Eugénie Cotton, née Eugénie Feytis le à Soubise (Charente-Inférieure) et morte à Sèvres (Seine-et-Oise) le , est une physicienne française.
Elle dirige l'École normale supérieure de jeunes filles de 1936 à 1941, mais elle est forcée à la démission par le gouvernement de Vichy en 1941 du fait de son engagement politique auprès de la mouvance communiste. Après la guerre, elle est dirigeante de l'Union des femmes françaises (UFF).
Biographie Formation et carrière scientifique
Eugénie Élise Céline Feytis naît en 1881. Elle intègre l'École normale supérieure de jeunes filles de Sèvres, en 1901. Elle est l'élève de Marie Curie, et y rencontre Pierre Curie et Paul Langevin. En 1904, elle est reçue première au concours féminin de l'agrégation des sciences physiques et naturelles. Elle est professeure dans un collège de Poitiers puis elle enseigne à l'École normale de Sèvres.
En 1913, elle épouse le physicien Aimé Cotton, professeur à la faculté des sciences de Paris et à l'École normale supérieure de Saint-Cloud. Le couple a quatre enfants (dont un meurt peu après sa naissance). En 1925, elle obtient un doctorat en sciences physiques et est nommée maître de recherche au CNRS Elle devient en 1936 directrice de l'École normale supérieure de jeunes filles, et participe à la réforme des études féminines, elle élève le niveau de l’enseignement des sciences et développe le laboratoire et les recherches.
Engagement militant et mise à la retraite d'office du Parti communiste français, elle apporte son aide aux antifascistes allemands réfugiés en France depuis 1933, puis aux Espagnols traqués par le général Franco. Elle est mise à la retraite d'office en 1941 par le gouvernement de Vichy, du fait de son engagement politique. Elle est remplacée par Edmée Hatinguais.. De son côté, son mari Aimé Cotton est arrêté deux fois par la Gestapo.
Eugénie Cotton appartient à des organisations de masse proches de la mouvance communiste. En 1944, elle participe à la fondation de l'Union des femmes françaises (UFF) et devient en 1945 présidente de l'organisation internationale à laquelle cette association est affiliée, la Fédération démocratique internationale des femmes. Elle était également vice-présidente du Conseil mondial de la paix, y développant une importante activité jusqu’à sa mort.
Elle meurt à Sèvres le et elle est inhumée au cimetière des Bruyères (Sèvres) avec Aimé CottonActe de naissance à Soubise, n° 27, vue 10/41, avec mentions marginales du mariage à Paris en 1913 et du décès à Sèvres en 1967..
Distinctions et hommages Distinctions Elle est nommée chevalier de la Légion d'honneur en 1934. Elle reçoit en 1951 le prix Staline pour la paix.
Hommages vignette|gauche|Plaque de la rue Eugénie-Cotton (Paris). Après sa mort, plusieurs écoles de la région parisienne ont été nommées d'après son nom, comme à Paris, SèvresÉcole primaire publique Eugénie Cotton sur education.gouv.fr., Champigny-sur-MarneAnnuaire de l'Éducation nationale - http://www.education.gouv.fr/annuaire/94-val-de-marne/champigny-sur-marne/etab/ecole-elementaire-publique-eugenie-cotton.html, NanterreSite officiel de la ville de Nanterre - http://www.nanterre.fr/annuaire/1/144-annuaire.htm, Vitry-sur-Seine, Bonneuil-sur-MarneSite officiel de la ville de Bonneuil-sur-Marne - http://www.ville-bonneuil.fr/infos-pratiques/adresses-utiles/toutes-les-adresses/ecoles-education.htm, Rosny-sous-bois, Tremblay-en-France, Pantin ou Bagnolet.. Il existe également une école maternelle Eugénie Cotton à Brétigny-sur-Orge, à Choisy-le-Roi, à Trappes, à Aulnoye-Aymeries (Nord) et une école en Bretagne, à LanesterSite officiel de la ville de Lanester - http://www.lanester.com/Maternelle.9285.0.html, ainsi que dans l'Aube à Romilly-sur-SeineSite officiel de Romilly-sur-Seine - http://www.ville-romilly-sur-seine.fr/site_romilly/romilly/ecoles_mat_publ.php en Moselle à Talange et dans l'Hérault à Sète.
Son nom a également été donné à un collège d'Argenteuil, un lycée et une allée à Montreuil, une rue et un square du de Paris, une rue à Saint-Herblain, une rue au Havre, ainsi qu'à une crèche collective à Morsang-sur-Orge dans le département de l'Essonne (91).
Le cratère vénusien Cotton a été nommé en son honneur. FindTheData : Where does the name for the astrogeological feature Cotton come from?.
Voir aussi Bibliographie Loukia Efthymiou, Eugénie Cotton (1881-1967) : Histoires d’une vie - Histoires d’un siècle, Éditions universitaires européennes, 2019, 459 p.. . . . Archives Les archives d'Eugénie Cotton sont conservées à la bibliothèque Marguerite Durand, 79, rue Nationale, dans le de Paris. Une lettre d'elle figure dans les archives d'Henri PiéronCorrespondance d'Henri Piéron Liens externes
Références
Catégorie:Physicienne française Catégorie:Femme politique française Catégorie:Personnalité du Parti communiste français Catégorie:Personnalité de la Fédération démocratique internationale des femmes Catégorie:Lauréat du prix Staline pour la paix Catégorie:Chevalier de la Légion d'honneur décoré en 1934 Catégorie:Élève de l'École normale supérieure de jeunes filles Catégorie:Enseignant à l'École normale supérieure de jeunes filles Catégorie:Naissance en octobre 1881 Catégorie:Naissance en Charente-Inférieure Catégorie:Décès en juin 1967 Catégorie:Décès à Sèvres Catégorie:Décès à 85 ans Catégorie:Personnalité de l'Union des femmes françaises Catégorie:Marie Curie Catégorie:Paul Langevin Catégorie:Féministe française du XIXe siècle Catégorie:Féministe française du XXe siècle