Les élections générales québécoises de 2026 seront les élections générales québécoises qui permettront d'élire les 127 députés de l'Assemblée nationale. Elles sont prévues pour se tenir le .
Contexte L'Assemblée nationale est composée de 127 sièges pourvus au scrutin uninominal majoritaire à un tour dans autant de circonscriptions électorales.
À la suite des élections de 2022 marquées par la victoire de la Coalition avenir Québec dirigée par François Legault qui remporte la majorité des sièges lui permettant de former un gouvernement majoritaire pendant quatre ans, Dominique Anglade, alors cheffe du Parti libéral du Québec, démissionne de son poste après ses défaites. Marc Tanguay devient le chef intérimaire du parti le . Le Parti libéral élit Pablo Rodriguez le à l'issue de la course à la direction, qui démissionnera en et laissant alors la place à Marc Tanguay, assurant de nouveau l'intérim du parti. Charles Milliard est couronné nouveau chef du PLQ le .
Pendant le second mandat de la CAQ, se tiennent cinq élections partielles. La première, dans la circonscription de Saint-Henri–Sainte-Anne se tient le , à la suite de la démission de la députée Dominique Anglade, cheffe du Parti libéral du Québec. Elle est remportée par le candidat de Québec solidaire, Guillaume Cliche-Rivard. Les quatre autres sont remportées par le Parti québécois dans des circonscriptions qui appartenaient aux troupes de François Legault. Une deuxième élection partielle se tient d'abord dans la circonscription de Jean-Talon, à Québec, le : le député péquiste, Pascal Paradis (44,06 %) devance de plus du double des voix sa concurrente caquiste (21,33 %), Marie-Anik Shoiry. En , la candidate du Parti québécois, Catherine Gentilcore, gagne avec 52,74 % des votes la circonscription de l'ex-super-ministre Pierre Fitzgibbon, le nouveau candidat caquiste, Alex Gagné, obtenant 28,78 % des votes. Finalement, en , le PQ enchaîne une troisième victoire de suite dans le comté d'Arthabaska laissé vacant par l'ancien député, Eric Lefebvre, qui a fait le saut au fédéral dans les couleurs du Parti conservateur du Canada lors des élections canadiennes de 2025 : bien que l'ex-journaliste Alex Boissonneault fasse face au chef conservateur Éric Duhaime, il obtient 46,29 % des votes, tandis que le chef conservateur et Keven Brasseur, candidat de la CAQ, obtiennent respectivement 35,13 % et 7,20 % des suffrages. Une cinquième élection partielle, toujours dans une circonscription détenue par la Coalition avenir Québec depuis 2018 est prévue dans la circonscription de Chicoutimi à la suite de la démission de la ministre Andrée Laforest qui souhaite alors briguer la mairie de Saguenay. C'est la candidate péquiste Marie-Karlynn Laflamme qui la remporte, avec 45,35 % des voix; Catherine Morissette, du Parti conservateur, arrive en deuxième position avec 26,07 % des votes tandis que le candidat caquiste Francis Tremblay se maintient en troisième position, ne récoltant que 11,97 % des suffrages alors que la CAQ avait obtenu 62,28 % des voix dans le comté lors de l'élection générale de 2022.
Le , alors que la CAQ, selon ce que révèle le plus récent sondage Léger, se situe à 16 % des intentions de votes, et que près de sept Québécois sur dix se disent insatisfaits du gouvernement, Maïté Blanchette Vézina se retire de la coalition et décide de siéger comme indépendante. Elle invite le premier ministre François Legault à démissionner de son poste de chef. Celui-ci annonce effectivement le qu'il ne dirigera pas la CAQ pour la prochaine élection, en s'engageant toutefois à rester en poste en attendant qu'un nouveau chef soit choisi par le parti politique.
Système électoral L'Assemblée nationale était composée de 125 sièges pourvus au scrutin uninominal majoritaire à un tour dans autant de circonscriptions électorales.
En 2026, un projet de nouvelle carte électorale propose de porter le nombre de circonscriptions à 127 pour l’élection générale, afin de tenir compte des changements démographiques et de préserver la représentation des régions Laurentides et Estrie–Centre-du-Québec. Cette élection est la première avec cette nouvelle carte électorale et ce nombre de sièges.
Forces en présence Tableau récapitulatif +Principaux partis en présenceParti politiqueIdéologieCandidat au poste de premier/ière ministreRésultat (%) en 2022DéputésÉlus en 2022Coalition avenir Québec (CAQ)Centre droit Autonomisme (troisième voie), nationalisme québécois, libéralisme économique, interculturalisme Christine Fréchette41 %90Parti libéral du Québec (PLQ)Centre droit à Centre Fédéralisme, libéralisme économique, social-libéralisme, progressisme, multiculturalisme Charles Milliard14,4 %21Québec solidaire (QS)Gauche Souverainisme, socialisme démocratique, altermondialisme, féminisme, interculturalismeRuba Ghazal15,4 %11Parti québécois (PQ)Centre gauche à Centre Souverainisme, nationalisme québécois, social-démocratie, régionalisme, féminisme, interculturalismePaul St-Pierre Plamondon14,6 %3Parti conservateur du Québec (PCQ)Droite Fédéralisme, conservatisme fiscal, libertarianisme, populisme de droite, interculturalismeÉric Duhaime12,9 %0Autres partis1,7 %0Total100 %125
Coalition avenir Québec gauche|vignette|211x211px|Christine Fréchette, cheffe de la Coalition avenir Québec et première ministre du Québec depuis 2026. La Coalition avenir Québec, fondée en 2011 et dirigée par l'ancien ministre péquiste François Legault, gouverne le Québec depuis les élections de 2018. Élu avec comme promesse phare de réduire les seuils d'immigration au Québec et d'adopter une loi cadre sur la laïcité de l'État, le parti du premier ministre François Legault mise sur une politique nationaliste. La CAQ est réélue aux élections de 2022, pour un deuxième mandat fortement majoritaire. Sa victoire, à l'époque, est entre autres attribuée à la gestion de la pandémie de Covid-19 par le gouvernement de la CAQ.
En , François Legault annonce sa démission, déclenchant une course à la direction de la Coalition avenir Québec, à laquelle les ministres Christine Fréchette et Bernard Drainville participent. Christine Fréchette l'emporte, devenant de facto première ministre désignée.
Parti libéral du Québec vignette|210x210px|Charles Milliard, chef du Parti libéral du Québec. Au pouvoir de 2003 à 2012 puis de 2014 à 2018, le Parti libéral du Québec obtient aux élections de 2018 son pire résultat en nombre de sièges (31) depuis 1976 et le pire résultat de son histoire en termes de pourcentage du vote obtenu. À la suite de ces résultats, Philippe Couillard, chef depuis 2013 et premier ministre de 2014 à 2018 annonce qu'il quitte la direction du PLQ ainsi que son siège de Roberval. C'est Dominique Anglade qui lui succèdera en tant que cheffe du PLQ. Sous la direction de cette dernière, le Parti fait encore pire qu'aux élections de 2018 : Anglade démissionne après les élections. Le parti enclenche alors une très longue période électorale pour élire un chef : presque trois ans. Durant cette période, c'est le député Marc Tanguay qui assure l'intérim. En , c'est l'ancien ministre fédéral du Parti Libéral du Canada, Pablo Rodriguez, qui est élu chef du plus vieux parti politique québécois. À la suite d'une crise qui secoue le parti, Rodriguez remet sa démission le , devenant par le fait même le chef du PLQ au plus court règne. Marc Tanguay assure alors de nouveau le poste de chef intérimaire. Le , Charles Milliard devient le nouveau chef du Parti libéral.
Québec solidaire gauche|vignette|182x182px|Ruba Ghazal, porte-parole de Québec solidaire et candidate au poste de première ministre du Québec lors des élections de 2026.
La formation politique de gauche connaît son plus grand nombre de députés élus lors des élections de 2022, avec 11 députés et 15,4 % des voix. Bien qu'en accord avec le principe de laïcité des institutions publiques, Québec solidaire s'oppose à l'interdiction du port de signes religieux par les fonctionnaires en position d'autorité prévue par la Loi sur la laïcité de l'État, adoptée en . Le parti s'oppose également au projet de GNL Québec, dont le terminal était prévu sur la rivière Saguenay.
À la suite des élections de 2022, Québec solidaire fait élire 11 députés. En 2023, le parti remporte l'élection partielle de Saint-Henri–Sainte-Anne, devenant ainsi le seul parti à gagner une partielle sur l'île de Montréal durant cette période.
En 2024, la porte-parole féminine du parti, Émilise Lessard-Therrien, annonce son départ après quelques mois en fonction. Cette démission entraîne des débats internes concernant la direction du parti.
Après avoir annoncé en qu'il ne solliciterait pas un nouveau mandat, Gabriel Nadeau-Dubois quitte ses fonctions de porte-parole parlementaire. Ruba Ghazal, co-porte-parole féminine depuis , devient cheffe parlementaire du parti. Sol Zanetti est ensuite élu co-porte-parole masculin le . Le lendemain, Ruba Ghazal est choisie pour représenter Québec solidaire au poste de première ministre lors des élections de 2026.
Selon certaines projections électorales, notamment celles de Qc125, Québec solidaire demeure principalement compétitif dans les grands centres urbains du Québec. Les circonscriptions où le parti est projeté en position favorable ou dans une lutte serrée se concentrent principalement sur l'île de Montréal et dans certains secteurs centraux de la ville de Québec.
À Montréal, les circonscriptions où Québec solidaire est projeté en bonne position comprennent notamment Gouin, Mercier, Sainte-Marie–Saint-Jacques et Hochelaga-Maisonneuve. Dans la région de la Capitale-Nationale, les circonscriptions de Jean-Lesage et de Taschereau figurent parmi celles où le parti demeure compétitif.
Ces projections indiquent que la force électorale de Québec solidaire en vue du scrutin de 2026 demeure concentrée principalement dans les grands pôles urbains, particulièrement Montréal et Québec.
Parti québécois vignette|208x208px|Paul Saint-Pierre Plamondon, chef du Parti québécois. Ayant gagné les élections générales de 2012, le Parti québécois n'obtient que 10 députés et 17,06 % du vote populaire lors des élections générales de 2018, son pire résultat en nombre de sièges depuis les élections générales de 1973 et son pire résultat en termes de pourcentage de son histoire. Le parti, qui a connu sept chefs entre 2014 et 2020, perd son statut de deuxième opposition lors du départ du caucus de la députée de Marie-Victorin Catherine Fournier. Jean-François Lisée, qui a dirigé le parti de 2016 à 2018, quitte ses fonctions après la défaite de son parti. Une course à la direction est organisée. L'historien Frédéric Bastien, le député Sylvain Gaudreault, l'humoriste Guy Nantel et le juriste Paul St-Pierre Plamondon sont sur les rangs. Ce dernier est élu au troisième tour avec 56 % des votes. Malgré tout, lors des élections de 2022, le parti fait pire qu'en 2018, ne réussissant à élire que trois députés. La situation s'améliore ensuite. Il gagne quatre des cinq élections partielles depuis les élections générales de 2022 et remonte de manière spectaculaire dans l'opinion public et dans les sondages. En 2025, le Parti québécois est considéré comme étant l'adversaire politique le plus important à la Coalition avenir Québec.
Parti conservateur du Québec gauche|vignette|216x216px|Éric Duhaime, chef du Parti conservateur du Québec.