Antonio López de Santa Anna y Pérez de Lebrón, né le à Xalapa, l'actuelle capitale de l'État de Veracruz, et mort le à Mexico, est un militaire et homme politique mexicain qui exerça à plusieurs reprises le pouvoir au Mexique, entre 1833 et 1855, en qualité de président de la RépubliqueSanta Anna fue Presidente de la República 11 veces, pero ¿a cuánto tiempo equivalen esas once veces? vamonosalbable.blogspot.fr.

Il était surnommé L'Aigle, le Napoléon de l'OuestEl Napoleón del Oeste - Editorial Diana - México DF 2000 réédition en castillan de : Frank C. Hanighen : Santa Anna The Napoleon of the West - New York - première édition 1934 - , le Napoléon du Nouveau Monde ou le Héros immortel de Cempoala par ses amis et partisans- voir el Nuevo cojo ilustrado, periódico de opinión y arte, New York 5 avril 2010 article de Bill Brik : Santa Anna hizo más que matar à Davy Crockett. - La historia de Texas en la biblioteca nacional de México La historia de Texas en la ... - Google Book...-se retrouve dans la littérature citée sous bibliographie et se trouve sous Google dans "el Napoleón del Oeste". Ses ennemis, eux, le surnommaient (« Quinze Ongles ») en référence à la jambe qu'il perdit en . Durant sa longue carrière politique, il fut tour à tour royaliste, monarchiste, républicain, centraliste, fédéraliste, libéral et conservateur. Il occupa la fonction de gouverneur de l'État de Yucatán () puis de celui de Veracruz (1829).

En 1833, Santa Anna se soulève et renverse par un coup d'État le gouvernement d'Anastasio Bustamante, qui cède la présidence à Manuel Gómez Pedraza qui à son tour la cède à Santa Anna, qui se retire une première fois en 1835 sous prétexte de maladie.

La présidence échoit le à Miguel Barragán. En 1839 Bustamante lui cède à nouveau la présidence. Cela provoqua une guerre civile, entre les partisans de Bustamante () et ceux de Santa Anna (). Le conflit prit fin en 1841, après la chute de Bustamante et le triomphe de Santa Anna. Tout-puissant après cette victoire, il réaffirme son autorité et gouverne le pays d'une main de fer. En 1844, il est de nouveau renversé par les troupes libérales unies contre son gouvernement. Exilé, il revient au Mexique en 1846, après la fin de la république centraliste. Avec ses partisans, il reprend rapidement le pouvoir et élimine farouchement ses opposants. Durant la guerre américano-mexicaine, il s'appuie sur des généraux qui lui sont fidèles comme Pedro María Anaya et Mariano Arista. Secoué par les attaques des fédéralistes et trahi par certains de ces généraux, il est de nouveau chassé du pouvoir et son gouvernement est renversé en .

En exil, il prépare son retour avec l'aide de ses partisans tels que le général Mariano Arista qui, en 1851, renverse le Congrès et prend le pouvoir en attendant le retour de Santa Anna. Chassé à son tour, Arista perd la confiance de Santa Anna, et se voit remplacer à la tête des troupes santanistes par le général Manuel María Lombardini, qui permet son retour au pouvoir en 1853, comme dictateur à vie avec le prédicat d’« Altesse sérénissime ».

Chassé définitivement du pouvoir en par la révolution d'Ayutla, Santa Anna s'exile. Il revient au Mexique en , où il finira ses jours, à la suite d'une amnistie générale décrétée par le président Sebastián Lerdo de Tejada.

Biographie Carrière militaire Né le à Xalapa, Antonio López de Santa Anna entre en qualité de cadet au , un régiment d'infanterie, le . En 1811, lors de la campagne de Nuevo Santander (aujourd'hui Tamaulipas) sous le commandement de don , il combat les « Indiens » et est blessé au bras par une flèche chimèque. Pour sa bravoure il est nommé sous-lieutenant en 1812.

La même année, il se bat contre les flibustiers américains et texans de l'. À la suite de la bataille de Medina il est à nouveau cité pour sa bravoure. Il retourne alors à Veracruz et fait la connaissance en 1815 de José Dávila, gouverneur de la province. Il est nommé par celui-ci commandant des formations militaires extra muros de Veracruz, où il combat avec succès les insurgés dans les environs du port. Santa Anna est nommé capitaine en 1817 par le vice-roi don Juan Ruiz de Apodaca avec pour mission de pacifier les environs du port de Veracruz mais des différends avec les autorités locales l'empêchent de mener à bien sa tâche. gauche|vignette|314x314px|Portrait de Don Antonio de Santa Anna. En 1818, des contacts sont établis entre lui et don Guadalupe Victoria qui mène la guérilla indépendantiste et qui l'invite à rejoindre ses rangs. Santa Anna réplique en offrant des terres à ceux des insurgés qui déposeraient les armes et fonde quelques villages dans l'État de Veracruz. Pendant ce temps, Iturbide et Vicente Guerrero proclament l'indépendance du pays par le plan d'Iguala qu'ils viennent de signer. Santa Anna abandonne alors l'armée royaliste le et adhère à la cause de l'indépendance. Il met en déroute ses anciens compagnons d'armes à Alvarado, puis à Córdoba et Xalapa, mais échoue devant le port de Veracruz où il est repoussé par Davila, resté fidèle à l'Espagne, et ses troupes subissent alors de lourdes pertes. En 1821, il s'illustre en chassant les Espagnols hors du port de Veracruz, mais il laisse la forteresse de San Juan de Ulúa qui commande l'entrée du port et bloque le commerce en leur pouvoir.

Il est déçu par Iturbide et l'Empire qui ne le récompensent pas suffisamment à son goût. Pourtant en 1822, Iturbide le nomme général-brigadier et le charge de poursuivre Guadalupe Victoria. Mais Santa Anna préfère simuler une maladie pour ne pas obéir à l'ordre impérial. La même année il échoue dans sa tentative de reprendre San Juan de Ulúa aux Espagnols.

Il se querelle alors avec Echavarri, gouverneur de Veracruz. Le , il signe avec Guadalupe Victoria le plan de Casa Mata à Veracruz dans lequel il est dit que la seule forme de gouvernement au Mexique doit être la République. Le du vise à renverser l'empereur et déclarer la république au Mexique. Il la proclamera lui-même le à Veracruz, à la tête de , dans l'enthousiasme populaire. L'Espagne fait un dernier effort pour reconquérir le Mexique : un corps expéditionnaire de espagnols commandés par le brigadier Isidro Barradas débarque à Tampico en 1829. Santa Anna marche contre eux avec une troupe moins nombreuse et obtient la victoire. Beaucoup de ses adversaires meurent de la fièvre jaune. Il est déclaré héros national, ce qu'il apprécie, et désormais se fait appeler « le héros de Tampico »Henry B. Parkes-histoire du Mexique-page 206 et « le sauveur de la patrie ».

De 1810 à 1848, soit pendant 38 années de guerres presque ininterrompues, Santa-Anna participa à plus de batailles que George Washington et réunis.

Carrière politique Il déclare alors se retirer de la vie publique « ». Il décide que son retour est indispensable quand Anastasio Bustamante mène un coup d'État, renversant et faisant fusiller le président Vicente Guerrero en février 1831, prenant ainsi les pleins pouvoirs.

Vie privée vignette|Doña Dolores Tosta de Santa Anna, 1855.|gauche|341x341px Santa Anna se maria deux fois. Il aimait jouer et parier des sommes parfois importantes. Il se marie avec Inés de la Paz García, puis avec Dolores Tosta. Il adhère à une loge maçonnique de rite écossais ancien et acceptéCalcott Wilfrid Hardy - The story of an enigma who once was Mexico - Archon books - Hamden (Connecticut), 1964 - Antonio López de Santa Anna - Mi historia militar y política - 1810-1874 - Editora Nacional - Mexico, 1973 - se trouve aussi dans les livres cités dans la bibliographie

En 1836, lors de la campagne du Texas, il eut un enfant dont on ignore le sexe avec Melchora Barrera, on ne sait pas non plus avec précision s'ils se marièrent ou non. Plus tard Santa Anna les envoya à Mexico et veilla sur leur bien-être. Il acheta deux belles propriétés dans son État natal, les haciendas de Manga de Clavo près du port de Veracruz où il passa une grande partie de sa vie. Il acheta le l'hacienda dite de El Encero située près de Jalapa pour et qui devint sa résidence principale lorsqu'il se maria en 1844 en secondes noces (dans la chapelle qu'il y fit spécialement édifier) avec doña Dolores de Tosta (après le décès de sa première épouse Inés de la Paz García avec laquelle il avait eu cinq enfants, dont Manuel López de Santa Anna). Les haciendas de Santa Anna se consacraient principalement à l'élevage de bovins destinés à alimenter ses troupes. Il y élevait également des coqs de combat auxquels il vouait une grande passion.

En 1839, il reçut en son hacienda de Manga de Clavo la marquise Calderón de la Barca et plus tard l'épouse de l'ambassadeur américain Poinsett. Toutes deux publièrent des récits détaillés de leur séjour. Santa Anna y reçut presque tous les politiciens, militaires et notables de l'époque. Une cohue de quémandeurs de toute sorte venus de tout le pays l'attendait dès qu'il sortait de chez lui. Il est considéré par certains comme le premier à avoir cherché à commercialiser le chiclé obtenu du sapotillier, arbre qui poussait sur ses terres, comme gomme à mâcher, ainsi que comme bandages pour les roues de calèches, mais sans succès.

Président du Mexique Première période (1833-1835) vignette|Portrait du président Santa Anna. En 1833, après la fin du mandat officiel du président Manuel Gomez Pedraza, le Congrès est dissous et de nouvelles élections générales. Santa Anna, très populaire depuis la bataille de Tampico, est élu Président des États-Unis du Mexique pour un mandat de 4 ans, sous l’étiquette du Parti libéral. Son principal adversaire, Valentín Gómez Farías, également libéral, est désigné comme vice-président.

Sous son premier mandat, Santa Anna confisque les biens du clergé et les privilèges des militaires ce qui provoque un soulèvement contre lui nommé plan de Religión y fueros proclamé à Morelia par le colonel don Ignacio Escala secondé à Chalco par le général Durán. Santa Anna, feignant de partir les combattre, fut fait « prisonnier » par eux et, après un simulacre d'évasion, reprit le contrôle de la capitale et réprima les rébellions. En , la révolte libérale de Zacatecas est écrasée, on compte entre tués en 2 jours de massacresJames Albert Michener, Texas, Seuil, 1987, .

À plusieurs reprises, lors de ses absences, son vice-président assure les affaires courantes, notamment du au , du 3 au durant l’absence de Santa Anna pour maladie, puis du au et enfin du au . Durant cette dernière période, Gómez Farías fait enregistrer les réformes libérales imaginées par Santa Anna. Lors de son retour aux affaires courantes, le président se rallie à certains conservateurs et annule ses propres réformes. Le , deux ans avant la fin de son mandat, Santa Anna démissionne de la présidence. Le général Miguel Barragán lui succède.

Deuxième période (1839-1841)