Georges-Henri Pointet est un antifasciste suisse, naturalisé français (1908 - 1944).
Biographie
Origines et famille Georges-Henri Pointet naît le à Neuchâtel. Il est originaire de Vaumarcus, dans le même canton. Il a un frère cadet, Pierre Jean Pointet, futur secrétaire de l'Union suisse du commerce et de l'industrie.
Son père, Georges Edmond Pointet, est directeur des postes et membre actif du Parti radical-démocratique ; sa mère est née Marguerite Élisabeth Tinembart.
Il reste célibataire toute sa vie.
Études, articles politiques et armée Après l'école normale à Neuchâtel, dont il sort diplômé en 1927, il fait des études de lettres aux universités de Neuchâtel et de Berlin jusqu'en 1932. Il obtient une licence pour l'enseignement de la littérature. Il écrit de premiers articles dans l'organe de presse du parti radical neuchâtelois, puis dans la Feuille d'avis de Neuchâtel .
En 1933, alors qu'il accomplit son service militaire avec le grade de lieutenant, obtenu en , il publie un article dans La Sentinelle en faveur de l'élection du socialiste Ernest-Paul Graber au Conseil d'État du canton de Neuchâtel. Son major, Marcel Krügel, favorable au candidat libéral, exige qu'il atteste par écrit que sa fidélité à la défense nationale irait jusqu'à tirer sur le candidat socialiste et ses partisans. Georges-Henri Pointet ayant refusé, il se voit retirer son commandement sur décision du chef d'arme de l'infanterie Ulrich Wille. Cette sanction provoque une vive polémique.
Antifascisme et Forces françaises libres Il se lance ensuite dans la lutte antifasciste, notamment avec son ami André Corswant. Il fait notamment partie des personnes qui fondent en le Front antifasciste.
Il est professeur de français dans un grand lycée du Caire à partir de l'automne 1935, faute d'avoir trouvé un emploi en Suisse.
En , il se rend en Syrie et s'engage dans les Forces françaises libres. Affecté à la 1re division française libre, il participe aux combats d'El Alamein, de Tripolitaine, de Tunisie et d'Italie. Il est tué peu après le débarquement de Provence du . Il avait demandé et obtenu peu auparavant la nationalité française et avait écrit le à la légation de Suisse au Caire qu'il renonçait à la nationalité suisse.
Mort et sépulture Il meurt le 23 août 1944, à l'âge de 36 ans, dans le massif du Touar, près de Toulon, fauché par un éclat d'obus. Les Compagnons de la Libération Julien Chabert et Georges Jeanperrin écrivent à son père pour saluer son parcours.
Il est enterré dans le département du Var, soit au cimetière d'Hyères, soit dans la nécropole nationale de Boulouris à Saint-Raphaël.
Distinctions
à titre posthume (1945) avec étoile de bronze (1944)
Bibliographie et documentaire
Daniel Künzi, Un Suisse à part, 2000, 61 minutes
Notes et références
Notes
Références
Liens externes
Suisse à part (Film-Documentaires)
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