Jean Loew ou Jean Lœw, né le dans le 1er arrondissement de Paris et mort pour la France à Sedd-ul-Bahr, en Turquie, le , est un écrivain français du . Son nom est inscrit au Panthéon dans la liste des 560 écrivains morts pour la France.

Biographie Jean Paul André Loew, né le au n°11 boulevard de la Madeleine à Paris, est le fils de Guillaume Auguste Loew (1843-1909), joaillier et de Jeanne Costantin (1852-1931).

D'abord élève du collège Stanislas à Paris, il obtient une licence ès lettres et une licence en droit à la Sorbonne. Il fait son service militaire au 28 régiment d'infanterie d' à . Passé dans la réserve, il est nommé sergent en .

En 1908, après son service militaire, il est admis à l'École des chartes, dans la même promotion que François Mauriac, et suit les cours comme élève-auditeur à l'École pratique des hautes études. Il obtient le diplôme d'archiviste-paléographe en 1912 après avoir rédigé une thèse intitulée Louis de Gonzague, prince de Mantoue, duc de Nevers (1539-1595).

Tout comme François Mauriac qui y anime la rubrique poétique, il collabore à la revue Le Temps présent que dirige Charles-Francis Caillard depuis 1909. Début 1913, quand celui-ci décide de se tourner vers le noviciat, Jean Loew assure la direction de la revue jusqu'au début de la Première Guerre mondiale. C'est aux Éditions du Temps présent que parait en 1909 Les Mains jointes, premier recueil de poésie de Mauriac.

Il épouse Marie Jeanne Paule Tourné (1892-1982) à Gelos, commune des Pyrénées-Atlantiques où il élit domicile.

D'abord mobilisé à Pau au 18 régiment d'infanterie en , il passe en au 176 régiment d'infanterie qui embarque pour l'expédition des Dardanelles. Il est porté disparu le à Seddul-bahr à la pointe sud de la péninsule de Gallipoli lors d'une journée de combat à l'assaut des tranchées turques qui fait de très nombreux morts.

Distinctions , à titre posthume, journal officiel du

Hommages Le nom de Jean Loew est inscrit au Panthéon dans la liste des 560 écrivains morts pour la France pendant la guerre de 1914-1918. Son nom figure sur la plaque commémorative 1914-1918 de l'École des Chartes et de la Sorbonne à Paris, sur les monuments aux morts de Gelos et de Jurançon.

Œuvres principales La Jeunesse sociale de Jean Venables, 1910 Entretiens et récits, 1911 La Passion, chemine de croix, 1912

Bibliographie

Références

Liens externes

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