Matelea palustris est une espèce d'arbuste sub-endémique de Guyane, appartenant à la famille des Apocynaceae. C'est l'espèce type du genre Matelea Aubl.

Description vignette|gauche|échantillon type de Matelea palustris Aubl. collecté par Aublet en Guyane

Matelea palustris est un arbuste atteignant de haut.

Ses tiges portent une pubescence omniprésente, dense ou éparse, composée de trichomes non-glanduleux rétroréfléchis ou étalés, longs de , et de trichomes glanduleux capitonnés étalés, longs de .

Le limbe foliaire est de forme elliptiques à lancéolés, à apex longuement acuminé, et à base cunéiforme, attendue ou arrondie, mesurant , avec 6-11 paires de nervures secondaires, à marges entières. La face supérieure est glabre, hormis la nervure centrale peu ou modérément pubescente (trichomes non-glanduleux antrorse-apprimés longs de ). La face inférieure est glabre, hormis la nervure centrale un peu pubescente (trichomes non-glanduleux antrorse-apprimés ou étalés s'ils sont présents, longs de , et trichomes glanduleux en capitules étalés, longs de ). L'apiculum est peu à modérément pubescent dessus et dessous (trichomes non-glanduleux antrorse longs de ), avec 3-7 collétères, lancéolés. Les pétioles sont longs de , modérément à densément pubescents, pubescence omniprésente sur les jeunes feuilles, essentiellement limitée à la crête adaxiale des feuilles plus âgées, trichomes églandulaires antrorse, de long, trichomes capitulaires glandulaires étalés s'ils sont présents, de long.

L'inflorescence est de type racème à 5-7 fleurs (1-2 fleurs ouvertes à la fois), portées par des pédoncules longs de , modérément à densément pubescents (trichomes non-glanduleux antrorse, étalés, ou rétorse, longs de , et trichomes glanduleux en capitule étalés long de ). Les pédicelles sont robustes, longs de , modérément pubescents (pubescence omniprésente, de trichomes non-glanduleux antrorse ou étalés longs de , et trichomes glanduleux en capitule étalés, longs de . Les bractées sont étroitement ovales, longues de , à peine pubérulentes, ciliées.

Les lobes du calice sont oblongs ou lancéolés, mesurant , glabres sur la face supérieure, modérément pubescents sur la face inférieure (trichomes non-glanduleux antrorse-apprimés, longs de , et trichomes glanduleux capitonnés étalés longs de ), à sommets obtus, à marges entières nettement ciliées (trichomes non-glanduleux antrorses longs de ), et avec des 1-2 collétères par sinus, linéaires à lancéoloïdes.

La corolle est subcampanulée à la base, de couleur crème, blanche, blanc verdâtre, jaune pâle, jaune sur la face supérieure et d'un diamètre est de . Le tube mesure environ . Les lobes sont imbriqués dans le bourgeon, de forme ovales, à l'apex arrondi ou obtus, à marges entières, non ocellés, mesurant (au sinus), à face supérieure glabre, et à face inférieure glabre ou peu pubescente (trichomes non-glanduleux antrorse longs d'environ , et trichomes glanduleux en capitule étalés, longs d'environ ). L'anneau faucal est absent.

La couronne du gynostème présente ses parties staminales et interstaminales fusionnées. Elle mesure de diamètre à la base, avec une crête surélevée sur de hauteur, une ligule d'environ , et son sommet tronqué à arrondi, non ligulé, apparaissant comme un sinus. La tête de style mesure de diamètre, est porté sur une stipe haut de , et est dépourvu d'appendice terminal.

Les pollinies ovoïdes, mesurent environ , sont portées par un corpuscule long de , et pourvues de caudicules.

Les fruits sont des follicules fusiformes, mesurant , modérément pubescents, (trichomes non-ganduleux antrorse, rétrorse, ou étalés, longs de , et trichomes glanduleux capitonnés étalés, longs de ).

Les graines sont planes, de forme obovales, mesurant , à surfaces glabres, avec la marge distale dentée.

Répartition On rencontre Matelea palustris sur le plateau des Guyanes de l'estuaire de l'Orénoque à l'Oyapock. Elle serait même endémique de Guyane selon une source plus précise (présence avérée sur une bande assez étroite située à environ 50 km de la côte, depuis la région de Cayenne (Guyane) jusqu'à l'Oyapock et présence non confirmée en Amapá - Brésil).

Écologie On rencontre généralement Matelea palustris dans la végétation ripicole, depuis le niveau de la mer jusqu'à 50 m d'altitude, fleurit en Guyane d'août à décembre, et fructifie en octobre.

Une autre source plus ancienne (qui confond probablement Matelea palustris avec Matelea graciliflora), rapporte qu'elle affectionne les zones humides le long des cours d'eau, fleurit de mai à novembre et fructifie en juin.

La taxonomie de Matelea palustris est complexe et a fait l'objet d'une étude avec les espèces voisines Matelea herbacea et Matelea graciliflora.

Protologue vignette|gauche|Matelea palustris par Aublet (1775) : Planche 109. Fig. 1. - 1. Glandes qui ſont ſous la partie inférieure de la feuille. - 2. Bouton de fleur. - 3. Calice. - 4. Corolle. - 5. Étamines. - 6. Piſtil compoſé de deux ovaires. Styles. Stigmates. - 7. Silique. - 8. Semence. En 1775, le botaniste Aublet a décrit cette espèce sous deux noms différents Matelea palustris et Matelea latifolia, dont les protologues sont les suivants :

Voir aussi Articles connexes Liste des plantes décrites par Fusée-Aublet

Références

Références taxinomiques

Catégorie:Asclepiadoideae Catégorie:Espèce d'Apocynaceae (nom scientifique) Catégorie:Plante décrite par Aublet Catégorie:Fruit tropical Catégorie:Plante décrite en 1775