Licinio de la Fuente y de la Fuente, né à Noez (Province de Tolède) le et mort le à Madrid, est un homme politique espagnol. Ministre du Travail de 1969 à 1975 dans les dernières années du franquisme, pendant la transition démocratique il est député au Congrès, promoteur du parti Democracia Social (« Démocratie sociale ») et l'un des sept fondateurs de la fédération Alliance populaire (AP) en 1976.
Biographie Il naît le à Noez, petit village de la province de Tolède, fils d'une famille d'agriculteurs résolument conservateurs. En pleine guerre civile espagnole, la famille fuit vers la zone contrôlée par les franquistes.
Il obtient une licence en droit à l'université de Madrid et devient ensuite membre du Corps supérieur des Avocats de l'État. Il est avocat d'État à Ciudad Real (1950-1954) et à Ségovie (1954-1956) avant d'être nommé gouverneur civil de la province de Cáceres, poste qu'il occupe quatre ans. Délégué national de l'Instituto Nacional de Previsión de 1960 à 1963, il reprend brièvement ses activités d'avocat d'État, cette fois au Tribunal suprême, entre 1963 et 1965.
Après avoir été responsable du Service national des céréales et délégué national du blé, il est nommé ministre du Travail en . Il reste à ce poste lors des nominations successives de Carrero Blanco et Carlos Arias Navarro à la tête du gouvernement de la dictature. Il démissionne de son poste de ministre en après le refus du gouvernement d'Arias Navarro d'adopter un nouveau décret sur les conflits collectifs visant à reconnaître le droit de grève. gauche|vignette|Licinio de la Fuente (à gauche) lors de la conférence de presse à Schiphol, 1970 Pendant la transition démocratique espagnole, il promeut Democracia Social (« Démocratie sociale », DS), un proto-parti défendant une forme de franquisme « néophalangiste évolutionniste ». En 1976, quelques mois après la mort du général Franco, il rejoint d'autres hommes politiques unis autour de l'idée d'une réforme politique limitée pour créer la coalition Alianza Popular (AP). À travers (UDPE), l'une de ses composantes, il fait apparaître dans les revendications d'AP certaines demandes de « justice sociale » liées à la tradition phalangiste de « José Antonio ».
De la Fuente est élu dans les rangs d'AP au Congrès des députés pour Tolède aux élections générales de juin 1977. Le , il propose un amendement visant à rejeter l'officialisation de langues autres que le castillan, qu'il présente comme la « langue de la liberté », dans la future Constitution ; l'amendement est rejeté avec 283 voix contre et 26 pour. Fin , il annonce sa sortie du groupe parlementaire et démissionne de ses fonctions dans AP, en raison de désaccords avec sa direction collégiale. Après la fin de la législature en 1979, de la Fuente quitte la politique et se tourne vers le secteur des affaires.
Il a été membre des conseils d'administration de Dragados y Construcciones, du Banco Central Hispano Hipotecario, du , du Banco de Granada, du Banco Internacional del Comercio, d'Española del Zinc et d'Ibermutua.
Il reçoit le titre de Chevalier d'honneur décerné par la Fondation nationale Francisco Franco (FNFF) le .
Il meurt le à Madrid.
Œuvres
Références
Annexes
Bibliographie
Liens externes
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