est un astéroïde Apollon d'un diamètre d'une soixantaine de mètres.. Il a été découvert par la station chilienne du Asteroid Terrestrial-impact Last Alert System (ATLAS) le .
Dans les semaines suivant sa découverte, la trajectoire calculée de cet astéroïde impliquait un risque d'impact avec la Terre en . Après avoir été évalué entre 1,5 et 3,1 %, le risque d'impact sur notre planète a été revu à la baisse. fin à 0,0011 % puis à 0,000020 % en début . La faible taille de l'astéroïde et le faible risque d'impact l'ont rétrogradé au niveau 0 de l'échelle de Turin.
À partir du , avait été classé au sur l'échelle de Turin, avec une probabilité de collision avec la Terre de 1,9 %. Ce taux est ensuite réévalué à 3,1 %, une probabilité représentant un plus haut historique parmi les risques d'impact des objets géocroiseurs. Les analyses ultérieures ont ramené cette probabilité à 1 chance sur (0,00011 %.) d'entrer en collision avec la Terre le . Sur l'échelle des risques d'impact technique de Palerme, la NASA lui donne la note de -5,09, ce qui correspond à un risque d'incident très inférieur au niveau du risque de fond.
La découverte avait déclenché la première étape dans les réponses de défense planétaire, dans laquelle tous les télescopes disponibles sont invités à collecter des données sur l'objet et dans laquelle des réunions du comité de pilotage du Réseau international d'alerte aux astéroïdes (COPUOS, UNOOSA) de l'Organisation des Nations unies sont organisées..
L'analyse préliminaire des spectres et des séries temporelles photométriques de cet astéroïde suggère qu'il s'agit d'un astéroïde de type S ou L, rocheux et que sa taille serait donc plutôt dans la fourchette basse de l'intervalle susmentionné, probablement entre .. Sa période de rotation, proche de . en fait un objet à la rotation rapide, mais l'ESA considère qu'il est possible qu'il n'ait pas besoin d'une cohésion interne importante pour maintenir sa forme, et qu'il n'est pas exclu qu'il puisse être un agglomérat lâche de rochers.
L'astéroïde est passé à () de la Terre le , deux jours avant sa découverte. Il sera à nouveau au plus près de la Terre vers le . La faible taille de fait qu'il ne peut être observé que lorsqu'il est suffisamment près de la Terre : de début à , sera trop éloigné de la Terre pour être observé, même par les plus grands télescopes.
Une campagne d'observation en infrarouge avec le télescope James-Webb. menée en a permis de mieux déterminer son diamètre (d'environ 60 mètres), ainsi que la nature et la granulométrie de sa surface.
Conséquences d'un impact potentiel À partir du diamètre, de la masse et la densité estimés, il avait été estimé que l'impact de l'astéroïde libérerait une énergie équivalente à () s'il venait à percuter la Terre en . Sa vitesse d'entrée dans l'atmosphère aurait alors été de . Les effets potentiels de l'impact de seraient de la même catégorie que ceux de l'astéroïde s'étant écrasé en dans une région isolée de Sibérie. Cet événement, dit de Toungouska, mal documenté, mais dont la puissance estimée était de de TNT, avait entraîné la destruction de centaines de milliers d'hectares de forêt.
En raison de la composition rocheuse supposée de , il a été estimé plus probable qu'en cas d'impact il produise une explosion atmosphérique plutôt qu'un cratère d'impact (s'il frappe un continent) ou un tsunami (s'il tombe dans un océan).. Les dégâts auraient néanmoins pu s'étendre jusqu'à autour du site d'impact..
vignette|Zone d'impact potentielle. La zone où aurait pu avoir lieu l'impact potentiel, selon une estimation du début , couvrait une bande commençant à l'est juste au sud du Costa Rica et du Panama (avec un angle d'entrée rasant correspondant au cas où l'astéroïde frôlerait la Terre), qui continue ensuite entre la Colombie et le Venezuela jusqu'à l'Atlantique, traversant le golfe de Guinée (avec un angle d'impact presque vertical pouvant atteindre ), puis le Nigeria, le Cameroun, la République centrafricaine, le Soudan du Sud, l'Éthiopie, le Yémen, la mer d'Arabie, et enfin un impact rasant à nouveau au-dessus du centre de l'Inde..
Dans cette zone sont situées plusieurs régions densément peuplées. En cas d'impact, les conséquences ne seraient que locales mais les destructions pourraient être très importantes sur une zone de plusieurs centaines de kilomètres carrés. Les mesures de réduction des risques envisageables sont des évacuations de population, ou une tentative de déviation de l'astéroïde similaire à la mission spatiale DART.
Mesures de défense planétaire En , remplissait tous les critères nécessaires pour activer les deux groupes de réaction aux astéroïdes approuvés par l'ONU: le Réseau international d'alerte aux astéroïdes (IAWN) et le Groupe consultatif sur la planification des missions spatiales (SMPAG). A ce moment le SMPAG a statué qu'il était encore trop tôt pour envisager des mesures. Cependant, le SMPAG a surveillé de près l'évolution de la menace d'impact ainsi que les nouvelles informations potentielles sur la taille de l'astéroïde, jusqu'à ce qu'une autre réunion à la fin de la période de visibilité de 2025 (début ) ai permis d'évaluer que l'évolution de la menace ne justifiait plus de suivi spécial..
Possibilité d'impact lunaire La probabilité d'impact avec la Terre en 2032 a été revue au niveau du bruit de fond en précisant la trajectoire, néanmoins celle-ci permet environ 4% de risques d'impact avec la Lune. Les conséquences pour la Terre de cet impact en termes d'éjectas secondaires dépendent fortement du lieu d'impact à la surface lunaire.
Finalement, le 5 mars 2026, la NASA et l'ESA publient un communiqué excluant tout risque d'impact lunaire en 2032, après des nouvelles observations faites avec la caméra NIRCam du JWST. L'astéroïde devrait passer à plus de 20000 km de la lune.
Références
Bibliographie .
Liens externes
Faut-il craindre la chute sur Terre de l’astéroïde 2024 YR4 ? par Patrick MICHEL, spécialiste des petits corps du système solaire, dans The Conversation France.
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