Louis Coulon, né à Nivelles, Belgique, le et mort à Paris le , est un peintre belge, actif en France, connu pour ses scènes de genre et ses portraits.

En 1842, il s'établit à Paris. Au Salon de Bruxelles de 1848, il obtient une médaille de vermeil. Quatre de ses toiles sont envoyées à l'Exposition universelle de 1855 à Paris, mais il meurt prématurément avant d'avoir pu donner la pleine mesure de son talent.

Biographie Famille Louis (Louis Albert Joseph) Coulon, né à Nivelles, Belgique, le , est le fils de Louis Joseph Coulon (1789), boucher, et de Marie Catherine Ferdinande Gilbert (1796-1835), mariés à Nivelles le . Son frère Théodore Coulon (1822-1874) est un artiste lyrique..

Formation Louis Coulon s'établit à Paris, où il se forme auprès du peintre néo-classique François Édouard Picot et d'Eugène Isabey..

Carrière Installé à Paris, Louis Coulon revient périodiquement en Belgique et loge à l'hôtel de la Couronne d'Espagne, lorsqu'il participe aux Salons de Bruxelles. Quand il expose au Salon de Rouen en 1844, aux côtés d'artistes français de renom, il obtient, à l'unanimité des membres du jury, une médaille d'honneur pour les tableaux de genre. Il participe à onze Salons de Paris dès 1842. Il obtient une médaille de vermeil au Salon de Bruxelles de 1848 pour Les Poissons rouges. Il envoie également ses œuvres à deux Expositions des maîtres vivants aux Pays-Bas.

Louis Coulon envoie quatre toiles à l'Exposition universelle de 1855 à Paris, mais il meurt deux mois avant l'ouverture de la manifestation artistique, à l'âge de ans, le dans l'ancien 2e arrondissement de Paris. Il est inhumé au cimetière de Montmartre, dans une sépulture commune à celle de son frère Théodore qui l'avait rejoint en France en 1848..

Œuvre Caractéristiques vignette|Le Rendez-vous secret (1844). Son champ pictural couvre les scènes de genre et les portraits. Louis Coulon s'inspire parfois de Watteau et du dans ses œuvres et acquiert une réputation grâce à ses toiles rappelant le temps de Louis XV.

Il peint en 1848 Les Derniers jours de Geneviève, inspiré d'André, roman de George Sand. Le quotidien L'Indépendance belge commente les deux autres tableaux de Louis Coulon :

Au Salon de Bruxelles de 1848, où il a notamment envoyé Les Poissons rouges, le critique Louis Van Roy considère la toile – qui recevra une médaille de vermeil – comme le meilleur tableau de l'artiste qui a particulièrement bien traité les étoffes et la robe de la dame.. Lorsqu'au Salon de Bruxelles de 1851, il expose Watteau à la campagne, la critique de L'Indépendance belge estime que Louis Coulon a du goût et compose bien, mais qu'il n'est pas coloriste d'instinct. Son tableau manque de soleil, d'étoffes soyeuses, de coquetterie en adéquation avec le style Pompadour que l'artiste a choisi.. Au Salon de Paris de 1852, L'Illustration juge Sterne et Le Chant d'Antonia comme deux œuvres charmantes de physionomie et d'aspect harmonieux dans une gamme monotone gris de perle..

Dans le contexte de l'Exposition universelle de 1855, le critique Jules Pety de Thozée écrit:

Expositions Belgique Salon de Bruxelles de 1842 : La Méditation et Le Dessinateur.. Salon de Bruxelles de 1848 : Les Derniers jours de Geneviève, Les Poissons rouges (médaille de vermeil) et Les Premières armes.. Salon d'Anvers de 1849 : La Lune de miel.. Salon de Bruxelles de 1851 : Le Pêcher, Watteau à la campagne et Portrait de Mme R*.. Salon de Bruxelles de 1854 : Le Nouveau seigneur et Le Philosophe.. Salon de Bruxelles de 1857 (posthume) : L'Abbé du et Le Premier cheveu gris..

France Salon de Paris de 1842 : Méditation.. Salon de Paris de 1843 : J.J. Rousseau et Mme de Larnage, J.J. Rousseau et Mme d'Houdetot et Un buveur. Salon de Paris de 1844 : Le Rendez-vous et Brauwer. Salon de Paris de 1845 : Le Déjeuner et Le Portrait. Salon de Paris de 1846 : La Correspondance surprise. Salon de Paris de 1847 : Van Dyck à la cour de Charles d'Angleterre. Salon de Paris de 1848 : Le Lever, Les Premières armes, Les Derniers jours de Geneviève et Le Maître de dessin. Salon de Paris de 1849 : La Lecture d'Aristote. Salon de Paris de 1850 : Watteau à la campagne et La Lune de miel. Salon de Paris de 1852 : Sterne et Le Chant d'Antonia (Contes d'Hoffmann). Salon de Paris de 1853 : Une piqûre d'aiguille, Intérieur de jardin et Le Tour de clef. Exposition universelle de 1855 : Un abbé du , Le Nouveau seigneur, Le Premier cheveu blanc et Une visite de M. le duc de Richelieu (inachevé).

Pays-Bas Exposition des maîtres vivants à La Haye en 1847 : Van Dyck à la cour de Charles roi d'Angleterre.. Exposition des maîtres vivants à La Haye en 1853 : Le Pêcher.

Références

Voir aussi Articles connexes Liste de peintres belges Salon de Bruxelles

Bibliographie .

Liens externes

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