La est une voie de Toulouse, chef-lieu de la région Occitanie, dans le Midi de la France.

Situation et accès Description La rue du C.E.A.T. est une voie publique. Elle se trouve dans le quartier de Jolimont.

La chaussée compte une voie de circulation dans chaque sens. Elle appartient à une zone 30 et la vitesse y est limitée à . Elle est longée sur toute sa longueur par une piste cyclable.

Voies rencontrées La rue du C.E.A.T. rencontre les voies suivantes, dans l'ordre des numéros croissants (« g » indique que la rue se situe à gauche, « d » à droite) :

Avenue Henri-Guillaumet Allée Nicole-Castan (d) Allée Renée-Canavaggia (d) Allée Jeanne-Dumée (d) Allée Jeanne-Barret (d) Rue Jeanne-Labrosse (g) Rue Nelson-Mandela (d) Place Pierre-Satre (g) Rue de la Soufflerie (d) Rue Élisa-Garnerin (d) Avenue Yves-Brunaud

Odonymie La rue, tracée lors de l'aménagement de la zone d'aménagement concerté (ZAC) Guillaumet sur le site de l'ancien Centre d'essais aéronautiques de Toulouse, en a naturellement pris le nomSalies 1989, vol. 1, ..

Histoire

Patrimoine et lieux d'intérêt Cité administrative Michel-Debré

En 1927, le conseil municipal étudie le déplacement de l'école vétérinaire, à l'étroit dans ses locaux du quartier de Marengo (emplacement de l'actuel boulevard de Marengo) et propose un terrain de 15 hectares au quartier de la Juncasse, l'État assumant les frais de la construction. Les plans en sont confiés à l'architecte Charles Lemaresquier et sont, après avis de commissions vétérinaires, définitivement approuvés en 1931. La construction de la nouvelle école vétérinaire commence au mois de mars 1932 mais, dans un contexte de crise économique, l'insuffisance des crédits accordés par l'État ralentit les travaux, tandis que des difficultés juridiques surviennent avec la Société immobilière toulousaine chargée des travaux de l'école, de l'aménagement du quartier de Jolimont et de la création des voies d'accès. Enfin, la présence dans le sous-sol de nappes d'eau entrave les travaux. Ainsi, en 1939, lorsque la Seconde Guerre mondiale éclate, seuls les trois quarts des constructions prévues sont terminées.

En septembre 1939, les services du ministère de l'Air s'installent dans les bâtiments, encore inachevés, et l'aménagent. Une grande et une moyenne souffleries sont édifiées par l'architecte René KiegerIl avait déjà construit, en 1936, la soufflerie de Banlève, sur l'île du Ramier, pour le compte de l'Institut de mécanique des fluides.. Des plans inclinés et un appareillage spécial sont également construits pour l'étude de la résistance des trains d'atterrissage. Enfin, la cité universitaire qui devait accueillir les étudiants vétérinaires est transformée en logements de fonction. Les travaux sont achevés en 1940 et l'installation devient définitive en 1941 à la suite d'un accord entre les ministères de l'Air et de l'Agriculture, actant la création de l'Établissement de recherches aéronautique (ERA) de Toulouse.

En 1961, l'École nationale d'ingénieurs de constructions aéronautiques (ENICA), créée en 1946 à Paris, est transférée à Toulouse sur le site de l'ERA. En 1969, l'école est rattachée aux concours des écoles nationales supérieures d'ingénieurs (ENSI), lui permettant d'améliorer son recrutement et devenir, dix ans plus tard, l'École nationale supérieure d'ingénieurs de constructions aéronautiques (ENSICA).

En 1966, L'ERA, devenu le Centre d'essais aéronautiques de Toulouse (CEAT) en 1966, poursuit ses activités jusqu'en 2000, date à laquelle les différents sites sont regroupés sur le site de Balma (actuelle Direction générale de l'armement Techniques aérospatiales (DGA TA), rue Saint-Jean). Quant à l'ENSICA, en 2015, elle fusionne complètement avec Institut supérieur de l'aéronautique et de l'espace (ISAE-Supaero) et déménage dans la zone universitaire de Rangueil (actuel avenue Marc-Pélegrin). En 2014, Toulouse Métropole conclut avec l'État un protocole d'intention en vue de l'acquisition d'une partie du site, puis négocie pour obtenir l'ensemble des terrains constructibles. L'accord exclut cependant le bâtiment de l'ancienne école vétérinaire réalisé par Charles Lemaresquier qui est affecté à la cité administrative.

En 2026, la nouvelle cité administrative est baptisée du nom de Michel Debré (1912-1996), homme politique et « baron du gaullisme », un des rédacteurs de la constitution de la Cinquième République et première personne à occuper la fonction de Premier ministre, entre 1959 et 1962. Il était par ailleurs le petit-fils du peintre toulousain Édouard Debat-Ponsan (1847-1913). Le choix du nom de Michel Debré provoque cependant une certaine hostilité de la part des syndicats des finances publiques et de la direction départementale de l'emploi, du travail et des solidarités (DDETS)Nicolas Stival, « Toulouse : la cité administrative a un nom, voici pourquoi il ne fait pas que des heureux », Actu Toulouse, 8 mai 2026..

Jardin Guillaumet - CEAT Le jardin Guillaumet - CEAT est inauguré le 4 juillet 2025 par le maire de Toulouse, Jean-Luc Moudenc. Il occupe une parcelle de environ, au cœur de l'écoquartier Guillaumet. Il compte une aire de jeux pour enfants, dont les installations évoquent l'histoire de l'aviationMichel Durand, « Après les premiers logements, un grand espace vert : à Toulouse, le quartier Guillaumet, ex-CEAT, prend vie sur 13 hectares », La Dépêche du Midi, 6 juillet 2025..

Notes et références Notes

Références

Voir aussi

Bibliographie .

Articles connexes Liste des voies de Toulouse Liste des espaces verts de Toulouse

Liens externes « Notice », Au nom de la voie, sur le site Urban-Hist, Archives municipales de Toulouse, (consulté le ). Inventaire préliminaire de la ville de Toulouse, sur le site Urban-Hist, Archives municipales de Toulouse (consulté le ). Inventaire général du patrimoine culturel d'Occitanie, sur le site Ressources patrimoines - La médiathèque culturelle de la Région Occitanie (consulté le ).

CEAT CEAT CEAT