Marius Touron, né le à Nibas dans la Somme et mort pour la France à la Tranchée de Calonne dans le département de la Meuse, le , est un poète et charron français du . Son nom est inscrit au Panthéon dans la liste des 560 écrivains morts pour la France.
Biographie Marius Joseph Victorien Touron, né le à Nibas, est le fils unique de Pierre François Touron (1855-1915), charron et de Marie Anne Dora Pauchet (1857-1945), couturière.
Après une scolarité primaire exemplaire à l'école publique, il commence à travailler auprès de son père. Curieux, il continue à apprendre et à écrire d'abord en picard, car c'est la langue parlée dans son village. Dans l'éloge qu'il prononce lors d'une cérémonie commémorative en 1919, Etienne Chantrel dit que « doué d'une facilité surprenante, quand le rude travail du jour était achevé, Marius Touron trouvait son délassement à écrire. Il collaborait à dix journaux et revues à la fois. Et, qu’il se soit agi de descriptions, de comptes rendus, voire même de délicates polémiques, les bureaux de rédaction n’avaient à infliger à sa copie aucune retouche, tant il était sûr de jugement et possédait la notion de ce qu’il faut dire ou de ce qu’il faut taire. Quant à ses vers, qui restent toujours en accord avec les règles de la prosodie, ils ont cet avantage de ne pas s’encombrer de ce je ne sais pas quoi de convenu et de recherché qui résulte fréquemment des méthodes trop scrupuleusement suivies de certaines écoles ».
En 1905, il publie une étude sur les Vases exhumés du cimetière gallo-romain de Nibas et des Notes sur les épidémies qui sévirent à Nibas et dans le Vimeu à partir du XVIe siècle dans le bulletin de la Société d'histoire et d'archéologie du Vimeu, dont il est membre correspondant.
Il épouse sa cousine, Louise Marie Charlotte Caudron (1884-), le à Nibas.
Il remporte un prix de poésie (sonnet sur les animaux) organisé lors de la fête des Violetti qui se tient à Rouen en .
Exempté de faire le service militaire en 1904 pour cause de « bronchite spécifique », il est reconnu propre au service armé en et incorporé, comme soldat de classe, au 128 régiment d'infanterie le . Il rejoint son régiment à Plouédern, puis à Landivisiau pour une formation sommaire de deux mois avant d'être envoyé sur le front de Verdun. Le , il est dans les tranchées de première ligne. Retranché dans la zone des Éparges, Marius Touron est porté disparu le à la tranchée de Calonne.
Citation qui accompagne sa décoration de la médaille militaire à titre posthume : « soldat courageux et dévoué. Mort glorieusement pour la France, le , à la tranchée de Calonne. Croix de guerre avec étoile de bronze ».
D'abord inhumé aux Éparges, son corps est retrouvé en 1921 pour être transféré le au cimetière de Nibas.
Distinctions , à titre posthume, arrêté du
1913 : Médaille d'honneur de la Société nationale d'encouragement au bien 1917 : Académie française - Prix Capuran pour Glanes et copeaux
Hommages Le nom de Marius Touron est inscrit au Panthéon dans la liste des 560 écrivains morts pour la France pendant la guerre de 1914-1918. Son nom figure sur le monument aux morts de Nibas. Une rue de Nibas porte le nom de Marius Touron.
Œuvres principales
Glanes et copeaux, vers et prose, 1917
Bibliographie
Références
Liens externes
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