thumb|thumbtime=0:24|Unités de la à Chambéry le .

La d'infanterie de montagne () est une unité de l'Armée de terre française qui regroupe aujourd'hui l'ensemble des troupes de montagne françaises. Elle est créée en 1999 par changement d'appellation de la d'infanterie de montagne (). Elle est l'héritière des traditions de la d'infanterie alpine.

Composition de la BIM En 2026, la  brigade d'infanterie de montagne comprend les unités suivantes :

Un état-major (à l'hôtel des troupes de montagne de Grenoble et au Quartier CBA de Reyniés de Varces-Allières-et-Risset) Une école propre à sa spécificité : l'École militaire de haute montagne (EMHM) de Chamonix-Mont-Blanc comportant aussi le groupement d'aguerrissement en montagne (GAM) de Modane 7 bataillon de chasseurs alpins ( BCA) stationné au Quartier CBA de Reyniés (Varces-Allières-et-Risset), équipé de VAB et de Véhicules à haute mobilité (VHM). 13 bataillon de chasseurs alpins ( BCA) stationné au Quartier Roc noir (Chambéry-Barby), équipé de VAB. 27 bataillon de chasseurs alpins ( BCA) stationné au Quartier Tom Morel (Annecy-Cran-Gevrier), équipé de VAB. 4 régiment de chasseurs ( RCh) stationné au Quartier Général Guillaume (Gap) équipé de AMX-10 RC et de Véhicules Blindés Légers (VBL). 93 régiment d'artillerie de montagne ( RAM) stationné au Quartier CBA de Reyniés (Varces-Allières-et-Risset) équipé de canon automoteurs CAESAR. 2 régiment étranger de génie ( REG) stationné au Quartier Maréchal Koenig (Saint-Christol) équipé de VAB génie. de commandement et de transmissions de montagne ( CCTM) (Varces-Allières-et-Risset) chefferie du service de santé (CSS 27) (Varces-Allières-et-Risset) Groupement de commandos de montagne Le bataillon de réserve des Alpes (un bataillon de marche regroupant les réservistes appartenant aux différentes unités de la brigade) est créé le à l'occasion de la commémoration de l'armistice 6 groupement d'instruction de montagne ( GIM) (Gap),

Avant 1999, la DIA comprenait aussi : le 159 régiment d'infanterie alpine (Briançon) transformé depuis en Centre national d'aguerrissement en montagne (CNAM) dissous en 2009 le 11 bataillon de chasseurs alpins (Barcelonnette), transformé en Centre d'Instruction et d'Entraînement au Combat en Montagne (CIECM) dissous en 2009 le du génie alpin ( RGA) (La Valbonne), dissous en . le du génie de la division alpine ( BGDA) (Avignon), maintenant dissous. EED 7, Escadron d'Eclairage Divisionnaire en 1995. le régiment de commandement et de soutien ( RCS), dissous en 1999.

Historique

Différentes dénominations : création de la division alpine FFI en septembre pour encadrer les des Alpes : devient d'infanterie alpine ( DIA) héritière de la 27e division d'infanterie ( DI) : devient alpine ( BA) : devient alpine ( DA), par fusion de la et de la 1983 : elle est rattachée à la Force d'action rapide (FAR) : devient la d'infanterie de montagne ( DIM), rattachée au corps d'armée : elle devient la d'infanterie de montagne ( BIM) lors de la professionnalisation de l'Armée de terre.

La Libération des Alpes (1944-1945) La division est recréée à partir d'unités FFI, encadrées par des militaires d'active et motivées, mais mal armées et peu entraînées.

Durant l'hiver 1944 - 1945, sous le commandement du lieutenant-colonel Jean Vallette d'Osia puis de celui du général Eugène Molle, la division constitue l'unité principale du Détachement d'Armée des Alpes (DAA), qui est placé sous le commandement du général Doyen et rattaché au d'armées US. Elle a pour mission de protéger les vallées des Alpes contre les troupes de l'Axe qui tiennent les cols, puis d'occuper le nord de l'Italie afin de donner une monnaie d'échange au gouvernement français lors des futures discussions de paix.

Elle est organisée en en deux unités, renforcées par le groupement Arve-Beaufortain, autonome :

le groupement Tarentaise, formé de la (, et bataillons de chasseurs alpins) et du du d'artillerie de montagne (rattaché à la division), commandé par le lieutenant-colonel de GalbertNeveu du lieutenant-colonel Oronce de Galbert : commandant du BCA, « mort pour la France » à Bouchavesne le , et dont l'ancienne caserne du , située dans le quartier des Fins à Annecy, portait depuis 1922 le nom. ; le groupement Maurienne, formé de la (, et ) et du du , commandé par le lieutenant-colonel Le Ray ; le d'infanterie alpine, en réserve à Grenoble, et le du , en soutien du dans le Briançonnais, sont détachés de la division.

L'offensive française est lancée le en direction du col du Petit-Saint-Bernard. Le prend le sommet 2655 mais la progression est rapidement stoppée au Roc Noir. Une attaque menée par le le échoue devant le Roc Noir et la Redoute Ruinée. Le , seul le Roc Noir a pu être pris.

Le d'armée annonce une offensive en et les Français sont autorisés à pénétrer jusqu'à dans le territoire italien. Le , la section d'éclaireurs-skieurs du s'empare par surprise des postes germano-italiens sur la Pointe de Bellecombe puis le reste du bataillon prend pied sur le Mont Froid. Contre-attaqués dès le jour même, les alpins sont chassés de leur position le 7 au soir. La de marche d'infanterie (ex- française libre) prend l'Authion le 12. Le groupement Maurienne retente un assaut vers le Mont Froid du 9 au 12, qui est repoussé.

À partir du , les troupes de l'Axe se replient et les Français prennent le col de Larche le 26 et le Mont Froid le 27. Au soir du 27, les Français ont pénétré de en territoire italien. Les Français tentent ensuite de pousser vers Milan et Turin mais sont stoppés sur ordre des Américains.

Autriche et Algérie (1945-1962) De 1945 à 1954, les unités alpines sont troupes d'occupation en Autriche, dirigées notamment par le général Béthouart. De 1954 à 1962, elles servent en Algérie, surtout dans les monts de Grande Kabylie, dirigé un temps par le général Faure. Un millier d'alpins tombent en Algérie.

Depuis 1962 thumb|thumbtime=0:24|Exercice interarmes d'entraînement au combat en montagne et au tir organisé en 2011.

1962 : après le retour de la guerre d'Algérie, les troupes alpines sont regroupées dans les  brigade et 27 brigade ; 1976 : la 27 division alpine est recréée sous les ordres du général Michel Thénoz. Elle donne aux troupes de montagne leur insigne actuel. Sont également créés le Groupe militaire de haute montagne (GMHM), implanté à Grenoble puis à Chamonix à l'École militaire de haute montagne (EMHM) qui se fait connaître par des exploits sportifs (Pôle Nord, Everest et Pôle Sud) ; 1983 : la division intègre la force d'action rapide. Elle compte alors , majoritairement des appelés. 20% des (officiers et sous-officiers) sont alors des appelés. À cette époque, elle est chargée de la défense des sites de missiles nucléaires du plateau d'Albion, du combat dans les Alpes et si nécessaire dans d'autres massifs montagneux et enfin est apte à servir comme infanterie classique. 1994 : devient la division d'infanterie de montagne ( DIM) et rejoint le corps d'armée« Terre Magazine » numéro 95, Juin/Juillet 1998, p. 26-27 ; 1999 : à la suite de la professionnalisation de l'Armée de terre en 1996 et de la réorganisation des forces terrestres, la  division d'infanterie de montagne ( DIM) devient la 27 brigade d'infanterie de montagne ( BIM) ; Les "Alpins" de la  brigade d'infanterie de montagne sont intervenus au Liban, Tchad, Bosnie-Herzégovine, Côte d'Ivoire et Afghanistan ; 2016 : rattachée à la division. 2025 : Organisation du premier Sommet International des Troupes de Montagne, réunissant 1500 visiteurs et une vingtaine de délégations étrangères.

Commandants de l'unité 1944 : lieutenant-colonel Vallette d'Osia 1945 : général Molle 1949 : général Collignon 1951 : général Humbert 1952 : général Vallette d'Osia 1955 : général Gouraud 1957 : général Guérin 1958 : général Jacques Faure 1960 : général de Camas 1961 : général Simon 1962 : général Le Ray, en Grande-Kabylie 1963 : général Hallé 1965 : général Thénoz 1967 : général Lescan 1969 : général Etcheverry 1971 : général Vaillant 1973 : général Laurens 1975 : général Bosshardt 1976 : général Laurens 1978-1980 : général Astorg 1980-1982 : général Barthez 1982-1984 : général Gaillard 1984-1986 : général Lionnet 1986-1988 : général Gérard d'Auber de Peyrelongue 1988-1990 : général Guy Giraud 1990-1993 : général Jean Bassères 1993-1995 : général Meyer 1995-1997 : général Glevarec 1997-1999 : général Allamand 1999-2001 : général Sublet (premier commandant de la Brigade d'Infanterie de Montagne) 2001-2003 : général Jean-Marc de Giuli 2003-2005 : général Michel Klein 2005-2005 : général Renaud de Malaussène 2005-2006 : général de Puybusque 2006-2008 : général Marc Foucaud 2008-2010 : général Marcel Druart 2010-2012 : général Hervé Wattecamps 2012-2014 : général Benoit Houssay 2014-2016 : général Hervé Bizeul 2016-2018 : général Vincent Pons 2018-2020 : général Pierre-Joseph Givre 2020-2021 : général Hervé de Courrèges 2021-2023 : général Paul Sanzey 2023-2025 : général Lionel Catar Depuis : général Antoine Faurichon de la Bardonnie

Bibliographie

Magazine Assaut, HS n° 2, « Fantassins de France », , 88 p.

Notes et références Notes

Références

Voir aussi Articles connexes

Liens externes Site associatif de la FRESM (Fédération des Soldats de Montagne) Site de l'association des Eclaireurs Skieurs et des troupes de montagne Site de l'association des Pionniers et Combattants Volontaires du Vercors

Catégorie:Unité de montagne française