Les attaques israéliennes depuis sur la bande de Gaza commencent le lorsqu'Israël déclenche des bombardements massifs sur la bande de Gaza, rompant l'accord de cessez-le-feu entré en vigueur le .

Selon un bilan de la défense civile palestinienne, les attaques font plus de 413 morts et des centaines de blessés en quelques minutes le premier jour. Les bombardements continuent dans les mois qui suivent ; au , le ministère de la Santé de la bande de Gaza fait état de 6 315 tués et 22 064 blessés. D'après les données compilées par The Daily File, le nombre d'enfants tués entre le et le s'élève à 904. Début avril, l'UNICEF dénombrait une centaine d'enfants tués ou mutilés chaque jour en moyenne depuis la reprises des attaques israéliennes.

La reprise des bombardements a été précédée par un blocus, depuis le , de l’aide humanitaire, dont l'entrée de nourriture, de médicaments et de carburant.

Par ailleurs, une grande partie de la bande de Gaza (82 % de l'ensemble du territoire début juin) est visée par des ordres d'évacuation, provoquant le déplacement de centaines de milliers de personnes.

Israël déclare que les bombardements sont menés « en totale coordination » avec Washington.

Contexte

En , un cessez-le-feu entre Israël et le Hamas entre en vigueur, mettant temporairement en pause la guerre de Gaza. Cependant, l'armée israélienne viole le cessez-le-feu régulièrement en menant des bombardements dans la bande de Gaza qui tuent plus de cent personnes.

Le second volet de la trêve, qui prévoyait un cessez-le-feu permanent, le retrait israélien de Gaza, la réouverture des points de passage pour l’aide humanitaire et la libération des derniers otages, devait normalement entrer en vigueur début mars. Le gouvernement de Benyamin Netanyahou a cependant refusé de respecter les accords négociés avec le Hamas et a exigé la prorogation de la première phase jusqu’à la mi-avril, conditionnée par la du territoire et le départ du Hamas avant de passer à la deuxième phase. Le Hamas a refusé et réclamé le respect de l'accord de cessez-le-feu.

Le , peu après le début du Ramadan, Israël bloque l'entrée de toute aide humanitaire (dont la nourriture et le carburant) dans la bande de Gaza. Quelques jours plus tard, Israël coupe l'alimentation électrique de la principale usine de dessalement de la bande de Gaza, qui fournit de l'eau potable à .

Le , la veille du début des nouveaux bombardements israéliens, Gadi Eizenkot et plusieurs députés de l'opposition membres de la commission des Affaires étrangères et de la Défense affirment que le Hamas et le Jihad islamique palestinien (JIP) ont renforcé leurs capacités militaires pendant le cessez-le-feu, en portant leurs effectifs respectifs à respectivement. Les membres de l'opposition accusent Benyamin Netanyahou et son gouvernement de n'avoir pas réussi à éliminer les capacités militaires du Hamas et des autres organisations palestiniennes ni à libérer les otages israéliens restants à Gaza.

Benjamin Netanyahou doit témoigner le dans son , mais à la suite des attaques, la procédure judiciaire est reportée. En Israël, ses opposants l'accusent de vouloir poursuivre la guerre, au mépris selon eux de la vie des otages, pour assurer sa survie politique. Le Premier ministre israélien a refusé de créer une commission d'enquête sur les attaques du qui pourrait être dommageable pour son gouvernement et plusieurs de ses proches sont visés par une enquête du Shin Bet, soupçonnés . La reprise de la guerre permet par ailleurs de faire revenir au gouvernement le parti d’extrême droite Force juive, qui l'avait quitté en janvier en protestation contre le cessez-le-feu, et dont le soutien est nécessaire pour faire voter le projet de budget du gouvernement au Parlement. Netanyahou a affirmé que la reprise de la guerre n'était pas liée à des intérieures.

Blocage de l'aide humanitaire

Douze ONG alertent le sur la menace d’un « effondrement total » de l’aide humanitaire dans la bande de Gaza et demandent à Israël de les autoriser à intervenir auprès de la population civile : .

Le ministre israélien de la Défense, Israël Katz, a réaffirmé la veille qu'.

Human Rights Watch accuse en Israël d'avoir fait du blocus de la bande de Gaza .

Le , Benjamin Netanyahu déclare autoriser une reprise limitée de l'aide humanitaire , précisant que des d'Israël lui avaient dit qu'ils ne pourraient plus soutenir la poursuite de la guerre si des étaient diffusées. Certains membres du gouvernement israélien se sont publiquement opposés à l'entrée d'aide humanitaire.

Des groupes de pillards opéreraient sous la protection de l'armée israélienne.

Le , Benjamin Netanyahu interdit le passage d'aide humanitaire dans le nord de la bande de Gaza.

Attaques Mars Les attaques commencent le , vers , heure locale. Les opérations sont largement décrites comme une « attaque surprise » alors qu'un cessez-le-feu était en vigueur, et se produisent alors que les Palestiniens musulmans observent le mois sacré du Ramadan. Les avions israéliens commencent à bombarder Gaza à du matin, et les forces de défense israéliennes annoncent sur Telegram qu'elles et le Shin Bet . Les bombardements visent Rafah, Khan Younès, Deir el-Balah, Nousseirat, Bureij, Al-Zaytoun, Al-Karama et Beit Hanoun, selon les Forces de défense israéliennes. Al Jazeera rapporte des bombardements à Al-Mawasi.

Un responsable militaire israélien déclare à Reuters que les forces israéliennes poursuivront les attaques indéfiniment. Israël ordonne aux habitants de Beit Hanoun de fuir la ville.

Un journaliste d'Al Jazeera à Gaza déclare que de lourds bombardements de chars israéliens visent les quartiers est d'Abasan et de Khan Younès. Ces bombardements auraient tué treize personnes. Un bombardement à Rafah aurait tué dix-sept membres d'une même famille.

Dans la nuit du mardi au mercredi , de nouveaux raids israéliens ont tué au moins cinquante-huit personnes selon trois hôpitaux cités par l’agence Associated Press. L’agence Reuters, qui cite un responsable des services sanitaires de l’enclave, fait état quant à elle de soixante-dix morts. L’hôpital européen de Rafah, dans le sud du territoire, a déclaré avoir reçu trente-six corps à la suite des frappes de la nuit, principalement de femmes et d’enfants.

Dans la nuit du 19 au jeudi , au moins quatre-vingt-cinq Palestiniens sont tués dans des raids israéliens. Les frappes auraient touché plusieurs maisons au milieu de la nuit, tuant hommes, femmes et enfants dans leur sommeil. L'une des frappes a touché la maison de la famille Abu Daqa à Abasan al-Kabira, un village proche de Khan Younès, tuant au moins 16 personnes, principalement des femmes et des enfants, selon l'hôpital européen voisin qui a reçu les corps.

Le , une brigade israélienne progresse dans la bande de Gaza. Les troupes réinvestissent le corridor de Netzarim et bloquent le passage des Palestiniens vers le nord de la bande de Gaza. Elles n’autorisent les mouvements de population que du nord vers le sud, selon une déclaration du porte-parole arabophone de l’armée israélienne, Avichay Adraee.

Le , un responsable de la défense civile fait état de trois morts dans des frappes nocturnes et de huit autres personnes tuées après le lever du jour : six, dont trois mineurs, dans un quartier de Gaza-ville, et deux autres à Abassan, dans le sud du territoire. Plus tard dans la journée cinq enfants sont tués dans un raid de l’aviation israélienne à Al-Tuffah, quartier du nord-est de la ville de Gaza.

L'hôpital de l'amitié turco-palestinienne est détruit par l'armée israélienne le .

Le , l'armée israélienne déclenche une offensive à Rafah dans le sud de la bande de Gaza. Elle annonce avoir également lancé des opérations à Beit Hanoun, dans le nord du territoire palestinien. L'hôpital Nasser de Khan Younès est atteint par une frappe de l'armée israélienne qui tue deux patients et blesse plusieurs personnes.

Le , la défense civile rapporte qu'« environ 50 000 civils sont pris au piège » à Rafah, visé par une offensive de l'armée israélienne. Les Israéliens intensifient aussi leurs bombardements aériens, ciblant des zones habitées comme des camps de tentes. Le siège du Comité international de la Croix-Rouge (CICR) à Rafah est lui aussi bombardé. Au moins 38 personnes sont tuées dans la journée par l'armée israélienne.

Le , Israël affirme s’apprêter à lancer des attaques avec « une force maximale » sur de nouvelles zones de la bande de Gaza.

Au moins 25 personnes sont tuées le .

Au moins 41 personnes sont tuées le .

Au moins 25 personnes sont tuées le .

Au moins cinq personnes sont tués lors d'un raid israélien ayant visé des tentes dans un camp de déplacés de la localité de Qizan an-Najjar, dans le sud de la bande de Gaza, au matin du . Une femme et un enfant font partie des victimes.

Une frappe aérienne israélienne sur une maison et une tente abritant des personnes déplacées à Khan Younès a tué au moins huit personnes, dont cinq enfants, le .

Une vague de frappes israéliennes fait au moins 21 morts au matin du . Après une série d'attaques lancées tôt par l'armée israélienne à Khan Younès, dans le sud de l'enclave, ayant fait au moins neuf morts, neuf autres Palestiniens ont été tués des suites d'autres frappes similaires. Ces attaques ont fait au moins trois morts à Az-Zawayda et dans le camp de réfugiés de Maghazi, dans le centre de l'enclave, tandis que trois hommes ont été tués près du camp de Jabalia, dans le nord. Deux des victimes étaient âgées d'une trentaine d'années et l'autre était un jeune homme de 19 ans. De plus, trois agriculteurs ont été tués près de Deir el-Balah, également dans le centre de la bande, alors que trois autres personnes ont péri des suites d'une frappe des forces israéliennes à l'est du village d'al-Musaddar

L’armée israélienne ordonne le aux habitants de Rafah de quitter la ville.

Avril Le gouvernement israélien annonce le l'extension de ses opérations militaires pour s'emparer de de la bande de Gaza . Un haut responsable israélien affirme que 25 % de la bande de Gaza allaient être occupés. Dans la matinée du , des frappes de l'armée israélienne font des dizaines de victimes. Un bâtiment de l'Unrwa est bombardé à Jabalia, tuant au moins 19 personnes, dont des enfants. Par ailleurs, 13 personnes sont tuées dans un bombardement sur des réfugiés à Khan Younès et deux autres par une frappe sur une maison à Nousseirat.

Le , au moins 15 personnes sont tuées à l’aube dans des frappes aériennes israéliennes sur la partie nord de la bande de Gaza, a annoncé la défense civile de l’enclave, précisant qu’un certain nombre de personnes restent . Plus tard, un bombardement de l’armée israélienne sur une école de la ville de Gaza abritant des réfugiés fait 31 morts et plus d’une centaine de blessés.

Le , l'armée israélienne déclenche une offensive terrestre sur la ville de Gaza accompagnée de bombardements aériens. À la mi-journée, la défense civile palestinienne communique un bilan provisoire d'au moins 30 morts, dont 25 personnes tuées dans une frappe sur une seule habitation.

Le , au moins 26 Palestiniens sont tués et 113 autres blessés par les bombardements israéliens. Des frappes israéliennes ont notamment touché une tente et une maison à Khan Younès, tuant 5 hommes, 5 femmes et 5 enfants, selon l’hôpital Nasser.

Le , au moins 57 personnes sont tuées et 137 blessées par les bombardements israéliens.

Le , l'armée israélienne demande aux habitants d'abandonner la ville de Deir el-Balah, dans le centre de la bande de Gaza. L’ONG israélienne Breaking the Silence rapporte dans un rapport que l’armée israélienne a doublé depuis la reprise de la guerre la zone tampon militaire à l’intérieur de la bande de Gaza et a ordonné aux troupes de la transformer en – quiconque y entre est considéré comme une cible. Des soldats témoignent des opérations de destruction de plus de 3 500 bâtiments à l’explosif ou au bulldozer.