ÉmiraL'acte de baptême comporte une mention marginale indiquant que « la citoyenne Marceau a changé de prénom en celui d'Émira... par arrêté du ». La notice BnF précise qu'Émira est l'anagramme de son premier prénom Marie. Marceau, née le 11 juillet 1753 dans la paroisse Saint-Saturnin de Chartres, baptisée Marie Jeanne Louise Françoise Suzanne Marceau Desgraviers., et morte le 6 mai 1834 à Nice, est une graveuse à l'eau-forte, au pointillé et au lavis et femme des Lumières française.

Biographie Elle est la fille de François Séverin Marceau Desgraviers, procureur et greffier en chef au bailliage criminel de Chartres, et de sa première femme Marie Salmon, et la demi-sœur consanguine du général Marceau, de seize ans son aînée, né du même père et de sa seconde épouse Marie Gaullier.

En 1768., avant sa quinzième année, elle est mariée à Champion de Cernel, procureur du roi, plus âgé qu'elle de dix ansSon portrait est conservé au musée des Beaux-Arts de Chartres.. Du fait de son « insubordination conjugale », le mariage n'est pas heureux.

Sur le conseil de son père, elle se retire à l'abbaye Notre-Dame de l'Ouÿe, près de Dourdan, puis au couvent des Dames de Sainte-Anne, rue Saint-Honoré à Paris.

Après 25 ans de mariage, Émira obtient le divorce le 22 juillet 1793, grâce à la loi autorisant le divorce en France du 22 septembre 1792.

En 1796, trois ans plus tard, elle épouse Sergent-Marceau qu'elle connaît depuis son inscription parmi ses élèves, grâce auquel on connaît un grand nombre de détails sur sa vie.

Œuvres Les gravures sont, pour un grand nombre d'entre elles, réalisées à partir de dessins de son maître, puis conjoint, Sergent-Marceau. Chartres, archives départementales d'Eure-et-Loir (AD28) : Le bonheur imprévu, 1788 : un acte de bienfaisance de janvier 1788 du duc d'Orléans (cote 7 Fi 110) ; Les animaux rares ou la translation de la Ménagerie Royale au Temple le 20 août 1792, de la liberté et de l'égalité, 1792 (?). ; In Intellectu nihil est nisi prius fuerit in sensu (Il n'y a rien dans l'Intellect s'il n'a pas été d'abord dans le sens), An 10 (1802), (AD28, cote 7 Fi 269) et BnF. L'Isle-Adam, musée Louis Senlecq : Philippe Villiers de L'Isle-Adam, estampe, gravure d'après le dessin de Sergent-Marceau.. Paris, Bibliothèque nationale de France : - « Collection Générale des Portraits de M.M. les Députés à l'Assemblée Nationale tenue à Versailles le 4 mai 1789 »« A Paris chez Le Vachez sous les Colonnades du Palais Royal n° 258 ». :

Pau, château de Pau : Armand de Gontaut, seigneur et baron de Biron, estampe, 1792, gravure d'après le dessin de Sergent-Marceau..

Notes et références Notes

Références

Voir aussi Bibliographie . . . . .

Liens externes

Recherche Auteur/Contributeur "Cernel Marie Louise Suzanne Champion de", Bibliothèque nationale de France (34 documents consultables en ligne) ; Marceau, Emira (graveur), fonds iconographiques numérisés, collection Maurice Jusselin (7FI), Archives départementales d'Eure-et-Loir (21 résultats consultables en ligne).

Catégorie:Naissance à Chartres Catégorie:Naissance en juillet 1753 Catégorie:Décès à Nice Catégorie:Décès en mai 1834 Catégorie:Décès à 80 ans Catégorie:Graveuse française du XVIIIe siècle Catégorie:Graveuse française du XIXe siècle Catégorie:Aquafortiste français du XVIIIe siècle Catégorie:Aquafortiste français du XIXe siècle Catégorie:Graveur au pointillé