Le d'automitrailleuses () est une unité motorisée de la cavalerie française. Créé en 1933 sous le nom de d'automitrailleuses, le prend son nom définitif au début de la Seconde Guerre mondiale et disparait à la fin de la bataille de France.

Historique

d'automitrailleuse gauche|vignette|Automitrailleuses Laffly 50 du place Broglie, . Le est créé le . En garnison à Strasbourg, il est le régiment d'automitrailleuses de la de cavalerie ().

Mobilisation et drôle de guerre vignette|Motocyclistes du (sur motos René Gillet K1) défilant devant le palais du Rhin le . Le , le mobilisé devient un régiment, le d'automitrailleuses, à six escadrons.

En octobre, la rejoint les Ardennes. Réorganisée, elle est renommée légère en , puis légère de cavalerie en mars.

Campagne de mai-juin 1940 La entre le dans l'Ardenne belge, afin de sécuriser le flanc de la manœuvre Dyle (montée des forces alliées en Belgique). Surpris par la puissante qui traverse les Ardennes, le et sa division repassent la Meuse deux jours plus tard. Ils soutiennent alors les contre-attaques françaises tentant de stopper (en vain) la percée de Sedan.

Le , la division, et d'abord sa brigade motorisée, reçoit l'ordre de rejoindre le front de la Somme. Partis le 23 et arrivés deux jours plus tard, les restes du soutiennent les contre-attaques françaises devant Abbeville fin mai.

L'offensive allemande reprend le et les Allemands traversent la Somme le lendemain. Le reçoit cependant le renfort d'un escadron d'automitrailleuses du de reconnaissance de division d'infanterie. Sa mission est d'éclairer la retraite vers le sud de la . Il apparaît le que les routes sont tenues par les Allemands et le d'armée du général Ihler tente de se replier vers Rouen. À nouveau piégées par la capture des ponts sur la Seine près de Rouen le , les unités françaises se replient vers Le Havre en espérant une évacuation par la mer (qui n'a pas été réalisée). Tentant de couvrir les approches de la division, le subit de lourdes pertes en essayant de reprendre le carrefour routier de Tôtes aux Allemands.

Dislocation et capture Les hommes des services du régiment, parvenus au Havre, reçoivent l'ordre de tenter leur chance isolément afin d'échapper à l'encerclement et certains y parviennent. Le reste du régiment, défendant toujours le au matin ses positions près de Saint-Valery-en-Caux, capitule quelques heures plus tard avec tout le .

Organisation et matériels Le compte initialement deux escadrons : : automitrailleuses de découverte (AMD) Laffly 50 (dites White-Laffly) et motocyclistes ; : automitrailleuses de combat (AMC) Schneider P16.

Le groupe reçoit un le en incorporant le d'automitrailleuses de cavalerie de Metz. En 1934, le reçoit des automitrailleuses de reconnaissance (AMR) Renault modèle 33, les AMD servent au et les AMC au .vignette|Chars H35 du place Broglie le . Les White-Laffly sont remplacées à la fin des années 1930 par des Panhard 178 (AMD 35P) et les AMC par des chars légers Hotchkiss H35.

Le d'automitrailleuses compte initialement six escadrons (deux d'AMR, un de chars légers, un d'AMD et deux de motocyclistes). En novembre et , les deux escadrons d'AMR quittent le et rejoignent des régiments de dragons portés.

Début , le régiment compte environ 17 automitrailleuses Panhard 178 à l'escadron de découverte () et 14 chars H35 à l'escadron de combat ().

Après les pertes subies dans les Ardennes, le régiment ne compte fin mai que six à huit AMD et cinq chars en état de combattre. Ses effectifs de motocyclistes ont été divisés par deux. Le d'automitrailleuses du de reconnaissance de division d'infanterie lui apporte le renfort de trois pelotons de trois AMD Panhard 178.

Étendard vignette|L'étendard du défile dans un Laffly S15T du devant le palais du Rhin le . Dépositaire des traditions du de cuirassiers (finalement recréé en 1940), le d'automitrailleuses conservait l'étendard de ce régiment.

Insignes

Premier insigne Initialement, les véhicules de l'unité portent une cigogne en vol ailes allongées brochant sur une croix de Lorraine tréflée, le tout dans un disque à pourtour blanc liséré de noir . Cet insigne est une reprise de l'insigne peint dans les escadrons d'automitrailleuses de cavalerie d'Alsace-Lorraine avant 1933.

Le disque est bicolore, tranché de la couleur de l'escadron (bleu foncé pour le , rouge pour le , vert pour le et bleu ciel pour le ) et de la couleur du peloton.

Second insigne vignette|AMR 33 du le , avec l'insigne dans un cœur, sur la tourelle. Vers 1936, l'unité adopte un nouvel insigne, qui reprend les armes d'Anne-Louis de Thiard, marquis de Bissy, commissaire général de la cavalerie, mestre de camp du régiment du Commissaire Général cavalerie. Ce dernier devient après la Révolution le de cuirassiers, dont le est l'héritier.

L'écu est placée sur une ancre, qui rappelle que les groupes d'autos-mitrailleuses et autos-canons étaient à l'origine armés par des marins. L'écu est surmonté d'un heaume, symbole du blindage de l'unité.

Sur l'insigne réalisé en métal, l'écu est surmonté de l'inscription (puis après 1939). Sur les véhicules, l'insigne est d'abord peint directement mais après 1938 il est de taille plus petite et inscrit dans un as qui indique le peloton du véhicule (la couleur de l'as indiquant l'escadron).

Personnalités ayant servi au ou au

François Huet, futur résistant et général, de 1934 à 1937

Références

Bibliographie

. .

Voir aussi

Cavalerie française pendant la Seconde Guerre mondiale

Dragon porté Grades de l'Armée de terre française

Catégorie:Unité militaire française de la Seconde Guerre mondiale Catégorie:Unité de cavalerie française dissoute Catégorie:Unité ou formation militaire créée en 1933 Catégorie:Unité ou formation militaire dissoute en 1940 Catégorie:Unité militaire décorée de la croix de guerre 1939-1945