La de fusiliers de montagne () est une division d'infanterie spécialisée de l'Armée rouge pendant la Seconde Guerre mondiale
Elle est créée en 1936 sous le nom de de fusiliers caucasienne à partir de la de fusiliers caucasienne formée en 1922, peu après la guerre civile russe. À l'automne 1941, elle est transformée en division de fusiliers de montagne. Au moment de l'invasion allemande le , elle est dans les contreforts des Carpates, près de la frontière avec la Hongrie, au sein du corps de fusiliers de la armée du district militaire spécial de Kiev. Si la division n'est pas attaquée par les principales forces allemandes dans les premiers jours, son manque presque total de camions et sa pénurie de chevaux rendent difficile la retraite vers l'est. Elle est bientôt transférée avec le corps à la nouvelle armée du front du Sud, mais revient à la armée à la mi-juillet. Sous ce commandement, elle se replie à travers l'ouest de l'Ukraine jusqu'en août lorsqu'elle s'est retrouvée encerclée dans la poche d'Ouman où presque tous les restes de la division sont détruits. La de fusiliers de montagne est finalement officiellement dissoute le .
Historique Formation de la puis caucasienne La de fusiliers caucasienne est créée le à partir de la de fusiliers caucasienne distincte, nommée en l'honneur d'. Cette brigade est issue de la dissoute en après avoir combattu pendant la guerre civile.
La division fait partie de l'armée distincte du Caucase. Elle reçoit l'ordre du Drapeau rouge révolutionnaire le , qui s'ajoute à celui reçu par la de fusiliers en 1919. En avril-, elle rejoint le district militaire ukrainien (renommé district militaire de Kiev en 1935).
La division est renommée de fusiliers caucasienne, deux fois du Drapeau rouge, nommée en l'honneur d'A. K. Stepine, par ordre du district militaire de Kiev datée du .
En , la division est affectée à la lors de l'invasion soviétique de la Pologne.
La division participe également à la guerre d'hiver début 1940. La division est envoyée renforcer la puis affectée au de la à la création de cette dernière le . Elle arrive en ordre dispersée, avec des soldats rassemblés de différentes sous-unités. Selon les retours soviétiques, la division ne compte, en plus du d'obusiers d'artillerie, qu'un seul régiment de fusiliers, le . Il est engagé autour de Uomaa (Carélie) en ordre dispersé, par compagnies ou par sections.
Le , le , ancien commandant adjoint de la division, reçoit le commandement de la de fusiliers, et est promu au grade de général-major le de la même année.
Transformation en division de montagne La de fusiliers est officiellement convertie le selon le chtat ( tableau d'effectifs et de dotation) d'avant-guerre des divisions de fusiliers de montagne, qui nécessitait entre autres la formation d'un quatrième régiment de fusiliers :
régiment de fusiliers de montagne régiment de fusiliers de montagne régiment de fusiliers de montagne régiment de fusiliers de montagne régiment d'artillerie régiment d'obusiers d'artillerie groupe antichar groupe antiaérien escadron de cavalerie bataillon de sapeurs bataillon de transmissions bataillon du parc d'artillerie bataillon médical/sanitaire compagnie de défense chimique bataillon de transport motorisé compagnie de transport automobile boulangerie de campagne (motorisée) poste de campagne bureau de campagne de la Gosbank
La est l'une des six divisions de fusiliers converties en divisions de montagne en Ukraine fin 1940/début 1941 ; comme les autres, il n'a reçu que peu ou pas de formation ou d'équipement spécialisé avant le début de l'invasion. A cette époque, elle compte et hommes avec à verrou et carabines, 349 fusils semi-automatiques, 939 pistolets-mitrailleurs, 357 mitrailleuses légères, 209 mitrailleuses lourdes, huit canons antichar de 45 mm, 32 et de 76 mm, 24 et 120 mortiers. Même si elle dispose, sur le papier, d'un bataillon et d'une compagnie automobiles, elle ne possède en réalité que 10 camions et un tracteur, plus ; la division devait mobiliser le reste à partir de l'économie civile. L'auteur indique , probablement une coquille.
Opérations de combat Au déclenchement de l'invasion allemande, la division, toujours commandée par Salikhov, fait partie du corps de fusiliers ( et divisions de montagne et ) de la du district militaire de Kiev (renommé front du Sud-Ouest le ). Le , la division est transférée avec son corps à la armée qui est en cours de formation au sein du front du Sud (ancien district militaire d'Odessa). Début juillet, le corps fait principalement face au corps d'armée hongrois et, le , il a été repoussé à l'est de Kamianets-Podilski. Plus tard ce mois-là, la est détachée du Corps et retourne à la 12e armée où elle passe sous le commandement du corps de fusiliers. Le , elle combat au sud de Lypovets contre la division d'infanterie légère allemande, avant de se replier aux abords sud d'Ouman à la fin du mois. Le , le général Salikhov est relevé de ses fonctions et traduit en cour martiale. Il est remplacé par le colonel Boris Alekseevich Sorokine.
À cette date, les et armées soviétiques sont encerclées dans la poche d'Ouman. Les tentatives d'évasion, notamment les 6 et , permettent à des individus et à de petits groupes de s'échapper du chaudron, mais en dehors de ces restes, la de montagne est détruite et ne figure plus sur l'ordre de bataille soviétique à la fin du mois, même si elle n'est pas officiellement dissoute avant le .
Références
Bibliographie
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Catégorie:Unité ou formation militaire dissoute en 1941 Fusiliers, 060 Division de fusiliers, 060 Catégorie:Unité ou formation militaire créée en 1922 Catégorie:Organisme récipiendaire de l'ordre du Drapeau rouge