Ernest Jacques Barbot, né le à Toulouse et mort le Villers-Châtel, est un officier général français. C'est l'un des 42 généraux français morts au combat durant la Première Guerre mondiale.
Biographie Né à Toulouse dans la Haute-Garonne, il est le fils d'un artiste lyrique, Joseph Théodore Désiré Jules Barbot et de Caroline DouvryActe de naissance /1855 de la commune de Toulouse.. Il se marie à Paris le avec Adèle Élise François, veuve d'un officier Just Aimé GuérinActe de mariage /1892 de la commune de Paris, arr.. De cette union naît un fils.
Carrière militaire Ernest Barbot intègre l'École spéciale militaire de Saint-Cyr en 1875 (promotion Dernière de Wagram).. À la sortie d'école, en 1877, il intègre l'infanterie. Il est sous-lieutenant au d'infanterie, puis lieutenant (le ) au d'infanterie. Il devient capitaine le au d'infanterie. Le , il est affecté à l'état-major de la d'infanterie et intègre l'École de guerre. Il sort sur 74 élèves de sa promotion de l'école militaire. Le , le capitaine Barbot est affecté au d'infanterie. Il est nommé chef de bataillon, le , au d'infanterie, puis est muté, le , au d'infanterie à Bourges. Le , le commandant Barbot est affecté à l'état-major du d'armée, puis au d'infanterie à Lille. Promu lieutenant-colonel, le , il est versé au d'infanterie, puis au d'infanterie à Compiègne et, le , au d'infanterie à Reims. Le , il est promu colonel, commandant le d'infanterie à Briançon.
Première Guerre mondiale vignette|Avec Philippe Pétain. Le , le colonel Barbot est mobilisé à la tête de son régiment d'infanterie. Depuis Briançon, le régiment intègre la d'infanterie dans l'armée d'Alsace, atteint les Vosges, et combat, notamment, lors des batailles de la Chipotte et de la Haute-Meurthe. Après la dissolution de l'armée d'Alsace, le , le régiment du colonel Barbot est versé à la d'infanterie, placé en réserve du d'armée en Lorraine. Il est promu général de brigade le et prend le commandement par intérim de la d'infanterieJournal de marches et des opérations de la D.I., cote , ministère français de la Défense.. Officier général, il va conserver la tenue de chasseur, caractérisé par le port de la tarte.
À partir du , la division Barbot est transportée vers Arras (Pas-de-Calais). À l'issue de la bataille d'Arras, il est cité à l'ordre de l'armée le pour la raison suivante : Mortellement blessé durant le combat de Souchez, le au lieu-dit Cabaret-rouge, il meurt à l'ambulance militaire. Son décès est déclaré à Villers-ChâtelJournal de marches et des opérations de la D.I., cote , ministère français de la Défense.. Il est cité, à titre posthume, à l'ordre de l'armée : Chevalier de la Légion d’honneur depuis 1899, il est nommé commandeur de l’ordre, à titre posthume, le .. Déclaré , il est inhumé à la nécropole nationale de Notre-Dame-de-Lorette« Ernest Jacques Barbot », base des Sépultures de guerre, ministère français de la Défense. parmi français tués dans les combats de l', des Flandres, de l’ et du littoral belgeAtlas des nécropoles, ministère français de la Défense..
Décorations
Postérité upright|vignette|droite|La statue du général Barbot, devant la statue ailée de la victoire à Souchez. En 1919, la Bayern Kaserne de Metz est rebaptisé en l'honneur du général Barbot.
Son nom est inscrit au monument des Généraux morts au Champ d'Honneur 1914-1918 de l'église Saint-Louis à l'Hôtel des Invalides de ParisRelevé du mémorial des généraux 1914-1918, Hôtel des Invalides.
À Souchez, se trouve une statue en bronze du général à la tête de ses soldats. Le monument, intitulé À la gloire de la division Barbot, a été érigée le . Il a été inauguré devant plus de dont une grande partie d'anciens soldats. Située à environ du lieu où le général a été mortellement blessé, elle est l'œuvre de Jules Déchin (Prix Wicar) et de son fils architecte (Pierre Déchin). Sous la statue du général Barbot sont inscrits de part et d’autre du socle : à droite : « À la haute mémoire du général Barbot commandant la D.I. tombé devant Souchez le » ; en face : « À la gloire de la division Barbot D.I. » ; à gauche : « Aux morts de la D.I. tombés sur le sol d’Artois du au ».
Notes et références
Voir aussi Bibliographie .
Articles connexes Bataille de l'Artois (automne 1915)
Liens externes
« Ernest Jacques Barbot », base Mémoire des hommes, ministère français de la Défense. « Ernest Jacques Barbot », base MémorialGenWeb, association des contributeurs et administrateurs de MémorialGenWeb.
Catégorie:Naissance en août 1855 Catégorie:Naissance à Toulouse Catégorie:Décès en mai 1915 Catégorie:Décès à 59 ans Catégorie:Décès dans le Pas-de-Calais Catégorie:Élève de l'École spéciale militaire de Saint-Cyr Catégorie:Militaire français du XIXe siècle Catégorie:Commandeur de la Légion d'honneur promu en 1915 Catégorie:Décoré de la Légion d'honneur à titre posthume
Catégorie:Titulaire de la croix de guerre 1914-1918 Catégorie:Général français mort pendant la Première Guerre mondiale