Maurice Plantier, né le à Venelles et Mort pour la France le dans la même villeCertaines sources indiquent Aix-en-Provence comme lieu de décès. Cependant la stèle érigée sur les lieux mêmes de sa mort se trouve bien sur la commune de Venelles. est un militant socialiste, résistant français, compagnon de la Libération. Commerçant appelé sous les drapeaux au début de la Seconde Guerre mondiale, il participe à la bataille de France au cours de laquelle il est fait prisonnier par la Wehrmacht. Interné en Allemagne puis évadé, il s'engage dans la résistance intérieure et mène de nombreuses opérations dans sa région d'origine avant d'être tué par les Allemands.
Biographie
Jeunesse
Maurice Plantier naît le à Venelles, dans les Bouches-du-Rhône, à l'étage de l'école où ses parents sont instituteurs. Élève de l'école primaire supérieure d'Aix-en-Provence, il y rencontre le socialiste Henri Malacrida, qui l'influence à adhérer à la SFIO, dont il devient « un militant ardent »PLANTIER Maurice, Paul, Max sur Le Maitron. Il effectue ensuite son service militaire de 1933 à 1935 au bataillon d'infanterie de l'air puis, rendu à la vie civile, devient représentant de commerce. Il adhère à la loge maçonnique .
Seconde Guerre mondiale
Lors de la mobilisation de 1939, Maurice Plantier est affecté au régiment d'infanterie alpine qui fait d'abord partie de l'armée des Alpes avant de participer à la bataille de France. Le , il est fait prisonnier à Saint-Dié-des-Vosges et interné au Stalag VI-J à Krefeld. Il parvient à s'en évader en et retourne à Aix-en-Provence où il est démobilisé. Devenu infirmier psychiatrique, il décide d'entrer en résistance et intègre la section Bouches-du-Rhône du réseau Buckmaster Jean-Marie Action avant de rejoindre le mouvement Combat. S'investissant dans de nombreuses actions de réception de parachutages et de collecte d'armes, il devient l'adjoint du chef départemental de Combat puis des Mouvements unis de la Résistance. Le , alors qu'il s'apprête à partir pour Londres, il est arrêté par la Gestapo et interné à la prison Saint-Pierre de Marseille avant d'être transféré à Fresnes puis à Compiègne.
Le , alors qu'il a pris place dans un convoi qui doit le mener en Allemagne, il parvient à s'échapper du train dans la région de Châlon-sur-Marne, aidant au passage à l'évasion de . Réfugié dans les Alpes-de-Haute-Provence, il participe à quelques opérations de parachutage puis devient l'adjoint de Max Juvénal, chef régional de la région R2 (Marseille). Il effectue avec lui une mission de liaison en Italie où ils nouent des liens avec les maquis de la vallée de la Maira. En , il prend la tête d'un groupe qui porte assistance à un maquis en difficulté près de Barcelonnette, permettant à celui-ci de se replier vers l'Italie.
De retour à Aix-en-Provence avec Max Juvénal à la fin du mois de , il organise et participe à des opérations de sabotage et à des attaques de convois allemands, notamment en collaboration avec le maquis de Sainte-Anne. Le , alors qu'ils se dirigent vers Puyricard depuis Venelles, les deux hommes et leur groupe tombent sur une colonne allemande. Max Juvénal est blessé dans l'affrontement et ordonne au reste du groupe de continuer la route, ce à quoi Maurice Plantier, également blessé, obéit à contrecœur. Réfugié dans une ferme, il a la possibilité de s'échapper avec un autre résistant venu lui porter secours avec une automobile. Cependant, il refuse de partir tant que Max Juvénal n'a pas été retrouvé. Alors qu'il part à la recherche de celui-ci, Maurice Plantier est surpris par une patrouille allemande qui l'abat. Inhumé sommairement sur place par les Allemands, il est ré-inhumé plus tard au cimetière de Puyricard..
Décorations
Hommages
Dans sa ville natale de Venelles, son nom a été donné à l'école dans laquelle il est né ainsi qu'à une avenue. Par ailleurs, une stèle a été érigée sur le lieu de sa mort, au milieu d'un jardin qui porte également son nom. Toujours à Venelles, son nom figure le monument aux morts de la commune ainsi que sur un autre monument aux morts au sein du cimetière. À Aix-en-Provence, son nom est inscrit sur le monument de la résistance du cimetière Saint-Pierre, sur le monument aux Morts de Puyricard et sur une plaque commémorative à côté de la fontaine Espéluque. À Lambesc, son nom figure sur le mémorial du maquis de Sainte-Anne. À Paris, son nom est inscrit sur le mémorial du Grand Orient de France en son siège de l'Hôtel du Grand Orient de France.
Notes et références
Voir aussi Bibliographie . . . . . . .
Articles connexes Ordre de la Libération Libération de la France
Liens externes
Biographie sur Le Maitron
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