Pierre-Jean-Georges Callières de l'Etang (ou de l'Estang, ou Pierre-Joseph-Georges), chevalier, est né le à Brain-sur-Allonnes (canton de Saumur). Il est le fils de Pierre Callières, seigneur de l'ÉtangCharles Vigen, « Callières de Normandie et de Saintonge », Bulletin de la Société des archives historique. Revue de la Saintonge et de l'Aunis, volume 37, 1917, p. 195.. Avocat au parlement de Paris, il s’engage avec ferveur dans le mouvement révolutionnaire et devient un membre actif du Club des Cordeliers. Il y joue un rôle de premier plan et s’impose comme une figure influente de la section des Cordeliers, dont il domine la vie politique. Électeur de la section de Marseille en 1793, il manifeste son enthousiasme dès les premiers évènements, notamment après la prise de la Bastille. En novembre 1789, il propose la formation d’un bataillon de vétérans, composé de 540 hommes âgés d’au moins soixante ans, lui-même s'y engageant comme commandant à l’âge de soixante-six ans. Il y sert successivement comme grenadier, puis caporal de la Garde nationale.

Le , à la tête de son bataillon, il demande la destitution de Lafayette, qu'il considère comme traitre à la Révolution. Son engagement se poursuit avec son rôle de juré au Tribunal révolutionnaire en 1792. L'année suivante, il est envoyé en Vendée, mais il tombe rapidement entre les mains des royalistes. Rentré à Paris, il pleure la mort de son ami Marat, dont il partageait les convictions montagnardes.

Après la chute de Robespierre et le 9 Thermidor, Callières de l'Etang est poursuivi comme ancien partisan de la Terreur. Certaines sources suggèrent qu’il fut inquiété sous le Directoire. Il meurt à Paris le Notice de la BnF à la suite d'une chute dans son escalier, alors qu’il était suppléant au tribunal du 5e arrondissement de ParisPierre-Dominique Cheynet, Les procès-verbaux du Directoire exécutif, an V-an VIII : inventaire des registres, tome I, 2000, p. 140..

Outre son action politique et militaire, Callières de l'Etang a laissé plusieurs écrits, parmi lesquels : Épître sur l’équité, Genève, 1778 Chanson sur la prise des Invalides et de la Bastille, Paris, Nyon le Jeune, 1789 Bataillon de 540 vieillards. Motion faite à l'assemblée générale du district des Cordeliers, Paris, Imprimerie de Momoro, 1790.

Notes et références

Sources Intermédiaire des chercheurs et des curieux, 1902, 38e année, Paris, p. 120-121. Jean François Eugène Robinet, Dictionnaire historique et biographique de la Révolution et de l'Empire, 1789-1815, vol. 1, p. 314 François Xavier de Feller, Biographie universelle : ou, Dictionnaire historique, vol. 3, 1848, p. 91 Sigismond Lacroix, Actes de la Commune de Paris pendant la Révolution, t. IV, Paris, 1896, p. 532-544 Pierre-Dominique Cheynet, Les procès-verbaux du Directoire exécutif, an V-an VIII : inventaire des registres, t. I, 2000, p.140

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