Paul Neuville, né le à Béthune et mort le à Rabastens, est un ingénieur, militaire et résistant français, Compagnon de la Libération. Vétéran de la Première Guerre mondiale, il se rallie à la France libre en 1941 et travaille dans les services du génie au Proche-Orient avant de combattre en Italie et lors de la Libération de la France.
Biographie
Jeunesse et engagement
Paul Neuville naît d'un père avocat le à Béthune, dans le Pas-de-Calais.
Première Guerre mondiale
Le , il est mobilisé et affecté comme soldat de classe au régiment d'infanterie. Suivant des cours d'élève-officier, il est promu aspirant le et muté au régiment d'infanterie le mois suivant puis au régiment du génie le . Passé dans la réserve de l'armée en , il reste cependant sur le terrain et s'illustre le en organisant la construction d'un pont de bateau en pleine nuit, sous un violent bombardement ennemi, permettant ainsi l'avancée des troupes françaises. Cette action lui vaut une citation à l'ordre de la division. Il est promu lieutenant à titre temporaire en avant d'être muté au régiment du génie puis est démobilisé en avec le grade définitif de sous-lieutenant.
Entre-deux-guerres
De retour à la vie civile, il entre à l'École centrale des arts et manufactures (Promotion 1922) et en sort avec un diplôme d'ingénieur. Installé en Égypte, il entre à la société générale des sucreries et raffineries, filiale du groupe Béghin dont son père est directeur juridique.
Seconde Guerre mondiale
Lors de la mobilisation de 1939, Paul Neuville est appelé à rejoindre le dépôt des troupes du Levant le . Affecté à la chefferie du génie à Beyrouth en octobre, puis à Alep en , il est démobilisé après l'armistice du 22 juin 1940. Il retourne alors en Égypte et reprend son travail dans les raffineries de sucre.
Le , le général de Gaulle prononce un discours au grand sérail de Beyrouth. Touché par ces propos, Paul Neuville s'engage dans les forces françaises libres le mois suivant. Nommé commandant de la chefferie du génie de Damas jusqu'en , il est ensuite autorisé par les autorités militaires à regagner l'Égypte jusqu'en afin de participer à la campagne de récolte et de production de sucre. De retour dans les rangs en , il est affecté à la section de l'organisation défensive du secteur de Beyrouth dont il est le chef jusqu'au mois d'octobre puis devient adjoint du commandant du génie des troupes du Levant. Après une seconde campagne sucrière en Égypte, il gagne la Tunisie où, de mai à , il est adjoint au chef du génie de la division française libre ( DFL). Comme les deux années précédentes, il est autorisé en cet hiver 1943-1944 à repartir en Égypte pour un nouveau cycle de production de sucre. En , il retourne à la DFL, cette fois-ci en tant que commandant des troupes du génie.
Participant à la campagne d'Italie, Paul Neuville est blessé le lors de la traversée d'un champ de mines. Refusant d'être évacué avant que ses hommes soient hors de danger, il reprend le combat avant d'être complètement guéri. Il est ensuite engagé dans la bataille d'Alsace puis dans les combats du massif de l'Authion où il se distingue à chaque fois en organisant des travaux efficaces permettant le mouvement des troupes. Promu chef de bataillon, il est démobilisé en .
Après-Guerre
Après le conflit, il retourne en Égypte et reprend son travail d'ingénieur à la société générale des sucreries avant d'en devenir directeur-général adjoint. En 1956, à la suite de la crise du canal de Suez, il est contraint de quitter l'Égypte.
Paul Neuville meurt le à Rabastens, dans le Tarn, où il est inhumé.
Décorations
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Officier de la Légion d'honneurCompagnon de la LibérationPar décret du 20 novembre 1944Croix de guerre 1914-1918Avec une étoile d'argentCroix de guerre 1939-1945
Références
Voir aussi
Bibliographie
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Articles connexes
Ordre de la Libération Libération de la France
Liens externes
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