Eugénie Pradez, née le à Liège et morte le à Lausanne, est une écrivaine et une peintre de genre suisse.
Biographie
Origines et famille Eugénie Pradez naît le à Liège, en Belgique, où officie alors son père, le pasteur Georges Pradez, auteur en 1894 d'une traduction en français, en vers, du Faust de Goethe. Elle a deux sœurs et un frère.
Sa famille paternelle, issue du Languedoc, plus précisément de Bédarieux, est originaire de Vevey, dans le canton de Vaud, depuis 1700.
Enfance en Belgique et peinture Elle grandit à Liège, où elle commence des études de peinture, qu'elle poursuit à Rome, notamment auprès de Modesto Faustini.
Elle expose des tableaux de genre et des peintures à l'huile à Bruxelles, à Liège et en Suisse. Deux médailles, l'une aux États-Unis, l'autre en Belgique, lui sont remises pour ses œuvres.
Arrivée en Suisse, écriture et journalisme Elle s'installe à Pully en 1886 et enfin à Lausanne, à La Chablière, où vécut Benjamin Constant, avec son père et ses sœurs, puis à la toute proche Petite Chablière avec ses deux sœurs.
Les prémices de sa cécité la conduisent à renoncer à la peinture et à se consacrer à l'écriture, publiant des nouvelles et des romans et collaborant à diverses revues et journaux, notamment la Gazette de Lausanne. Sa première nouvelle, Gabrielle, paraît dans la Bibliothèque universelle.
Une polémique l'oppose à la fin 1909 et au début 1910 au peintre René Auberjonois sur l'impressionnisme, courant qu'elle critique violemment, parlant d', déclarant et dénonçant l'arrivisme et la paresse de beaucoup de modernes. Elle s'oppose également dans la Gazette de Lausanne en 1914 à un défenseur du droit de vote des femmes à la suite d'un article qu'elle fait paraître sur le sujet du féminisme, où elle développe l'idéal .
Elle est très croyante. Elle écrit à cet égard une petite brochure sous forme de dialogue en 1894, intitulée Nos Certitudes, sur le christianisme comme .
Maladie et mort Elle est atteinte de cécité à partir de 1914. Lors des dernières années de sa vie, sa santé l'empêchant de mener des travaux littéraires importants, elle publie de temps à autre des méditations sous forme de « Pensées » dans la Gazette de Lausanne.
Elle meurt le à la villa de la Petite Chablière, près de Lausanne, après plusieurs jours de maladie.
Thématiques et style littéraire L'analyse de la psyché et de la vie intérieure est au cœur de son œuvre. Ses romans , avec des personnages humbles, et entourés d'un .
Son œuvre est présentée comme suit en une de La Tribune de Lausanne en 1926 : . Pour Henry Bordeaux, dans sa préface au roman Les feuilles tournent au gré du vent, .
Son style est décrit comme suit dans un article de 1913 de la Gazette de Lausanne : . Un article paru en 1907 en une de La Tribune de Lausanne relève pour sa part .
Distinctions
1893 : médaille de bronze pour deux nouvelles à l'Exposition universelle à Chicago 1921 : prix d'honneur de la fondation Schiller 1927 : prix Anaïs-Ségalas, décerné par l'Académie française, pour Les feuilles tournent au gré du vent 1929 : membre d'honneur du 1931 : membre d'honneur de la Société académique d'histoire internationale
Œuvres . L'ouvrage est composé d'une douzaine de récits, dont certains sont d'abord parus dans la Gazette de Lausanne. Résumé : invité dans une famille bourgeoise de Lausanne, un baron tombe amoureux d'une jeune fille de 18 ans. . . Résumé : . Composé de neuf nouvelles ou études. Le roman est composé de vingt récits. La première nouvelle, la plus longue et éponyme, est une étude sur l'atavisme chez l'enfant. Elle montre qu'on peut surmonter l'hérédité du mensonge et des vices . L'ouvrage est composé de sept récits. Le premier, éponyme, . Résumé : dans une agglomération industrielle inspirée par Liège, un ingénieur . Il expie cette faute tout au long de sa vie. Recueil de quatre nouvelles. L'ouvrage est composé de quatre essais : le premier, écrit par Edith Pradez, sœur aînée d'Eugénie Pradez, porte sur le divorce de Peter Andreas Heiberg ; le deuxième sur le tempérament de Germaine de Staël ; le troisième sur la rivalité entre Goethe et pour le cœur de Lotte ; le quatrième sur l'écrivain Frances Burney.
Notes et références
Liens externes
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