La famille Dufaure de Lajarte est une famille française subsistante, originaire du Périgord. Sa filiation suivie commence au .

On distingue parmi ses membres le bibliothécaire Théodore Dufaure de Lajarte (1826-1890), le scénariste Benjamin de Lajarte (1972) ou encore le peintre Olivier de Lajarte (1973).

Histoire Il faut distinguer la famille Dufaure de Lajarte de la famille éteinte Dufaure de Saint-Martial (olim du Faure)Cette famille Dufaure de Saint-Martial remonte au et est originaire d'Argentat. Les Dufaure acquirent de nombreux fiefs : la Salesse, Saint Martial, la Condamine, Murat, la Pomme, Villemontet, Laqueuille, la Gardelle... Ils se tournèrent vers la carrière des armes et donnèrent plusieurs capitaines au régiment de Touraine, au régiment de la Fère, et au des gardes du corps, des mousquetaires, des chevau-légers, un colonel du régiment de Gesvres, plusieurs chevalier de Saint Louis. Henri-Noël, seigneur de Saint Martial, était gouverneur d'Argentat avant la révolution et vota avec la noblesse du Bas-Limousin. Famille éteinte au début du siècle. Voir : leur filiation.. Malgré les possibles confusions elles n’ont pas de filiation commune. Dans Le Grand Armorial de France, Henri Jougla de Morenas leur attribue toutefois les mêmes armes..

Pierre-Marie Dioudonnat, dans son ouvrage Encyclopédie de la fausse noblesse et de la noblesse d'apparence (1994), écrit que la famille Dufaure de Lajarte est d'ancienne bourgeoisie. Issue du Périgord, l'auteur précise qu'elle a possédé le domaine de Lajarthe dans le Limousin..

Gilbert Bodinier (2006) indique que les Lajarte viennent du Bordelais, avec filiation du . Il ajoute que la branche cadette, seule subsistante, semble être restée dépourvue de tout principe nobiliaire.

Arnaud Clement (2024) écrit quant à lui que cette famille a une filiation bourgeoise depuis 1671. Il indique que sa branche aînée anoblie, aujourd'hui éteinte, a donné des conseillers au Parlement de Bordeaux et commissaires aux requêtes, ainsi qu'un avocat général du roi qui a comparu aux états généraux de la noblesse en 1789. Selon le même auteur, la branche cadette, restée bourgeoise, est seule subsistante aujourd’hui.

L'aïeul commun aux deux branches est Jean-Baptiste Dufaure, marié le à La Sauve, avec Armande Gentileau. D'où Élie Louis Dufaure (1677- avant 1748) auteur de la branche aînée et Guillaume Dufaure, auteur de la branche cadette, qui suivent.

Branche aînée Jusqu'à son extinction à la fin du , la branche anoblie de la famille Dufaure de Lajarte comporte essentiellement des hommes de loi.

Sa noblesse dite de robe repose sur des fonctions de conseiller au parlement de Bordeaux occupées de 1734 à 1745, puis de 1745 à 1778.

Ainsi, Élie Louis Dufaure (1677- avant 1748) est conseiller en la cour du Parlement, commissaire des requêtes du Palais. Il obtient des lettres de vétérances le .

Jean-Baptiste Dufaure, seigneur de Lajarte (1715-1755), fils du précédent, devient conseiller au Parlement de Bordeaux à la suite de la résignation de son père en 1745. Il est en outre commissaire aux requêtes du Palais. thumb|Ancienne place Brutus, à Bordeaux, où est enfermé Élie Louis Dufaure de Lajarte (1754-1794).|165x165px Élie Louis Dufaure de Lajarte (1754-1794), est à son tour conseiller au parlement de Bordeaux. Dispensé du Marc d'or les et , il comparaît aux états généraux de la noblesse à Bordeaux en 1789. Arrêté sous la Terreur en , il est emprisonné à l'ancien Palais Brutus de Bordeaux et guillotiné en Juillet de la même année. « Marié sans enfants, arrêté par ordre du comité de surveillance comme ci-devant noble, ci-devant avocat général au ci-devant Parlement ». Ses biens sont séquestrés et vendus. Il avait épousé en 1786 Simone Dubergier de Luzé, mariage dont il n'y a pas eu de descendance.

Branche cadette vignette|Affiche de l'opéra comique Le roi de carreau, avec une reconstitution musicale de Théodore Dufaure de Lajarte. De nos jours, la branche cadette de cette famille est encore représentée. Elle descend de Guillaume Dufaure, marié en 1725, à Bordeaux avec Thérèse Seurin.

On y compte plusieurs personnalités à partir du siècle.

Antoine Dufaure de Lajarte, colonel de cavalerie, chevalier de Saint-Louis et officier de la Légion d'honneur épouse Célestine d'Arche de la Salle à Bordeaux le .

De cette union, Théodore Dufaure de Lajarte (1826-1890), réputé pour son travail d’archiviste à l’Opéra de Paris dont il est le second bibliothécaire à partir de 1873, par ailleurs musicographe à l'origine de nombreuses réductions pour piano et chant d’anciens opéras et ballets.

Son fils, Louis Henri Dufaure de Lajarte (1852-1911) est contre-amiral et officier de la Légion d'honneur. En 1887, il épouse Madeleine de Guernon-Ranville (1864-1943), d'où postérité subsistante.

Filiation

Personnalités Théodore Dufaure de Lajarte (1826-1890), un musicographe, compositeur et bibliothécaire Louis Henri Dufaure de Lajarte (1852-1911), contre-amiral, officier de la Légion d'Honneur. Benjamin de Lajarte (1972), réalisateur, scénariste et producteur. Olivier de Lajarte (1973), artiste peintre.

Héraldique Selon l'héraldiste Jouglas de Morenas, les armes de la présente famille sont identiques à celles de la famille éteinte Dufaure de Saint-Martial. Regis Valette reprend cette information. Elles sont également portées par les familles du Faure de Satillieu (Velay) et du Faure (Dauphiné). Armes : D’argent à trois couronnes ducales d’or enfilées d’une bande d’azur.

Alliances Les principales alliances de la famille Dufaure de Lajarte sont : Gentileau (1671), Seurin (1725), Cazaux (1762), Dubergier de Luzé (1786), d'Arche de La Salle (1822), Gauthier de La Touche (1851), de Guernon-Ranville (1887).

Notes et références

Voir aussi Bibliographie Albert Lavignac, Lionel de La Laurencie, Encyclopédie de la musique et dictionnaire du Conservatoire, , Paris, C. Delagrave, 1913, . Henri Jougla de Morenas, Grand armorial de France. t.III, Société du Grand armorial de France, 1934-1952, . Gilbert Bodinier, Les gardes du corps de Louis XVI: étude institutionnelle, sociale et politique : dictionnaire biographique, Mémoire et documents Service historique de l'armée de terre, 2005. Jean Perreau, Trente demeures bordelaises et leur secret, P.P.C éditions, 1987

Articles connexes Liste de familles subsistantes d'ancienne bourgeoisie française Armorial des familles du Limousin Armorial des familles de Gascogne et Guyenne Hôtel Dufaure de Lajarte (Bordeaux)

Liens externes

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