Virginia Ángela Choquintel Napoleón (née Virginia Ángela Choquintel; Río Grande, Tierra del Fuego, le à Río Grande, et morte le ) est considérée comme la dernière selk'nam par l'Argentine dans les années 80, bien qu'elle n'ait ni grandi ni vécu au contact des coutumes de son peupleChapman, Anne (2002). Fin de un Mundo - Los selknam de Tierra del fuego. Taller experimental de Cuerpo Pintados LTD. .. Les selk'nam étaient aussi nommés “onas” par le peuple voisin yagan.
Naissance et enfance Elle est née à la Mission salésienne "La Candelaria" de Río Grande, où elle fut pupille, effectua sa scolarité et vécut une grande partie de sa vie. Elle a été témoin de la disparition des peuples autochtones fuégiens, qui à l'époque comptaient seulement quelques individus survivants du génocide selk'nam, du métissage et des maladies importées par les colons.
De son enfance elle n'a que de très vagues souvenirs. Elle se souvient que son père, Natalio Choquintel, qui habitait dans une maison de la Mission salésienne, venait la chercher tous les soirs pour se promener à cheval. De sa mère, Magdalena Saenes, elle ne se rappelle rien puisqu'elle a succombé aux maladies apportées par les colons lorsqu'elle avait seulement 4 ans. Elle est décédée en 1946.
Vie privée Durant sa jeunesse elle déménage à Ramos Mejía, Buenos Aires avec son amie Sonia Navarro, qu'elle aide à élever ses enfants et petits-enfants, formant avec elle une famille qui l'a accueillie en son sein. Dans les années 80 elle rencontre celui qui fut son grand amour et époux, Nino Napoléon, un Italien beaucoup plus âgé qu'elle et avec lequel elle ne réussit pas à avoir d'enfants. Cette même décennie elle est reconnue comme l'une des dernières Selk'nam existantes.
En évoquant ses souvenirs, Virginia Choquintel mentionne que .
Dans un entretien réalisé avec Margarita Maldonado, selknam de quatrième génération (lignée maternelle), celle-ci témoigne qu'elle a connu Virginia quelques années avant sa mort: . vignette|Image du cahier de premier degré de Virginia Choquintel dans le Musée de la mission salésienne, Rio Grande
Retour à Rio Grande En 1989 elle est déclarée Citoyenne Illustre. La Municipalité de Rio Grande et l'Action Sociale de Terre de Feu lui donnent une maison dans le quartier Chacra II et une pension. Elle s'installe ainsi dans cette ville avec son époux déjà très âgé et qui souffre de diabète. vignette|Lettre écrite par la chercheuse Anne Chapman à Virginia Choquintel
Dernières années La cécité à la suite de la mort de son époux Nino est dévastatrice pour Virginia. Ceci, ajouté à la difficile charge d'être la dernière survivante pure de son peuple, la conduit vers une grande dépression et l'alcoolisme. Elle décède un chez elle et est inhumée avec son époux. À Rio Grande, la communauté de descendants de son groupe lui rend ensuite une série d'hommages accompagbés de revendications. vignette|La tombe de Virginia Choquintel dans le cimetière de Rio Grande.
Hommage En sa mémoire, un musée de Rio Grande porte son nom.
Références
Bibliographie
Les Selknam - Anne Chapman.
Liens externes
Quotidien Clarín Quotidien de Fin del Mundo
Catégorie:Dernier locuteur d'une langue Catégorie:Argentine au XXe siècle Catégorie:Naissance à Río Grande (Argentine) Catégorie:Naissance en juillet 1942 Catégorie:Décès dans la province de Terre de Feu, Antarctique et Îles de l'Atlantique Sud Catégorie:Décès en juin 1999 Catégorie:Décès à 56 ans