Cet article présente l'histoire de la culture des céréales au .

En France, le nombre d'heures de travail nécessaire pour acheter un 1 kilo de pain ne va pas cesser de diminuer tout au long du siècle« Prix du blé au » Présentation des statistiques de prix – la théorie des prix selon Jean Fourastié, par Jacqueline Fourastié, 26 janvier 2013 :

19251974198720130,750,370,280,21 Le triomphe mondial des blés de printemps Le voit d'abord la culture du blé s'avancer au-delà de ce que l'analyse des conditions favorables pouvait permettre d'imaginer : les basses températures d'hiver ne sont plus une contrainte, grâce aux blés de printemps, semés en mai et récoltés au début d'août, qui permettent cette extension en Norvège, Suède et Russie, ou dans le Canada de l'Ouest, qui bénéficient des effets des longs jours ensoleillés du Nord. De plus, dans les régions continentales du nord, comme en Russie et en Ukraine, les étés sont chauds et lumineux, ce qui suffit à la croissance des blés de printemps. La lumière règle l'assimilation du carbone aérien par la fonction chlorophyllienne : par un jour de clair soleil, un hectare de blé assimile assez de lumière pour produire en bout de chaîne environ de pain, mais par une sombre journée nuageuse, ce n'est plus que . Malgré cette extension des surfaces cultivées dans le monde, au cours de la première moitié du , la France reste un pays grand producteur de blé, à l'abri d'une forte barrière douanière, alors que du côté belge, pays libre échangiste, le prix du blé est plus bas. En Angleterre, autre pays libre échangiste longtemps, les agriculteurs ne cultivent plus le blé en 1935 que sur contre 5,3 millions d'hectares en France.

La répartition des exportations mondiales de blé par pays, au cours de la première moitié du Le Winnipeg Grain Exchange et la Commercialisation des céréales canadiennes par J. L. Junod, licencié ès sciences commerciales et économiques. : Pays19101920192519301935194019451952Canada14 %21 %47 %32 %46 %44 %42 %40 %États-Unis16 %43 %16 %14 %1 %7 %45 %34 %Australie7 %12 %11 %17 %21 %17 %5 %11 %Argentine13 %23 %15 %15 %15 %21 %8 %3 %Autres50 %1 %11 %22 %17 %11 %0 %12 % Ensuite, les échanges internationaux de produits agricoles connaissent une croissance forte après 1945 : le marché international des céréales s’accroît de l’ordre de 3 millions de tonnes par an et passe de 40 millions de tonnes en 1950 à de tonnes autour des années 1970. Les Américains en sont les bénéficiaires grâce au Plan Marshall, tandis que la Russie rétablit d'abord la situation avant de devenir ensuite importatrice.

En France, au cours de la seconde moitié du , la mécanisation, le remembrement et l’emploi des semences sélectionnées, multiplient le rendement moyen du blé tendre par cinquante : il passe de 1,3 quintal par hectare et par an à 78 en 1998« Histoire de la culture des céréales et en particulier de celle du blé tendre », par Alain Bonjean, de Limagrain China, Dossier de l’environnement de l’INRA . (27 quintaux en 1960, puis 52 en 1980). Mais la productivité du blé n'est pas la même dans d’autres régions du globe, le rendement moyen mondial reste, au début du inférieur à 30 quintaux par hectare et par an.

Années 1900

Années 1910

Années 1920

Années 1930

Années 1940

Années 1950

Années 1960

Années 1970

Années 1980

Années 1990

Notes et références

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