Le de hussards () est une unité de cavalerie de l'armée française, créé sous la Révolution à partir du régiment de Chamborant hussards, un régiment de cavalerie français d'Ancien Régime créé en 1735. Dès sa création, il avait pour but d'opérer sur les arrières de l’ennemi et y mener des actions audacieuses, sa réputation s'est acquise sous les ordres du marquis de Chamborant entre 1761 et 1791.
Fidèle à son histoire, le est resté un régiment de cavalerie légère dont les hussards sont toujours recrutés pour leur capacité à renseigner au-delà des lignes ennemies. Il est actuellement le régiment blindé de recherche du renseignement de l'Armée de terre.
Le régiment appartient à la Brigade de renseignement et cyber-électronique (BRCE) (recréée en 2024) elle-même subordonnée au commandement des actions dans la profondeur et du renseignement (CAPR), également créé en 2024, et, est stationné à Haguenau en Alsace. Spécialisé dans l’infiltration, le camouflage, le renseignement, les techniques de survie, les techniques de communication et les dernières technologies, le se caractérise par la mobilité de ses équipes qui sont déployables sur court préavis. Ce sont des cavaliers du renseignement extrêmement discrets.
Création et différentes dénominations Le , la décision de créer un troisième régiment de Hussards prise à Versailles par le roi Louis XV, après la création des régiments permanents de Rattsky (1716) et de Bercheny (1720) est prise.
Puis, le à Strasbourg, est mise sur pied la création du régiment dEsterhazy Houzards, au profit du comte Valentin-Joseph Esterhazy.
Enfin, le : le régiment d'Esterhazy Houzards devient le régiment David Houzards, aux ordres du chevalier Zsigmond David.thumb|Le comte Lancelot Turpin de Crissé.En , le régiment prend le nom de son nouveau mestre de camp, le comte Lancelot Turpin de Crissé de Sanzay et se fait connaître sous le nom de Turpin Houzards. vignette|Illustration d'un cavalier du régiment de Chamborant.De plus, en : son nouveau mestre de camp, le marquis André-Claude de Chamborant de la Clavière lui donne son nom.
Enfin en 1791, le régiment est nommé de hussards
Par tradition, les cinq premiers régiments de hussards sont dénommés avec l'ancien terme « Houzard », en mémoire des premiers escadrons de houzards hongrois. L'appellation de tradition du hussards est Chamborant Houzards ou hussards de Chamborant et parfois les frères bruns. 1814 : régiment des hussards de la Reine 1815 : reprend le nom de de hussards, licencié en 1816 : Régiment de hussards de la Meurthe, organisé à Metz, le 1825 : reprend le nom de de hussards 1939 : dissous et transformé en : de reconnaissance de corps d'armée ( GRCA) de reconnaissance de division d'infanterie ( GRDI) de reconnaissance de division d'infanterie ( GRDI) de reconnaissance de division d'infanterie ( GRDI) de reconnaissance de division d'infanterie ( GRDI) de reconnaissance de division d'infanterie ( GRDI) 1940 : recréation le du de hussards 1942 : dissous le 1944 : de hussards 1946 : dissous et immédiatement recréé avec les éléments du de hussards 1979 : transféré de sa garnison d'Orléans à Sourdun où il prend la place à l'ordre de bataille comme régiment de reconnaissance du Corps d'Armée du RH dissous. 2009 : Quitte la garnison de Sourdun pour Haguenau
Chefs de corps 1735-1743 : comte Esterhazy, propriétaire du régiment qui porte son nom ; 1743-1747 : chevalier David, propriétaire du régiment qui porte son nom ; 1747-1761 : comte de Turpin, propriétaire du régiment qui porte son nom ; 1761-1791 : marquis de Chamborant de la Clavière, propriétaire du régiment qui porte son nom, le commandement du régiment étant confié à un mestre de camp : 1767-1782 : baron de Lindenbaum ; 1782-1783 : chevalier de Pistoris ; 1783-1788 : chevalier de Bozé ; 1788-1789 : baron de Rozen ; 1789-1791 : comte de Bozé ; 1791-1792 : baron Jean-Conrad von Malsen 1792-1793 : comte Charles Louis Joseph de Gau de Fregeville 1793-1806 : baron Jean-François Thérèse Barbier (qui peint des gouaches du régiment) 1806-1809 : baron François-Joseph Gérard 1809-1813 : baron Gilbert-Julian Vinot 1813-1815 : baron Louis de Séganville 1815-1821 : prince Joseph-Marie de Savoie-Carignan 1821-1830 : vicomte Gauthier de Rigny 1830-1843 : comte Duroc de Chabannes 1843-1848 : Joseph Oronce Gagnon (1796-1883), général de division 1848-1855 : Aimable Désiré Dumor 1855-1862 : Louis Pierre François L'Huillier 1862-1868 : François Hippolyte Gadic (1808-1882) 1868-1873 : Paul Carrelet 1873-1875 : Jean-Baptiste Aubert 1875-1882 : Jérôme de Bonne 1882-1887 : Joseph-Léon Roustain 1887-1894 : Camille de La Forgue de Bellegarde 1894-1898 : Ferdinand de Chalendar 1898-1904 : Charles-Marie- d'Hombres de Malbois 1904-1908 : Henri-Étienne-Espérance Gouget de Landres 1908-1914 : François-Auguste Carles de Carbonnières 1914-1917 : -Pierre-Victor-Eugène-Marie Gouzil 1918-1919 : Georges Cyrille Chevillot 1919-1920 : François René Boullaire 1920-1921 : Marcel François Huet 1921-1923 : Pierre Félix Jean Pichon-Vendeuil 1923-1930 : Joseph-Marie-Edouard Potiron de Boisfleury 1930-1932 : Cyr de Lafon 1932-1934 : Marie Joseph Eugène Jean Testard 1934-1936 : Eugène Marie Louis Bridoux 1936-1939 : Maurice-Marie-Louis-Hilaire Dodard des Loges 1939-1939 : André Abrial 1940-1941 : Albert-Jean-Joseph-Marie de Blois de La Calande 1941-1942 : Marie Émile Richard Boutaud de Lavilléon 1942 : Jean, baron Desazars de Montgailhard 1944 : Émile-Bertrand-Bernard Darizcuren (commandant de résistance)E. Darizcuren, voir : sa biographie 1945 : Roy 1945 : Marc O'Neill (compagnon de la Libération) 1946 : Pierre Séguineau de Préval (1897-1981) 1946-1951 : Marie Étienne Emmanuel Henri Salesse-Lavergne (1897-1979) 1951-1953 : Pierre Gentien (1901-1989), organisateur et premier commandant des CRS (1944-1947) 1953-1955 : Laurent 1955-1956 : de Charbot 1956-1960 : Bernard 1960-1961 : Moreau 1961-1962 : de Champeaux de la Boulaye 1962-1964 : Guy Méry 1964-1965 : Douat 1965-1967 : de Vanssay 1967-1969 : Menard 1969-1971 : Pierre Mazin 1971-1973 : Pierre de Bermondet de Cromières 1973-1975 : Claude Maisonnet 1975-1977 : André Dupuy de la Grand'Rive. 1977-1979 : Hervé Zwingelstein 1979-1981 : Bertrand Rimaud 1981-1983 : Guy Dumouchel de Prémare 1983-1985 : Jean Boÿ 1985-1987 : Dominique Barrois 1987-1990 : Georges d'Harcourt 1990-1991 : Jean-François Bart 1991-1993 : Jérome Millet-Taunay 1993-1995 : Jean-Michel Martin 1995-1997 : Xavier Michel 1997-1999 : Bertrand Ballarin 1999-2001 : Christian Lépinette 2001-2003 : Arnaud Nicolazo de Barmon 2003-2005 : Jean-Baptiste Lacoste de Fontenilles 2005-2007 : Martin Renard 2007-2009 : Eric Maury 2009-2011 : Hubert Cottereau 2011-2013 : Guillaume Danes 2013-2015 : Ronan Haicault de La Regontais 2015-2017 : Jean-Hilaire Millet-Taunay 2017-2019 : Hubert Brumel-Jouan 2019-2021 : Maurice Robert de Saint Victor 2021-2023 : Marc Pezet 2023-2025 : Nicolas Louis 2025- : Julien Bargain
Historique des garnisons, combats et batailles du Campagnes de l'Ancien Régime
Révolution et Premier Empire vignette|Cavalier du en 1791. En 1789, le régiment des hussards de Chamborant tient garnison à Landau puis à Nancy en 1790.
En 1791, tous les régiments prennent un nom composé du nom de leur arme avec un numéro d'ordre donné selon leur ancienneté. Les hussards de Chamborant deviennent le de hussards ci-devant Chamborant et est envoyé dans le duché des Deux-PontsHistorique du de hussards. Début 1792, le régiment rentre en France, prend garnison à Mouzon, tandis que son colonel, le marquis André-Claude de Chamborant de la ClavièreLa famille Chamborant dans le Dictionnaire de la noblesse de François-Alexandre Aubert de La Chesnaye des Bois page 160 et suivantes à lire en ligne, émigre la même année avec une partie des officiers. Passé sous les ordres du colonel Charles Louis Joseph de Gau de Frégeville, le régiment est à la bataille de Valmy le . Passé à l'armée de Belgique il est au combat de Thulin le , puis à celui de Boussu le et à la bataille de Jemmapes le . À Jemmapes le régiment enlève une redoute en chassant les grenadiers hongrois, les chevau-légers de Cobourg et les hussards de Blankenstein ().
En 1793, passé sous les ordres du colonel François Barbier, les et sont intégrés à l'armée du Nord et les , et passent à l’armée du Rhin et Moselle où ils sont engagés à la de Wissembourg où le bouscule les chevaliers autrichiens du « Corps-franc de Wurmser » (Österreichisch-Steirische Freikorps Wurmser), repoussent les hussards prussiens de et capture plusieurs hommes du régiment autrichien de Bender-Infanterie. Les et combattent à Hondschoote en septembre, à Wattignies en octobre et à Courtrai le . En , « les Chamborant », réunis, lancent plusieurs charges lors de la bataille de Fleurus puis sous les ordres du général Pichegru, ils font partie de l'armée qui pénètre en Hollande.
Rattaché à la division Marceau, de l'armée de Sambre-et-Meuse en 1795 puis à l'armée de Mayence, le est au siège de Mayence, le régiment se distingue aux combats de Schwalbach (), de Kreutznach () avant de prendre ses quartiers d'hiver à Ottweiler.
Ce corps se distingua dans quatre charges consécutives au combat de Seltz, le .
Le , lors du passage du Rhin par l'armée française à Neuwied, il charge les batteries autrichiennes qui défendent les ponts, bouscule les régiments de cavalerie autrichiens et s’empare de deux canons. De à mi 1799, il tient garnison à Paris et assura le maintien de l'ordre dans la capitale à l'occasion du coup d'État du 18 fructidor an V. En janvier-, rattaché à l'armée de l'Ouest, deux pelotons sont toutefois chargés de garder des brigands faits prisonniers dans la région de Châteaudun au château de Villeprevost.
Affecté à l'armée du Rhin, le , le est devant Mannheim, où après avoir remplacé les artilleurs, ils chassent des grenadiers hongrois. Dans la nuit du 6 au , vers Heidelberg, un peloton de 16 hussards, commandé par le sous-lieutenant Drazdianski, charge une arrière-garde de cavalerie autrichienne. Le régiment se distingue à la bataille d'Engen, le . Dans la nuit du 15 au , le repousse une sortie de la garnison d’Ingolstadt et contribue, le à la victoire de Hohenlinden.
En 1801, « les Chamborant » sont envoyés tenir garnison en Belgique, à Gand puis Malines, puis en Hollande, à Bréda.
Il a fait les campagnes des ans XII à l’an XIV dans le Hanovre ; 1806 et 1807 au corps de la Grande Armée ; de 1808 à 1811 à l’armée d’Espagne ; 1812 aux armées d’Espagne et de Catalogne ; 1813 aux armées d’Espagne et de Catalogne, et au corps de cavalerie de la Grande Armée ; 1814 à l’armée des Pyrénées et au corps de cavalerie ; 1815 au corps d’armée.
Licencié en 1815, ses débris sont versés dans le régiment de hussards du Bas-Rhin.
Première Coalition Voici les campagnes menées par la Première Coalition entre 1792 et 1797 :
En 1792 il y a eu les batailles de Grisvelle, de Vernon, de La Croix-aux-Bois, de Grand-Pré, de Montcheutin, de Valmybataille portée au drapeau du régiment et de Jemmapes. En 1793, pendant la Guerre de la coalition, l’Armée de Belgique a participé à plusieurs batailles importantes, notamment la Bataille de Peyrestortes, la bataille de La Roche, bataille d'Hondschoote, la bataille de Letrecies et la Bataille de Wissembourg. Ces batailles ont eu lieu dans le contexte de la Guerre du Roussillon et de la Guerre de la coalition.
En 1794, deux escadrons ont fait partie de la brigade Desgranges au sein de la division Schaal de l’Armée du Rhin. Ils ont participé à des batailles importantes telles que la bataille de Marolles et la bataille de Fleurus. D’autres événements notables de cette année incluent les batailles de Mons et d’Eterhoven.