Boleslaw Maslankiewicz est un résistant et un dirigeant syndical et politique du .

Biographie Né le en Pologne, à Debice, dans la division administrative de Lodz, Boleslaw Maslankiewicz est parti dès l'âge de douze ans travailler en Allemagne, de 1915 jusqu’en 1919, avec son frère et son père, militant du parti communiste polonais.

À partir du printemps 1919, Boleslaw Maslankiewicz, travaille à Pompey (Meurthe-et-Moselle) dans la sidérurgie de la région Lorraine, qui était sous-contrôle allemand jusqu'à la Première guerre mondiale puis aux aciéries de Longwy (Meurthe-et-Moselle) comme conducteur de grue. Avec son épouse Marianne et son fils Lucien, il déménage en 1927 à Gentilly, en région parisienne, pour un emploi de mécanicien au Grand Moulin de Paris, dans le arrondissement de la capitale.

Parlant français, polonais, allemand, et russe, il est devenu permanent de l’organisation syndicale CGTU, chargé d’organiser la main d’œuvre d’origine polonaise, puis adhérent au Parti communiste français à l’automne 1934.

Le , à la demande de ce parti, il rejoint les Brigades internationales pour combattre le fascisme en Espagne, dans le « bataillon Mickiewicz » de la Brigade internationale Dombrowski, où il sera plus tard nommé capitaine et commissaire politique. Combattant de à , puis, blessé, il rejoint les polonais de France, "mineurs du Nord et du Pas-de-Calais, sidérurgistes de Lorraine, métallurgistes de la région parisienne" et vit à Gennevilliers.

Dissoute, la MOI "se reconstitue clandestinement au cours de l'été 1941. Ses principaux dirigeants sont Arthur London, Louis Gronowski, Jacques Kaminski, Edouard Kowalski, Adam Rayski, Marino Mazetti et lui-même Boleslaw Maslankiewicz"L’Affiche rouge" de Adam Rayski, Musée de la Résistance nationale "Avec tous tes frères étrangers : de la MOE aux FTP-MOI" par Dimitri Manessis et Jean Vigreux, aux Editions Libertalia, en février 2024. Il devient ainsi membre du triangle national de direction de la section polonaise de la MOIBiographie Le Maitron de Boleslaw Maslankiewicz. Le PCF étant peu implanté en Bourgogne avant-guerre"La résistance FTP-MOI à Montceau, historique général, par Gérard Soufflet, sur Respol71 , Boleslaw Maslankiewicz est chargé en 1942 de développer l'organisation dans cette région, jugée en retard sur le bassin minier du Nord-Pas-de-Calais, via de « fréquentes missions » en créant de "groupes de sportifs". Plusieurs mineurs ont rejoint à l'hiver 1943-1944 le maquis "Bargiel", situés aux limites de trois départements bourguignonsSaone-et-Loire, Nièvre et Côte d'Or, composé d'évadés russes et de FTP-MOI des mineurs polonais à Montceau-les-Mines.

Après le débarquement des alliés en Normandie du , Boleslaw Maslankiewick forma en Bourgogne, dans le département de Saône-et-Loire, le "bataillon Mickiewicz", unité militaire polonaise au nom inspiré d'une autre pendant la guerre civile espagnole, rebaptisé par la suite "9e bataillon FTP" de ce département. En , il est envoyé par le PCF dans le bassin minier Nord Pas-de-Calais, chargé de renforcer l’encadrement des groupes de FTP polonais. s Polonais se mettent sans tarder à former des unités casernées d'abord à Seclin, Lewarde, Montigny-en-Ostrevent, Denain, Onnaing et Valenciennes, puis transférées aux casernes de Guesnain, Hérin et Seclin. La formation de ces unités était dirigée par les commandants Boleslaw Jelen et Boleslaw Maslankiewicz, ainsi que le capitaine Jôzef Migos"La participation des polonais à la Résistance dans le Pas-de-Calais et le Nord (1940-1944)" par J. Zamojski dans la Revue du Nord en 1975 . Ils ont d'abord des difficultés avec l'administration militaire à cause de la dissolution des FFI: Elle refuse de reconnaître le droit de ces combattants (qui refusent d'obéir au gouvernement polonais en exil) à la solde, au ravitaillement, à l'aide aux familles mais finalement 2500 à 3000 s’engagent dans l’armée française en décembre de la même année"Historique du réseau de Résistance Monika W: Guerre 1939-1945", par Thadée Jago, aux Editions Group7 en 1991, intégrés le mois suivant, sous la forme, entre autres, des 19e et 29e groupements polonais, dans la première armée française, sous la houlette des colonels Thévenot et Huret, et de trois commandants Jean Gherard, Boleslaw Jelen, et lui-même. Ils vont d'abord à Besançon. Au coeur des combats sur le Rhin de puis de la libération de Colmar, ils restèrent en Allemagne jusqu’en puis furent envoyés en Pologne en , avant leur auto-dissolution. Il fut par la suite membre de la Milice polonaise, d'abord à Varsovie puis comme commandant de celle de Lublin, avant d'intégrer, de 1950 à 1953, celle de Zielona-Gora, à la frontière avec la nouvelle RDA.

Il meurt le .

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