Marcel Godet, né le à Canchy dans la Somme et mort pour la France près de Pervyse entre Dixmude et Nieuport, en Belgique, le , est un historien français du . Son nom est inscrit au Panthéon dans la liste des 560 écrivains morts pour la France.

Biographie Jean François Marcel Godet, né le à Canchy, est le fils de Alfred Jean Baptiste Godet (1847-) notaire et de Marie Célina Olympe Mellier (1863-1913).

Il épouse Antoinette Henriette Émilie Padieu (1888-1971) le , à Drucat, commune voisine d'Abbeville. Le couple aura deux filles.

Après ses études primaires auprès du curé de Canchy, il est élève du collège Notre-Dame de Boulogne-sur-Mer, il obtient son baccalauréat à Lille et une licence ès lettres en 1903 à la Sorbonne. Il est incorporé au 8e bataillon de chasseurs à pied en novembre pour y faire son service militaire. Il est nommé caporal en , sergent de réserve en 1905 et lieutenant de réserve en 1912.

Après l'obtention d'une licence en droit en 1905, il entre à l'École des chartes en 1906. Il obtient le diplôme d'archiviste-paléographe en 1910 et le diplôme de l'école pratique des hautes études. Sa thèse de fin d'études porte sur La congrégation de Montaigu (1490-1580). Il est victime d'un grave accident quand il est élève à l'École des chartes : il tombe de l'étage supérieur de la bibliothèque dans la salle de travail et doit rester immobilisé pendant plusieurs mois.

Fin 1909, il est nommé conservateur de la Bibliothèque, du Musée et des Archives d'Abbeville. Il devient membre titulaire de la Société d'émulation d'Abbeville en et trésorier en 1913. Il renonce à ses fonctions de conservateur en 1913, après le deuil de sa mère, pour se consacrer à l'histoire et la littérature. Ses publications comprennent des essais dans le domaine du patrimoine et des poèmes comme La Grande Pâture, Un Picard en Hollande et Le Village.

Il est rappelé à Amiens au 8e bataillon de chasseurs à pied lorsqu'éclate la Première Guerre mondiale, comme sergent avant d'être nommé dans son grade de lieutenant le .

Lors de la bataille de l'Yser, il est tué d'une balle en plein cœur le , près de Pervyse en Belgique.

La citation qui accompagne sa nomination dans la Légion d'honneur dit qu'il « a été glorieusement tué a la tête de sa compagnie à l'attaque du village de Kloosterhoeck. Croix de guerre avec palme ».

Après de longues recherches, sa famille fait rapatrier son corps en pour le faire inhumer au cimetière de Neuilly-l'Hôpital.

Distinctions 1916 : Académie française - Prix Bordin pour La Congrégation de Montaigu , à titre posthume, décret du

Hommages Le nom de Marcel Godet est inscrit au Panthéon dans la liste des 560 écrivains morts pour la France. Son nom figure sur la plaque commémorative 1914-1918 de l'École des Chartes et de la Sorbonne à Paris, sur les monuments aux morts de Canchy et de Neuilly-l'Hôpital.

Œuvres principales Pedis admiranda ou les Merveilles du pied, de Jean Dartis, remis en lumière, 1907 La Congrégation de Montaigu, 1912 Alcius Ledieu, 1913 Les brûlements d'archives à Abbeville pendant la Révolution, 1913 Les protestants d'Abbeville au début des guerres de religion (1560-1572), 1919

Bibliographie

Références

Liens externes

Bibliothécaires poilus : Marcel Godet

Catégorie:Naissance en juin 1882 Catégorie:Naissance à Abbeville Catégorie:Écrivain mort pour la France Catégorie:Personne citée au Panthéon de Paris Catégorie:Archiviste paléographe Catégorie:Élève de l'École pratique des hautes études Catégorie:Chevalier de la Légion d'honneur décoré en 1920 Catégorie:Militaire français mort au combat lors de la Première Guerre mondiale Catégorie:Décès en octobre 1914 Catégorie:Décès à 32 ans