Alix Didier Fils-Aimé, né le , est un homme d'affaires et homme d'État haïtien, Premier ministre depuis le . Son gouvernement assure l'intérim de la présidence de la République depuis la fin du mandat du Conseil présidentiel de transition le .

Biographie Jeunesse et formation Né le 14 novembre 1971., Alix Didier Fils-Aimé est le fils d'Alix Fils-Aimé, homme politique ayant été emprisonné sous Jean-Claude Duvalier, puis est devenu député de 1995 à 1999. D'autres membres de sa famille, originaire de Port-au-Prince, ont investi dans l'économie..

Il obtient un diplôme en gestion des entreprises, mention finance, à l'université de Boston. Il devient ensuite président du conseil d'administration de la Chambre de commerce et d’industrie de l'ouest (CCIO), de la Chambre de commerce et d'industrie d'Haïti (CCIH)., et dirige le fournisseur d'accès à internet haïtien.. Il est également homme d'affaires..

Élections sénatoriales de 2016 En 2016, il est candidat aux élections sénatoriales sous l'étiquette du parti Vérité.

Premier ministre Première candidature avortée Le , dans le cadre d'un appel à candidatures commencé le ., le Conseil présidentiel de transition annonce avoir reçu plus de 80 candidatures au poste de Premier ministre. Parmi les candidats, l'ancien Premier ministre Garry Conille, Fritz Bélizaire, l'ancien ministre de l'Intérieur Paul Antoine Bien-Aimé, les anciens ministres de la Justice Michel Brunache et Lucmane Délile, ainsi que Jean Hector Anacacis, Gérald Germain, Inel Torchon, Alix Didier Fils-Aimé.. et Jean-Rodolphe Joazile..

La candidature de Conille est finalement retenue le Haïti: le conseil présidentiel de transition a nommé un premier ministre, ''Le Figaro, 29 mai 2024., mais il est limogé en novembre.

Désignation et exercice des fonctions Le , Alix Didier Fils-Aimé est désigné Premier ministre. Il prend ses fonctions le ., au lendemain de son retour des États-Unis., puis forme son gouvernement le ..

Il est le troisième Premier ministre d’Haïti nommé en trois ans, dans une période de fortes turbulences.

Le , cinq membres du Conseil présidentiel de transition votent une résolution pour limoger Fils-Aimé. Devant l'opposition du président du Conseil présidentiel, Laurent Saint-Cyr, des États-Unis (qui déploient des navires de guerre en baie de Port-au-Prince), de Fanmi Lavalas et de Compromis historique, dont deux membres ayant voté la résolution siègent au Conseil., Fils-Aimé reste en poste.

Le soutien de Washington est perçu comme un élément décisif dans son maintien au pouvoir. L’ingérence américaine a généré beaucoup de critiques à Haïti. Ainsi, pour l'ex-ministre et ancienne membre du Conseil électoral haïtien Ginette Chérubin, les Etats-Unis ont traité les dirigeants haïtiens « comme des subalternes ». Selon elle, « l’ingérence américaine en a toujours existé. Mais, cette fois, elle a atteint un niveau d’indécence jamais enregistré ». De même, Jeffsky Poincy, spécialiste en gouvernance et en politiques publiques installé à Washington, souligne que « cette ingérence est devenue quasiment systématique dans la politique haïtienne ».

Le suivant, le mandat du Conseil présidentiel arrive à son terme et celui-ci transmet ses pouvoirs au Conseil des ministres et au Premier ministre...

Dans la nuit du 21 au , un nouvel accord politique, dénommé Pacte national pour la stabilité et l’organisation des élections, est signé entre le Premier ministre et la classe politique et la société civile. Il prévoit que le pouvoir exécutif soit exercé par le Conseil des ministres jusqu'à la tenue des élections, et qu'un référendum constitutionnel soit organisé le jour des élections, pour valider une série d'amendements..

Le gouvernement est remanié le , avec l'entrée de onze nouveaux titulaires, dont Sandra Paulémon..

Notes et références

Liens externes

Catégorie:Premier ministre d'Haïti Catégorie:Personnalité politique haïtienne Catégorie:Naissance en novembre 1971 Catégorie:Naissance en Haïti Catégorie:Économiste haïtien Catégorie:Étudiant de l'université de Boston