La Cinquième République, officiellement République du Niger, est le régime politique du Niger de 1999 à 2009 : une république démocratique semi-présidentielle. Le président de la République est le chef de l'État et le Premier ministre est le chef du gouvernement. Le système politique autorise les partis politiques. Le pouvoir exécutif est aux mains du gouvernement et le pouvoir législatif est à la fois détenu par le gouvernement et par l'Assemblée nationale nigérienne. Le pouvoir judiciaire est indépendant des deux autres pouvoirs.
La deuxième Assemblée nationale est élue lors de législatives tenues en . Sept partis sont représentés. Le président Mamadou Tandja entre en fonction le . Il est réélu en et confirme alors Hama Amadou dans ses fonctions de Premier ministre. Mahamane Ousmane est, lui aussi, réélu en tant que président de l'Assemblée nationale nigérienne.
Situation constitutionnelle
La constitution de la Cinquième République du Niger a été mise en place en (Troisième République) et amendée lors d'un référendum le faisant suite au coup d'État d'Ibrahim Baré Maïnassara (Quatrième République). À la suite d'un autre coup d'État, le pouvoir a été rendu au civils et l'ancienne constitution a été remise en vigueur par référendum le (Cinquième République). Le référendum de 1999 a remis en place le système semi-présidentiel instauré par la constitution de 1992.
Pouvoir exécutif
thumb|right|200px|Mamadou Tandja.
Le , Mamadou Tandja devient président. Tandja est membre du Mouvement national pour la société du développement. Seyni Oumarou est devenu premier ministre en et est aussi membre du MNSD.
Selon les termes de la constitution, le président est élu au suffrage universel pour un mandat de cinq ans. Le premier ministre est nommé par le président.
Pouvoir législatif
L'Assemblée nationale nigérienne est le parlement monocaméral. L'assemblée a 113 sièges, ses membres sont élus pour un mandat de cinq ans. Le pays est divisé en 105 circonscription qui élisent un député sur un mode proportionnel. Le seuil minimal pour qu'un parti puisse avoir un député est de 5 %. Huit sièges sont attribués pour représenter des minorités nationales.
Pour tenir compte de la croissance démographique du pays, le nombre de députés est passé de 83http://psephos.adam-carr.net/countries/n/niger/statsniger.shtml (dont 8 sièges spéciaux) à 113 lors des législatives de 2004.
Mahamane Ousmane, le président de la Convention démocratique et sociale est le président de l'Assemblée nationale.
Partis politiques
Le Mouvement national pour la société du développement ou MNSD-Nassara ; le Parti nigérien pour la démocratie et le socialisme ou PNDS-Tarayya ; la Convention démocratique et sociale ou CDS-Rahama.
Élections
Élection présidentielle de 2004
Candidat - PartiPremier tour%Second tour%Mamadou Tandja - MNSD991 76440,71 509 90565,5Mahamadou Issoufou - PNDS 599 79224,6794 35734,5Mahamane Ousmane - CDS425 05217,4Amadou Cheiffou - Rassemblement social démocratique - Gaskiya154 7326,4Moumouni Djermakoye Amadou - Alliance nigérienne pour la démocratie et le progrès - Zaman Lahiya147 957 6,1Hamid Algabid - Rassemblement pour la démocratie et le progrès - Jama'a119 153 4,9Total (participation 48,3 %)100,0100,0
Élections législatives de 2004
PartiVoies%SiègesMouvement national pour la société du développement-Nassara37,247CFDParti nigérien pour la démocratie et le socialisme13,417Parti progressiste nigérien-Rassemblement démocratique nigérien et Parti nigérien pour l'autogestion-Al'ouma2,74Union des Nigériens indépendants et Union pour la Démocratie et la République-Tabbat3,32Parti progressiste nigérien-Rassemblement démocratique nigérien1,92Convention démocratique et sociale-Rahama17,422Rassemblement social démocratique-Gaskiya7.17Rassemblement pour la Démocratie et le Progrès-Jama'a6,56Alliance nigérienne pour la démocratie et le progrès-Zaman Lahiya5,45Parti pour le socialisme et la démocratie au Niger-Alheri1,31Total (participation 44,7 %) 113Source : africanelections.tripod.com
Pouvoir judiciaire
Le pouvoir judiciaire nigérien est composé de quatre hautes cours : la cour d'appel ; la cour suprême ; la haute cour de justice et la cour de sécurité de l'État.
Divisions administratives
Sous la Cinquième République, le pays est divisé en huit régions (Agadez, Diffa, Dosso, Maradi, Niamey*, Tahoua, Tillaberi, Zinder), elles-mêmes subdivisées en 36 districts (départements).
L'administrateur en chef de chaque unité territoriale est désigné par le gouvernement et fonctionne tout d'abord comme l'agent local des autorités centrales.
Les pouvoirs administratifs sont ensuite idéalement distribués entre 256 communes, conseils locaux, ce qui se rapprocherait le plus d'une ville au Niger (mobilité de la population Touareg).
La Constitution prévoit également des élections populaires d'officiels locaux et municipaux, supposées prendre place après la commune entente des différents intérêts politiques sur un plan gouvernemental de décentralisation.
Organisations internationales
Sous la Cinquième République, le Niger est membre des organisations internationales ou régionales suivantes : Agence de coopération culturelle et technique (ACCT) pays ACP (ACP) Agence internationale de l'énergie atomique (AIÉA) Banque africaine de développement (BAD) Customs Coordination Council (CCC) Comité international olympique Commission économique pour l'Afrique (ECA) Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (CÉDÉAO) Conseil de l'Entente (Entente) Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) Groupe des 77 (G-77) Banque internationale pour la reconstruction et le développement (BIRD) Organisation de l'aviation civile internationale (OACI) Cour pénale internationale (CPI) Confédération internationale des syndicats libres (CISL) Mouvement international de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge Association internationale pour le développement (AID) Banque islamique de développement (BID) Fonds international de développement agricole (FIDA) International Finance Corporation (IFC) Organisation internationale du travail (OIT) Fonds monétaire international (FMI) Intelsat Interpol Union internationale des télécommunications (UIT) MIPONUH Non-Aligned Movement (NAM) Organisation de l'unité africaine (OUA) Organisation de la conférence islamique (OCI) Organisation pour l'interdiction des armes chimiques (OIAC) Organisation des Nations unies (ONU) Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement (CNUCED) Organisation des Nations unies pour l'éducation, la science et la culture (UNESCO) Organisation des Nations unies pour le développement industriel (ONUDI) Union postale universelle (UPU) Banque centrale des États de l'Afrique de l'Ouest (BCÉAO) Union économique et monétaire ouest-africaine (UÉMOA) Confédération mondiale du travail (CMT) Fédération syndicale mondiale (FSM) Organisation mondiale de la santé (OMS) Organisation mondiale de la propriété intellectuelle (OMPI) Organisation météorologique mondiale (OMM) Organisation mondiale du tourisme (OMT) Organisation mondiale du commerce (OMC)
Notes et références
Republique, 05 Catégorie:Ancienne république en Afrique