégations Les organisateurs estiment qu'un gros tiers des émissions de gaz à effet de serre liés aux JOP sera lié aux transports des athlètes et des spectateurs. S'il est difficile d'éviter le transport aérien pour la plupart des délégations nationales, les comités nationaux belge, britannique et néerlandais se sont engagés à arriver par le train.. En parallèle dans le village olympique pour faciliter le déplacement des délégations vers les aéroports franciliens, le groupe ADP prévoit la construction d'une zone enregistrement des bagages à J-1 avant le vol permettant ainsi aux bagages les plus volumineux d'être acheminé directement par une organisation dédiée à l'aéroport prévu.

Une gare routière temporaire est édifiée en bordure Est du village olympique pour véhiculer en car les athlètes et leurs accompagnateurs en direction des sites de compétition et d'entraînement. Lancé durant l'hiver 2022-2023, le premier appel d'offres émis par Île-de-France Mobilités pour transporter les accréditées, ce qui requiert un important parc de matériel et la disponibilité de nombreux professionnels de la route, s'est cependant révélé infructueux.

Durant les Jeux, les bretelles de l'autoroute A1 de la Porte de Paris à Saint-Denis seront réservées aux usages olympiques, avant d'être démantelées en 2025. Pour conserver la possibilité d'entrer et sortir de l'autoroute A86, le demi-échangeur de Pleyel est complété par deux nouveaux sens de circulation.

Par mode de transports Prolongements et nouvelles infrastructures de transports lourds

vignette|gauche|Plan de la ligne 14 du métro de Paris, fraîchement prolongée, la veille de la cérémonie d'ouverture des JO.

La principale nouvelle infrastructure livrée pour les JOP est le prolongement de la du métro, en , au nord jusqu'à Saint-Denis Pleyel, aux abords du village olympique et des sites des compétitions de Saint-Denis. et au sud jusqu'à l'aéroport d'Orly. Le calendrier de ce chantier crucial est tendu. Ainsi, dans leur rapport de , les animateurs de la mission d'information de l'Assemblée nationale expriment des réserves sur la date de disponibilité du prolongement au sud. Début 2024, la est l'objet de plusieurs périodes de fermeture notamment lors des vacances scolaires pour préparer la modernisation, la fiabilisation et l'extension de la ligne avant l'été..

La composante piétonne du franchissement urbain Pleyel, qui met en correspondance la station Saint-Denis Pleyel de la avec la gare du Stade de France - Saint-Denis du RER D et son parvis est assemblée dans les délais au-dessous des voies ferroviaires nord : cet axe piéton doit représenter 10 et 15 % des flux vers le Stade de France et le centre aquatique..

Le prolongement du T3b vers l'ouest de la porte d'Asnières à la porte Dauphine voit le jour en ..

vignette|Un RER NG de la .

L'achèvement du prolongement de la se fait à marche forcée et n'aurait pas été réalisée à cette échéance sans l'impératif des JOP. En revanche, certaines infrastructures envisagées lors de la phase de candidature, notamment la station Villejuif - Gustave Roussy, ne sont pas disponibles pendant les JO. Officialisé en 2021, le report à 2026 des premières phases des et 17 entraîne dès 2020 un ajustement des localisations des sites de compétition en Seine-Saint-Denis, avec le retrait d'épreuves capacitaires, comme le volley-ball, au profit de l'escalade au Bourget... La liaison directe CDG Express entre Paris et l'aéroport de Roissy est reportée à 2027..

D'autres réalisations ne seraient que partielles. Ainsi, le prolongement du vers l'ouest, desservant notamment la porte Maillot, ne bénéficiera que d'une mise en service partielle au entre les gares de Magenta et Nanterre-La Folie à raison d’un train toutes les et seulement de à , la faisabilité d'un renfort en période de compétition restant à confirmer., même si Nanterre est desservi également par d'autres lignes déjà en service, le RER E étant plutôt un complément bienvenu. Cette desserte sera permise par l'arrivée à compter de la fin 2023 d'un nouveau matériel roulant sur la ..

Adaptation des gares vignette|Façade de la gare du Nord.