Les élections générales québécoises de 1989 ont lieu le afin d'élire les députés de la à l'Assemblée nationale du Québec. Il s'agit de la générale dans la province depuis la confédération canadienne de 1867. Le Parti libéral du Québec, dirigé par le premier ministre Robert Bourassa et au pouvoir depuis 1985, est reporté au pouvoir, formant un deuxième gouvernement majoritaire. Le Parti québécois de Jacques Parizeau forme l'opposition officielle.

Contexte de l'élection Le , l'Assemblée nationale adopte le texte de l'Accord du lac Meech et se prononce pour l'adhésion du Québec à la constitution canadienne. L'accord n'est cependant pas ratifié par l'ensemble des législatures provinciales tel que requis et reste lettre morte.

Le chef de l'opposition et président du Parti québécois, Pierre Marc Johnson, démissionne le et est remplacé par Guy Chevrette à titre de chef de l'opposition. Le , Jacques Parizeau devient président du Parti québécois. Il ne cherche cependant pas à se faire élire à l'Assemblée nationale avant les élections de 1989.

Cette élection marque l'arrivée du Parti Égalité sur la scène politique québécoise. Le parti avait été formé afin de militer pour les droits de la minorité anglophone au Québec. Grâce à une forte concentration d'anglophones dans quelques circonscriptions de l'île de Montréal, ainsi qu'un fort mécontentement de la population anglophone face au Parti libéral, leur parti traditionnel, le Parti Égalité fait élire quatre députés lors de cette élection. Toutefois, il n'obtiendra plus de succès lors des élections subséquentes.

Déroulement de la campagne

Dates importantes : émission du bref d'élection. : scrutin : ouverture de la session.

Soutiens de la presse + Soutiens accordés En 1985En 1989 Le Devoir Parti libéral Parti libéral Le Soleil Parti libéral Parti libéral La Presse Parti libéral Parti libéral The Gazette Parti libéral Soutien partagé

Le Le Soleil prend position pour le Parti libéral dans un éditorial de Claude Gravel, éditeur adjoint et rédacteur en chef du journal. L'éditorial souligne le flegme de Robert Bourassa dans une campagne difficile mais pointe la difficulté de décerner sa position sur certains enjeux, tel un éventuel échec de l'Accord du Lac Meech. Claude Gravel relève également son admiration pour la prestation offerte par Jacques Parizeau au cours de la campagne, souhaitant son élection dans la circonscription de L'Assomption et une forte représentation du Parti québécois à l'Assemblée nationale. Le bilan très positif du Parti libéral doit cependant conduire à sa réélection logique selon l'éditorial, grâce à sa compétence et la « qualité indéniable de la majorité de ses ministres ».

Comme en 1981 et 1985, La Presse soutient le Parti libéral dans un éditorial du de son directeur et éditeur Roger D. Landry. Dans cet éditorial, il souligne la force de l'équipe libérale et les réussites du gouvernement sur le plan économique et de la stabilité politique, en particulier dans ses trois premières années de mandat. Il estime ainsi que le gouvernement mérite un nouveau mandat malgré les controverses suscitées par le débat linguistique et les retombées de l'incendie d'un entrepôt de BPC à Saint-Basile-le-Grand.

Un peu moins d'un an après le vote de la Loi 178 qui cause un fort mécontentement dans la communauté anglo-québécoise le journal The Gazette publie un éditorial qui ne soutient pas un unique parti politique pour l'élection à venir. L'éditorial spécifie que le gouvernement de Robert Bourassa a un bilan contrasté. Si la garantie de certains services en anglais est soulignée (le journal salue par exemple le travail de la ministre Louise Robic), la politique linguistique du gouvernement et la Loi 178 sont sévèrement critiqués. Le journal recommande à ses lecteurs d'appuyer le Parti libéral dans toutes les circonscriptions où le Parti québécois a des chances de gagner. Dans les autres, le journal appuie certaines candidats libéral jugés compétents (Sam Elkas, Joan Dougherty ou Harold Thuringer) et Robert Libman pour le Parti égalité dans D'Arcy-McGee. Pour la circonscription de Westmount le journal appuie le candidat du Parti vert plutôt que celui du Parti libéral (jugé compétent mais parachuté) et du Parti égalité (jugé peu sérieux).

Sondages

Le Parti libéral du Québec entre dans la campagne avec une avance significative sur ses adversaires. Le PLQ perd cependant une partie du vote anglophone qui se reporte sur le Parti égalité au cours de la campagne électorale. Le Parti québécois entre dans la bataille relativement affaibli mais consolide sa position au cours de la campagne. L'appui au NPD Québec s'effondre quant à lui au cours de l'été 1989.

Résultats

92 sièges 29 sièges 4 sièges ^ majorité

Résultats par parti politique center

Résultats par circonscription

Notes et références Notes

Références

Sources Section historique du site de l'Assemblée nationale du Québec

1989 Québec Élection Québec Catégorie:Politique en septembre 1989