La bataille de l'Authion est une des dernières batailles entre l'armée allemande et les Alliés à la frontière entre la France et l'Italie à la fin de la Seconde Guerre mondiale. Elle a lieu du 10 au et implique la division française libre.

Historique vignette|Réseau de fortifications du Plan-Caval (), massif de l’Authion. À la fin de la Seconde Guerre mondiale, en , le massif est défendu par la DI allemande et des troupes de montagne retranchées dans un réseau de fortifications sur une série de buttes : le fort de la Forca (), la redoute des Trois-Communes ( bâtie sur un sommet situé à la limite des communes de Breil-sur-Roya, Saorge et La Bollène-Vésubie), l'ouvrage de Plan-Caval () et le fort de Mille Fourches (). droite|vignette|Bunker du Plan-Caval (), massif de l’Authion. Le , les unités françaises de la française libre (DFL), en particulier le bataillon d'infanterie de marine et du Pacifique (BIMP) et les éléments mécanisés du de fusiliers marins, soutenus par l’artillerie et l’aviation, lancent l'assaut sur les positions allemandes par le sud. Après des combats difficiles, le fort de Mille Fourches tombe le , suivi du fort de la Forca et de l'ouvrage de Plan-Caval. Le , enfin, la redoute des Trois-Communes est prise d'assaut par un char soutenu par cinq soldats volontaires. Au terme d'une ascension périlleuse, le caporal Césaire Le Mercier, un Breton appartenant au BIMP, pénètre seul dans l'ouvrage et en ressort avec 38 prisonniers. L’ensemble du front allemand s’effondre le .

Plusieurs centaines de soldats des deux camps ( et ) ont laissé leur vie dans cette bataille, l’une des dernières sur le territoire français, qui ouvre le chemin des crêtes italiennes et permet aux troupes françaises de poursuivre vers le Piémont conformément aux ordres du général de Gaulle, désireux d'occuper des territoires en vue d’obtenir des modifications frontalières (Tende et La Brigue, communes du comté de Nice conservées par l'Italie en 1860 comme « territoires de chasse personnelle du Roi ») lors des futures négociations de paix. Cette attitude française conduit à des tensions et des accrochages avec les alliés américains, désireux d'empêcher le dépeçage des territoires italiens par des vainqueurs revanchards.

Personnalités ayant servi à la bataille de l'Authion

Jean Bellec, compagnon de la LibérationJean Charles Bellec, Musée de l'Ordre de la Libération Joseph Duhautoy-Schuffenecker, compagnon de la LibérationJoseph Duhautoy-Schuffenecker, Musée de l'Ordre de la Libération Benjamin Favreau, compagnon de la LibérationBenjamin Favreau, Musée de l'Ordre de la Libération Pierre Langlois, compagnon de la LibérationPierre Langlois, Musée de l'Ordre de la Libération Joseph Pécro, compagnon de la LibérationJoseph Pécro, Musée de l'Ordre de la Libération Charles Santini, compagnon de la LibérationCharles Santini, Musée de l'Ordre de la Libération Pierre Simonet, compagnon de la LibérationPierre Simonet, Musée de l'Ordre de la Libération Edmond Magendie, compagnon de la Libération, commandant du BIMP André Salvat, compagnon de la Libération

Notes et références

Voir aussi Articles connexes Groupement alpin sud

Liens externes

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