Nedde ('Neda en occitan) est une commune française située dans le département de la Haute-Vienne en région Nouvelle-Aquitaine. Ses habitants sont appelés les NeddoisGentilé sur le site habitants.fr Consulté le 17/07/2008..

Géographie Localisation Située en bordure occidentale du plateau de Millevaches, non loin du lac de Vassivière, dans le parc naturel régional de Millevaches en Limousin, Nedde est limitrophe des départements de la Corrèze et de la Creuse.

La commune a une superficie de . La grande ville la plus proche, Limoges, est située à au nord-ouest. vignette|center|Situation de la commune de Nedde en Haute-Vienne.

Communes limitrophes

Hydrographie Le territoire communal est traversé par la Vienne et par son affluent le ruisseau de la Villedieu.

Climat

Historiquement, la commune est exposée à un climat de montagne, .. En 2020, Météo-France publie une typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est toujours exposée à un climat de montagne et est dans la région climatique Ouest et nord-ouest du Massif Central, caractérisée par une pluviométrie annuelle de 900 à , maximale en automne et en hiver..

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée par la station météorologique la plus proche, située sur la commune d'Eymoutiers à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... Les paramètres climatiques de la commune estimés pour 2050, selon différents scénarios d’émission de gaz à effet de serre, sont consultables sur un site publié par Météo-France en ..

Urbanisme Typologie Au , Nedde est catégorisée commune rurale à habitat très dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle est située hors unité urbaine et hors attraction des villes...

Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (62,2 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (62,8 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (56,6 %), prairies (23,6 %), zones agricoles hétérogènes (10,7 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (5,6 %), terres arables (2,9 %), zones urbanisées (0,6 %).. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|redresse=1.4|centre|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Risques majeurs Le territoire de la commune de Nedde est vulnérable à différents aléas naturels : météorologiques (tempête, orage, neige, grand froid, canicule ou sécheresse) et séisme (sismicité très faible). Il est également exposé à un risque particulier : le risque de radon.. Un site publié par le BRGM permet d'évaluer simplement et rapidement les risques d'un bien localisé soit par son adresse soit par le numéro de sa parcelle..

Risques naturels vignette|redresse=1.2|Carte des zones d'aléa retrait-gonflement des sols argileux de Nedde. Le retrait-gonflement des sols argileux est susceptible d'engendrer des dommages importants aux bâtiments en cas d’alternance de périodes de sécheresse et de pluie.. 25,8 % de la superficie communale est en aléa moyen ou fort (27 % au niveau départemental et 48,5 % au niveau national métropolitain).. Depuis le , en application de la loi ÉLAN, différentes contraintes s'imposent aux vendeurs, maîtres d'ouvrages ou constructeurs de biens situés dans une zone classée en aléa moyen ou fortDans les zones classées en aléa moyen ou fort, différentes contraintes s'imposent : au vendeur d'informer le potentiel acquéreur du terrain non bâti de l’existence du risque RGA ; au maître d’ouvrage, dans le cadre du contrat conclu avec le constructeur ayant pour objet les travaux de construction, ou avec le maître d'œuvre, le choix entre fournir une étude géotechnique de conception et le respect des techniques particulières de construction définies par voie réglementaire ; au constructeur de l'ouvrage qui est tenu, soit de suivre les recommandations de l’étude géotechnique de conception, soit de respecter des techniques particulières de construction définies par voie réglementaire...

La commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par les inondations et coulées de boue survenues en 1982 et 1999 et par des mouvements de terrain en 1999.

Risque particulier Dans plusieurs parties du territoire national, le radon, accumulé dans certains logements ou autres locaux, peut constituer une source significative d’exposition de la population aux rayonnements ionisants. Selon la classification de 2018, la commune de Nedde est classée en zone 3, à savoir zone à potentiel radon significatif..

Toponymie L'étymologie de Nedde est incertaine. Yves Lavalade y voit peut-être une déformation d'un terme gaulois désignant des marais (ana), auquel un diminutif (-itta) aurait été ajouté. Albert Dauzat, quant à lui, propose Nevita (une ancienne villa). Les toponymes Aneda () et Anedes () sont successivement attestés.. Sur la carte de Cassini (), figure Nede.

Histoire La terre de Nedde fut sous l'Ancien Régime composée de deux seigneuries distinctes : Une seigneurie ecclésiastique, prieuré propriété de l'abbaye de Solignac depuis donation par Charles II le Chauve en 872 de l'église Saint-martin de NeddeArchives de Cluny, Baluze, livre 6, folio 495 ; Études historiques sur les monastères du Limousins et de La Marche, Abbé Roy de Pierrefitte, Guéret, 1857-1863., avec juridiction maintenue et confirmée par bulle du pape Eugène III de 1174Privilège d'Eugène III pour l'abbaye de Solignac P. Rigaudie, dans Bulletin de la Société archéologique et historique du Limousin, tome 39, page 639. ; Une seigneurie laïque, érigée en baronnie puis un marquisat. Les marquis de Nedde avaient droit de haute et basse justiceCette justice s'étendait sur les villages de Royère, Verdinas, Roudersas, Hautefaye, Rochas, Arpeix, Rubeyne, Vincent, Lascaud, Arfeuille, Le Cloupn Jansanas, Vergnolas, Jansanetas, Le Mazeau, Le Villards, Les Bordes, Le Chätaignaux, Auchaise, Vaux, Villecros, Masgrangeas, Chassagnas, Vauveix, Beaumont, Saint-Pierre-Château, Rempnat, Saint-Yrieix-la-Montagne, Vallières, Gentioux, Faux, Morterol, La Nouaille, La Celle, Saint-Marc-à-Loubaud, La Feuillade, Tarnac, Treignax, Eymoutier, Felletin, Le Léris. Elle était rendue dans une salle au premier étage du château, la seigneurie avait une geôle à Nedde, et un piloris qui se trouvait sur la place de Royère ou les barons de Nedde rendaient parfois leur justice.

D'abord dépendante de la généralité du Poitou sous le nom d'Asnède et rattaché à la baronnie Peyrat-le-Château (cf. l'article Royère) dont elle fut distraite en 1557 pour former une baronnie distincte, la terre de Nedde fut alors intégrée au LimousinDossier de la DRAC, Inventaire général du patrimoine culturel du Limousin, REF. Mérimée IA00031226. Elle appartenait alors à la famille de Pierre-Buffière dont les armesde Pierre-Buffière : D'or au lion de sable, lampassé de gueules. figurent encore sur une clef de voûte de l'église Saint-Martin.

Louis-Charles de Pierre-Buffière, chevalier, vicomte de Comborn, baron de Pierre-Buffière, de Châteauneuf, et de Peyrat, seigneur de La Villeneuve-au-Comte, de Chabannes-Guerguy, de Beaumont, de Chambouville, du Breuil, de Peltanges, de Genissac et du Mazet, tué au siège d'Angoulème en 1568, marié le à Isabeau de Ségur, d'où entre autres : Gabriel de Pierre-Buffière, chevalier, vicomte de Combron, baron de Treignac, de Châteauneuf, de Peyrat, de Lostanges, seigneur, puis baron de Nedde et de Villeneuve, seigneur de Bouch et autres places, comparu à la réforme de la coutume du Poitou le pour la baronnie de Villeneuve, territoire distrait à la baronnie de Peyrat, par les partages fait entre lui et ses consorts le . Épousa par contrat du , devant le notaire Rousseau, puis religieusement le suivant, Peyronne de La Guiche, dame de Pompadour, Treignac et Laurière, (c'est à ce couple que l'on doit la reconstruction du château), d'où un fil, Léonard, tonsuré en 1618, prieur de Nedde en 1622Nobiliaire du Diocèse et de la Généralité de Limoges, tome III, Abbé Joseph Nadaud, Limoges, 1882. et une fille qui suit : Catherine de Pierre de Buffière, dame de Chateauneuf, baronne de Lostanges, de baron de Nedde et de Villeneuve, légat ses biens et titres à son neveu Théophile de Blanchier, à charge de porter le nom et les armes de la famille de Pierre de Buffier : Théophile de Blanchier, chevalier, pris le nom et les armes de la famille de Pierre-Buffière sur demande de sa tante Catherine de Pierre de Buffière dont il était le légataire universel, ce qui fut sanctionné par un arrêts de la cour des Aides du Archives départementales de la Gironde, cité par De La Coursière dans L'Intermédiaire des chercheurs et curieux du 20 janvier 1893., baron de Lostanges, de Villeneuve-au-Comte et de Nedde, créé marquis de La Villeneuve-au-Comte et de Nedde par lettres patentes de , épousa la Réforme et décéda huguenot à l'âge de quarante ans le à Nedde et fut inhumé dans l'enclos du château selon la coutume protestante d'après les registres d'AimoutiersNobiliaire du Diocèse et de la Généralité de Limoges, tome III, Abbé Joseph Nadaud, Limoges, 1882., trois mois après son retour de Paris, où il avait passé près d'une année pour le procès qu'il avait avec monsieur de Pompadour, lieutenant gouverneur du Limousin. Il fut père de : Jean-Claude de Blanchier de Pierre-Buffière-Châteauneuf, chevalier, marquis de Lostange, de La Villeneuve-au-Comte et de Nedde, seigneur de Biauch et de Falsimagne, maitre de camp et enseigne dans la première compagnie des gardes du Corps du Roi en 1687, commandant de cavalerie du duc de Bouillon en 1676, rendit foi et hommage au roi en 1676, « comme feu mon Père et mes prédécesseurs ont accoutumé de la faire... pour le marquisat de La Villeneuve-au-Comte et de Nedde, distrait de la baronnie de Peyrat, par les accords et partages faits cy-devant par mes prédécesseurs, avec tous droit de noblesse et toute justice<ref>Archives de la maison de Nedde, Cf. M.J. Dubois, Monographie du Canton d'Eymoutiers dans 'Bulletin de la Société archéologique et historique du Limousin, tome 49, Limoges, 1900.</ref> ». Abjura le calvinisme en 1685, en même temps que sa femme et ses enfants, père entre autres de : Claude de Pierre-Buffière, marquis de Lostanges, de La Villeneuve-au-Comte et de Nedde, seigneur de Gioux et de Bouillac, lieutenant des gardes du corps du roi, brigadier des armées et lieutenant général pour Sa Majesté de la province de La Marche, laissa de son mariage avec Marie de Gioux, un fils, Jacques, mort jeune, et une fille et héritière, Jeanne-Blanche de Pierre-Buffière, marquise de Lostanges et de Nedde, dame de Gioux et de Bouillac, qui épousa le 22 février 1694 Jean V comte de Montalembert, seigneur de Monbeau, capitaine de grenadiers au régiment de Normandie, à qui elle apporta toutes ses possessions et titres. D'où, entre autres enfants : Charles marquis de Montalembertde Montalembert : D'argent à la croix ancrée de sable., de Lostanges et de Nedde, comte de Monbeau et de Gioux, seigneur du Terrail, chevalier de Saint-Louis, capitaine des grenadiers au régiment de Normandie, qui ne contracta pas d'alliance, il vendit en 1746 la marquisat de Nedde à :