La Châtaigneraie est une commune française située dans le département de la Vendée, en région Pays de la Loire. Géographie Le territoire municipal de La Châtaigneraie s'étend sur . L'altitude moyenne de la commune est de , avec des niveaux fluctuant entre 77 et « Commune 11570 », Géofla, version 2.2, base de données de l'Institut national de l'information géographique et forestière (IGN) sur les communes de la France métropolitaine, 2016 .« La Châtaigneraie », Répertoire géographique des communes, fichier de l'Institut national de l'information géographique et forestière (IGN) sur les communes de la Métropole, 2015..
Localisation La commune est située à l'est de la Vendée, à au nord de Fontenay-le-Comte, à l'ouest de Parthenay, au sud-ouest de Bressuire et à l'est de La Roche-sur-Yon.
Relief et géologie
La Châtaigneraie est située à la limite sud-est du Massif armoricain et du Bocage vendéen, non loin des plaines de Luçon et de Niort. Le relief est assez vallonné. Le point culminant est à .
Climat
En 2010, le climat de la commune est de type climat océanique franc, selon une étude du CNRS s'appuyant sur une série de données couvrant la période 1971-2000. En 2020, Météo-France publie une typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique et est dans la région climatique Poitou-Charentes, caractérisée par un bon ensoleillement, particulièrement en été et des vents modérés..
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Scillé à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... Pour l'avenir, les paramètres climatiques de la commune estimés pour 2050 selon différents scénarios d'émission de gaz à effet de serre sont consultables sur un site publié par Météo-France en ..
Urbanisme Typologie Au , La Châtaigneraie est catégorisée bourg rural, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle appartient avec Terval à l'unité urbaine de La ChâtaigneraieUne unité urbaine est, en France, une commune ou un ensemble de communes présentant une zone de bâti continu (pas de coupure de plus de entre deux constructions) et comptant au moins . Une commune doit avoir plus de la moitié de sa population dans cette zone bâtie., une agglomération intra-départementale regroupant deux communes, dont elle est ville-centreDans une agglomération multicommunale, une commune est dite ville-centre lorsque sa population représente plus de 50 % de la population de l’agglomération ou de la population de la commune la plus peuplée. L'unité urbaine de La Châtaigneraie comprend une ville-centre et une commune de banlieue... Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de La Châtaigneraie, dont elle est la commune-centreLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de moins de ...
Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (70,6 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (79,8 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (41,6 %), zones urbanisées (22 %), prairies (15,1 %), zones agricoles hétérogènes (13,9 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (7,3 %).. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|redresse=1.4|centre|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).
Voies de communication et transports La Châtaigneraie se trouve au croisement de deux axes routiers très fréquentés l'été : la RD 949bis (Poitiers - La Roche-sur-Yon) ; la RD 938 ter (Fontenay-le-Comte - Bressuire). L'agglomération a été pourvue d'une rocade dont il ne manque que le quart nord-ouest.
Toponymie Évolution du toponyme. : Sancti Christofori de Castenearia () ; prioratus de Chatigneria () ; cura Sancti Christofori de Chategneria, prioratus de Castegneria (1625) ; La Châtaigneraye (1648) ; La Chastaigneraye (Révolution) ; La Châteigneraie (1801) ; La Châtaigneraie.
En poitevin, la commune est appelée La Chategnerae..
Histoire Le bourg de La Châtaigneraie doit son nom à la famille de ses premiers seigneurs, les Chasteigner. La seigneurie de La Châtaigneraie dépend de la baronnie de Mervent-Vouvant. La famille des Chasteigner fit construire un château fort et bientôt la paroisse qui était désignée jusqu’alors sous le nom de « Saint Christophe du bois » fut connue sous celui de Castaneria, forme originelle de notre actuelle « Châtaigneraie ».
Du elle sera aux mains de la famille de Vivonne avant d'être brièvement la possession de François de La Rochefoucauld, l'auteur des Maximes. En 1699 elle devient le siège du bailliage de Vouvant, créé par l'année précédente. Durant les Guerres de Religion, La Châtaigneraie eut beaucoup à souffrir des luttes fratricides. L'église Saint-Christophe du Bois fut pillée et en 1623, Charles de Vivonne fonda sur ses ruines un couvent de Jacobins. La chapelle du château dédiée à saint Jean devient une église paroissiale. L'église actuelle Saint-Jean est construite au siècle dernier sur l’emplacement de cette antique chapelle seigneuriale..
En 1698, le roi créa un tribunal royal, le bailliage de Vouvant séant à La Châtaigneraie. Le bailliage amena dans nos murs de nombreux fonctionnaires tels que sénéchal, procureurs, conseillers, avocats, greffiers, sergents, huissiers, notaires, geôliers…
Au , les tisserands étaient très nombreux à La Châtaigneraie. En effet, 800 métiers battaient alors aux environs. Le commerce d’étoffe qui se faisait alors avec le Canada, amena des populations au contact des négociants et armateurs protestants de La Rochelle. Nonobstant la défaite des protestants et surtout la révocation de l’Edit de Nantes qui provoqua le départ de beaucoup de maîtres tisserands porta un coup fatal à la région.
En 1789 à l’aube de la Révolution, La Châtaigneraie se caractérisait par le nombre important de ses bourgeois, hommes de loi, mais aussi : marchands, chirurgiens, apothicaires et autres. Contrairement aux paysans du Bas-Poitou qui vivaient alors volontiers en autarcie, sans autre information que les sermons du dimanche, ces gens, relativement instruits, étaient ouverts aux idées nouvelles et avaient lu les philosophes. Durant tout le conflit, la population bourgeoise de La Châtaigneraie est plutôt républicaine, alors que la plupart des paysans soutient la cause catholique et royale. Chef-lieu de district de 1790 à 1795, elle est à cette époque le lieu de deux batailles de la guerre de Vendée : celle du 13 mai 1793 (victoire vendéenne) et celle du 12 juillet 1794 (victoire républicaine).
En 1815, lors de la guerre de Vendée, à la fin des « Cent Jours », le général Lamarque fut chargé de la pacification. De passage dans notre ville avec son état-major, il fut surpris de trouver La Châtaigneraie en fête. « Vous dansez ici et La Vendée est en feu », dit-il à un aubergiste. « Mais mon général, les oiseaux chantent bien entre les coups de fusils ». Et Lamarque de conclure : « Cette Châtaigneraie, c’est un nid de rossignols sur un baril de poudre ».
Au , la commune changea de physionomie avec la création des routes principales en 1840, les halles en 1857 (démolies en 1973), l'église Saint-Jean-Baptiste en 1874, les châteaux Le Châtenay et Les Cèdres en 1875, l’hospice, la maison Lionnet en 1874, la gare, le train et le pont de Coquilleau en 1885 et le service d’eau, l’électricité, au début du .
Politique et administration Liste des maires
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Politique environnementale
Population et société Démographie Évolution démographique
Pyramide des âges La population de la commune est relativement âgée. En 2018, le taux de personnes d'un âge inférieur à s'élève à 26,1 %, soit en dessous de la moyenne départementale (31,6 %). À l'inverse, le taux de personnes d'âge supérieur à est de 42,3 % la même année, alors qu'il est de 31,0 % au niveau départemental.
En 2018, la commune comptait pour , soit un taux de 53,65 % de femmes, largement supérieur au taux départemental (51,16 %).
Les pyramides des âges de la commune et du département s'établissent comme suit.
Manifestations culturelles et festivités
La folle semaine de l'Eurofestival Les 30 du Comité de Jumelage Changement de présidence à l'AeC
Économie On peut signaler plusieurs entreprises et éléments présents dans la commune :
Bioporc Charal Couture S.A Groupe Soulet (EGT) Renault SARL SIRF SOFRILOG SPORTIFRANCE
Culture locale et patrimoine vignette|redresse|Clocher de l'église Saint-Jean-Baptiste. Lieux et monuments L'église Saint-Jean-Baptiste, de style néo-gothique. La villa Lionnet, maison du peintre Félix Lionnet, rue du Maréchal-de-Lattre, est inscrite au titre des monuments historiques en 2007.. Les lavoirs du Chatenay et de la Fontaine-du-Bois. Le château du Châtenay (1870), de style néo-Louis XIII. Propriété des familles Savary de Beauregard puis d'Andigné. Le château des Cèdres (1871), de style néo-Renaissance.
Personnalités liées à la commune
François de Vivonne (1520-1547), victime du coup de Jarnac. Andrée de Vivonne (c.1611-1670), dame de La Chasteigneraye, épouse de François VI de La Rochefoucauld. Étienne Giraud (1752-?), homme politique né à La Châtaigneraie, député de la Vendée de 1791 à 1792. Augustin Dehargues (c.1763-1793), Officier de l'armée vendéenne. Charles Pascal Joffrion, homme politique né le à La Châtaigneraie (Vendée) et décédé le à Fontenay-le-Comte (Vendée). Aimé André Perreau (?-1801), homme politique décédé à La Châtaigneraie, député de la Vendée de 1791 à 1792. Louis Perreau du Magné, né et mort à la Châtaigneraie (1775-1838), maire de la commune, puis député de la Vendée. Guy Henri Modeste de Fontaine, (1797-1862), homme politique né et décédé à La Châtaigneraie, député de la Vendée. Félix Lionnet (1832-1896), artiste-peintre, né et mort à La Châtaigneraie. François-Adolphe de Chambolle (1802-1883), journaliste et homme politique français, né à la Châtaigneraie. Gaston Sabouraud, (1846 à La Châtaigneraie-1899 à Nieul-sur-l'Autise (Vendée), homme politique. Claude Coulais (1924-2009), homme politique français, né à la Châtaigneraie, ancien maire UDF de Nancy, ancien secrétaire d’État et ancien député de Meurthe-et-Moselle. Serge Papin, ministre des Petites et moyennes entreprises, du Commerce, de l'Artisanat, du Tourisme, et du Pouvoir d'achat dans le gouvernement Lecornu II a vécu à la Châtaigneraie.
Héraldique
Voir aussi Bibliographie
Articles connexes Liste des communes de la Vendée
Liens externes
Site de la mairie
Notes et références Notes
Cartes
Références
* Catégorie:Commune dans la Vendée Catégorie:Commune dans l'arrondissement de Fontenay-le-Comte Catégorie:Commune dans la communauté de communes du Pays-de-la-Châtaigneraie Catégorie:Ville-étape du Tour de France en Vendée Catégorie:Unité urbaine de la Châtaigneraie Catégorie:Aire d'attraction de la Châtaigneraie