Agnès Spycket, née à Paris le et morte dans la même ville le Relevé des fichiers de l'Insee, est une assyriologue, iconologue et archéologue française.

Biographie Agnès Spycket naît le à Paris. Après avoir vu les taureaux assyriens au musée du Louvre à l'âge de , qui l'auraient , elle entreprend des études à l'Institut catholique de Paris, puis à l'EPHE et à l'École du Louvre, où elle apprend l'hébreu, l'akkadien et le sumérien. Elle présente sa thèse, La coiffure féminine en Mésopotamie sous la direction de Georges Contenau et André Parrot en 1946 puis entreprend un mémoire à l'EPHE intitulé La statue de culte en Mésopotamie, mais elle ne le présente finalement que vingt ans plus tard grâce à l'aide de Roland de Vaux, après de nombreux obstacles dans sa carrière universitaire dus au fait qu'elle soit une femme.

Parallèlement, elle débute comme chargée de mission au sein du département des antiquités orientales du musée du Louvre, en 1945, et entre simultanément au CNRS en tant qu'associée technique d'Édouard Dhorme puis de René Labat. A cette époque, elle est aussi en lien avec une autre assyriologue, Jeanne-Marie Aynard, avec qui elle collabore.

Elle s'implique dans de nombreuses fouilles. En 1962-1963, elle entreprend des fouilles à Jérusalem avec Roland de Vaux, puis elle fouille Suse avec Roman Ghirshman en 1964-1966, Tell Keïsan avec Roland de Vaux dans les années 1970. Elle s'implique aussi et organise des fouilles à Isin, Sirkeli, ou encore Terqa. Roman Ghirshman, après avoir fouillé avec elle, la décrit comme étant une personne particulièrement .

Malgré les difficultés auxquelles elle est confrontée pendant sa carrière parce que c'est une femme, elle est soutenue par certains de ses amis et collègues, comme André Parrot. Entre autres, celui-ci demande à ce qu'elle reçoive l'Ordre des Arts et des Lettres en lui déclarant qu'il s'agit de :

En 1982, elle reçoit la médaille d'argent du CNRS pour l'ensemble de ses travaux en assyriologie et en iconologie.

Elle meurt le puis est inhumée après une cérémonie à l'église de la Sainte-Trinité de Paris.

Postérité En 1996, un ouvrage commun lui rend hommage et la remercie de son apport à la connaissance du Proche-Orient ancien.

Distinctions Médaille d'argent du CNRS (1982)

Publications Monographies .

Articles . . .

Culture populaire Littérature : ce roman de science pour la jeunesse se déroulant au musée du Louvre lui rend hommage en faisant d'Agnès Spycket un des personnages de l'histoire. Cela permet à l'autrice de relater l'histoire de la scientifique grâce aux différents échanges qu'elles ont eu ensemble et de présenter aux jeunes lecteurs la découverte que la scientifique a réalisée dans les réserves du musée. L’ouvrage revient notamment sur l’identification par Agnès Spycket de la tête de la statue élamite de Narundi avec son corps et comporte un livret documentaire destiné à distinguer les éléments historiques des éléments fictionnels.

Références

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