Le corps d'armée est une grande unité de l'armée prussienne dont le quartier général était basé à Berlin.
Histoire Guerre franco-allemande vignette|droite|Constantin von Alvensleben En 1870, le corps fait partie de la armée allemande et est incorporé le , en même temps que le corps d'armée dans la région de Bingen am RheinJustus Scheibert: Der Krieg zwischen Frankreich und Deutschland - unter Zugrundelegung des Großen Generalstabswerkes. Verlag von W. Paulis Nachfolger (H. Jerosch), Berlin 1895, S. 11.. Lors de la progression vers la Sarre, Neunkirchen est atteint le soir du et le premier grand engagement a lieu le lors de la bataille de SpicherenJustus Scheibert: Krieg zwischen Frankreich und Deutschland. Verlag von W. Paulis Nachfolger, Berlin 1895, S. 22.. Après avoir occuper Sarrebruck sans combat ce jour-là, la division d'infanterie du corps s'embourbe sur les hauteurs de Spicheren. Le corps reçoit l'ordre de venir immédiatement en aide au général von Kameke avec la division (lieutenant-général von Stülpnagel). La brigade sous les ordres du général-major von Döring arrive en tête de la division à Winterberg, et le régiment d'infanterie prend d'assaut un retranchement à l'est de la forêt de GifertJustus Scheibert: Krieg zwischen Frankreich und Deutschland. Verlag von W. Paulis Nachfolger, Berlin 1895, S. 44.. Après l'arrivée de la brigade (Generalmajor von Schwerin), le mont Forbach est prisJustus Scheibert: Krieg zwischen Frankreich und Deutschland. Verlag von W. Paulis Nachfolger, Berlin 1895, S. 48.. Le , le corps d'armée atteint Remilly en progressant dans la région au sud de Metz et se déplace ensuite vers le nord.
vignette|Les généraux commandant les corps d'armée allemands pendant la guerre de 1870/71 : I. Edwin Freiherr v. Manteuffel. - II. Eduard Friedrich v. Fransecky. - III. Constantin v. Alvensleben. IV. Gustave v. Alvensleben. - V. Hugo Ewald v. Kirchbach. - VI : Wilhelm v. Tümpling. - VII Heinrich Adolph v. Zastrow. - VIII. August v. Goeben. - IX. Gustav v. Manstein. - X. Constantin Bernhard v. Voigts-Rhetz. - XI. Julius v. Bose. - XII. Le prince héritier Albert de Saxe
Le , le corps prussien reçoit l'ordre de franchir la Moselle à Novéant et Champey. Il est renforcé à cette occasion par la division de cavalerie. Le , le corps se distingue particulièrement à la bataille de Mars-la-Tour. Il a mène une avance sur la route de Metz-Verdun via Gorze et Onville et rencontre trois corps français complets en direction de RezonvilleJustus Scheibert: Krieg zwischen Frankreich und Deutschland. Verlag von W. Paulis Nachfolger, Berlin 1895, S. 70.. Le corps français chasse la cavalerie allemande de Vionville et occupe la crête vers Gorze ainsi que le village de Flavigny. Vers 10 heures, les cavaliers allemands reçoivent le renfort des et divisions qui arrivent sur le champ de bataille depuis Gorze et Onville. Le général Constantin von Alvensleben ordonne immédiatement à l'infanterie d'attaquer. Il pense n'avoir plus que l'arrière-garde ennemie devant lui. À midi, la brigade sous les ordres du colonel von Bismarck (qui est tué) a repris la localité de Flavigny, tandis que l'artillerie de la division agit contre la localité de RezonvilleJustus Scheibert: Krieg zwischen Frankreich und Deutschland. Verlag von W. Paulis Nachfolger, Berlin 1895, S. 71. La division (lieutenant-général von Buddenbrock) progresse vers le nord jusqu'à Tronville, puis oblique partiellement vers l'est en direction de la division et s'empare de Vionville vers 11 h 30. Les deux divisions allemandes se sont ainsi rejoints entre les localités de Vionville et Flavigny, réduisant ainsi le risque que les deux divisions soient séparées. C'est dans ces positions que les unités allemandes, sans renforts significatifs, doivent se maintenir tout l'après-midi face à un adversaire supérieur en nombreJustus Scheibert: Krieg zwischen Frankreich und Deutschland. Verlag von W. Paulis Nachfolger, Berlin 1895, S. 75f.. Le corps d'armée, largement inférieur en nombre, empêche la retraite française vers l'ouest en s'emparant de Vionville. C'est principalement le corps qui stoppe le départ de l'armée du Rhin et permet plus tard l'enfermement de dans la forteresse de Metz.
Deux jours plus tard, le , le corps d'armée s'engage également dans la bataille de Gravelotte en passant par Saint-Marcel et reste ensuite sur la rive gauche de la MoselleJustus Scheibert: Krieg zwischen Frankreich und Deutschland. Verlag von W. Paulis Nachfolger, Berlin 1895, S. 161.. Le commandant en chef de la armée, Frédéric-Charles de Prusse, obtient la reddition de la forteresse de Metz avant le . Après la fin du siège de Metz, le corps se déplace à marches forcées dans la région entre Paris et Orléans.
L'attaque de l'armée de la Loire pour Paris peut être stoppée sur l'aile gauche allemande lors de la bataille de Beaune-la-Rolande. À cette occasion, le corps vient en aide au corps (Voigts-Rhetz) juste à temps pour transformer la défaite imminente en victoire le . Lorsque les attaques françaises sont stoppées, le corps passe lui-même à l'attaque avec les autres formations de l'armée de Frédéric-Charles de Prusse. Après la prise d'Orléans le , l'armée française de la Loire est à nouveau battue à Beaugency le . Le , le corps se dirige vers l'ouest en deux colonnes, la division rencontre une forte résistance devant Artenay, la division est arrêtée par l'ennemi à Saint-Mars-de-LocquenayJustus Scheibert: Krieg zwischen Frankreich und Deutschland. Verlag von W. Paulis Nachfolger, Berlin 1895, S. 218.. Le , la brigade combat près de Changé, et la brigade, qui arrive de Paris, se heurte aux troupes ennemies près des châteaux de Raison et de La PaillerieJustus Scheibert: Krieg zwischen Frankreich und Deutschland. Verlag von W. Paulis Nachfolger, Berlin 1895, S. 219.. Lors de la bataille du Mans, le corps est au centre de l'attaque allemande et participe à la prise de la ville le Justus Scheibert: Krieg zwischen Frankreich und Deutschland. Verlag von W. Paulis Nachfolger, Berlin 1895, S. 226..
Première Guerre mondiale vignette|General der Infanterie Ewald von Lochow vignette|General der Infanterie Walther von Lüttwitz Au début de la guerre en 1914, le corps d'armée est dirigé par le général d'infanterie Ewald von Lochow, le chef d'état-major général étant le lieutenant-colonel Hans von Seeckt. La progression à travers la Belgique s'effectue au sein de la armée. Après un premier contact avec l'ennemi à Tirlemont, la progression se poursuit en direction de Saint-Quentin, dans le nord de la France. Le , le corps d'armée porte l'essentiel de la charge contre les Britanniques lors de la bataille de Mons. À droite du corps d'armée, il doit se diriger vers Saint-Ghislain et Jemappes contre le canal Mons-Condé. La division sous les ordres du général Georg Wichura peut prendre d'assaut Tertre, mais reste au sud de celui-ci ; une autre partie peut franchir le canal à Wasmuël. La division du général Richard Herhudt von Rohden, qui attaque directement en face de Jemappes, ne peut d'abord pas avancer, ce n'est que le soir qu'elle atteint Frameries. Après d'âpres combats, la division se dirige le vers Warquignies, la division s'est emparée de Saint-Ghislain et a percé vers le sud en passant par Hornu. L'armée progresse ensuite vers la Marne en passant par Le Cateau et Saint-Quentin.
Le au soir, le corps atteint la ligne Cerneux-Courgivaux. Le corps d'armée assure les passages du Grand Morin sur la ligne Esternay-Neuvy. Les et corps, qui avancent à droite, se placent à l'arrière. À l'est, le corps se repose autour d'Amillis. Le corps de cavalerie von der Marwitz atteit CourtaconHermann Stegemann, Band I., S. 183. L'aile gauche de la armée, les et corps d'armée, combattent lors de la bataille de la Marne. la armée française le à Cerneux-Montceaux. La cavalerie de l'armée allemande prend le relais après le départ du corps qui se diriget vers Le Qurcq.
Après que le Corps ait évacué le plateau de Rebais, les et corps forment une nouvelle ligne de front à l'ouest, entre Montolivet et Montmirail. Après le retrait du corps le à l'ouest de Mareuil sur le flanc nord de la bataille de l'Ourcq, puis la retraite du corps face aux attaques françaises à Montmirail, la situation de la division, exposée dans la région de Rebais, devient également menacée. Le , la armée reçoit l'ordre de se replier vers l'Aisne via la Marne et Villers-Cotterêts. La bataille de l'Aisne suit la retraite. Le corps occupe avec la division les hauteurs de Condé et avec la division la région autour de Nanteuil-la-Fosse. Ils repoussent avec succès les attaques ennemies et passe fin septembre à la guerre de positions. Après le retrait des troupes britanniques vers les Flandres, une contre-attaque allemande a lieu le , au cours de laquelle la tête de pont nord, désormais tenue par les troupes françaises, est éliminée à Vailly.
Du 8 au , le corps repousse les puissantes attaques françaises au nord de l'Aisne lors de la bataille de Soissons et passe à la contre-attaque avec succès. Le commandement général du corps, spécialisé dans les contre-attaques, prend ensuite en charge à la mi-mai et pour un mois la direction des opérations lors de la bataille de Lorette : trois sections de corps sont formées au sein du groupe d'armées Lochow nouvellement constitué : à droite, le corps d'armée avec la fraîche division et la brigade de réserve. Le corps d'armée avec la et la division défend le tronçon entre Carency et la route d'Arras à Lens, tandis que le corps de réserve bavarois avec la division de réserve bavaroise et la brigade d'infanterie défend les positions de la route jusqu'à la rivière Scarpe.
Début , le corps est transféré sur le front sud-est et affecté à la armée pour la campagne de Serbie. Avec la division et la division de réserve qui lui étaient subordonnées, le corps effectue la traversée du Danube à Semendria. Fin octobre et début octobre, Kragujevac est atteint et les Serbes sont poursuivis jusqu'à la Morava.
Fin novembre, le corps d'armée estreplié sur le front ouest et à partir du , il est engagé dans la bataille de Verdun. Épuisées par les durs combats dans la forêt de la Caillette et autour du village et du fort de Vaux, les et divisions sont retirées du front d'attaque devant Douaumont à la mi-mars. Entre le 5 et le , le corps d'armée se trouve en réserve dans la Somme, puis il y a des combats de position en Argonne jusqu'en .
Le , le corps d'armée, épuisé, est extrait à l'est de Reims pendant la bataille de l'Aisne. Le corps prend en charge, en tant que groupe Prosnes, l'aile gauche de la armée dans la région des deux côtés de Moronvilliers et se voit également attribuer les et divisions d'infanterie. La division d'infanterie, nouvellement subordonnée, commence le à prendre la relève de la division d'infanterie. Après la fin de la bataille, fin , les , et divisions de réserve sont rattachées au commandement général. Le corps reste en Champagne jusqu'en .
En , le corps passe dans le secteur de la armée et participe à l'offensive du printemps sur la Somme entre Bellenglise et le nord de Saint-Quentin. Les , et divisions d'infanterie sont subordonnées au corps Lüttwitz, qui gagne la forêt de Holnon et pénètre dans la Somme jusqu'au . Début avril, le front se raidit sur l'Avre dans la région au nord de Montdidier. Le , la défaite du corps d'armée voisin ( corps), situé plus au nord, dans la région au sud-est d'Amiens, rend la retraite nécessaire. À ce moment-là, la division d'infanterie et la division de réserve sont subordonnées au corps d'armée en première ligne et la division de réserve en réserveReichsarchiv: Der Weltkrieg 1914–18. Band XIV, Kartenbeilage 25..
Structure Le corps est subordonné au dernier état de paix en 1914 Preußisches Kriegsministerium (Hrsg.): Rangliste der Königlich Preußischen Armee und des XIII. (Königlich Württembergischen) Armeekorps für 1914. Nach dem Stande vom 6. Mai 1914. E.S. Mittler & Sohn, Berlin 1914, S. 59ff. :