Jean Joseph André Montjallard, né le à Simiane et mort le à Paris, est un ecclésiastique français, député du clergé aux États généraux de 1789.

Représentant du clergé de la sénéchaussée de Toulon aux États généraux, il est d'abord un soutien de la Révolution française mais il évolue vers la droite et se suicide en se défenestrant le .

Biographie Jean Joseph André Montjallard est né le à Simiane.. Il est d'abord prêtre dans le diocèse d'Apt, avant d'être nommé en 1776 curé de Barjols. Dans les années 1780, il a un conflit avec le chapitre de Barjols, qui donne lieu à la publication d'une brochure.

Le , il est élu député du clergé aux États généraux par les sénéchaussées de Toulon, Brignoles et Hyères... Il est le second député élu par le clergé de cette sénéchaussée après Jean-Joseph Rigouard. Montjallard est élu au premier tour du second scrutin. Pourtant, son élection est entachée d'illégalité. En effet, lors de l'assemblée de la sénéchaussée de Brignoles le , il n'avait pas été élu par le clergé comme électeur pour participer à l'assemblée de la sénéchaussée de Toulon. Ce préalable nécessaire non accompli, il n'aurait donc normalement pas pu être élu député aux États généraux.

À l'Assemblée nationale constituante, il vote le avec la majorité des membres du clergé pour la vérification des pouvoirs en commun. et remet ses pouvoirs devant l'Assemblée le .. Le , en compagnie de Talleyrand et de Philippe Leborlhe de Grandpré, il prête en séance à la tribune le serment à la Constitution civile du clergé., le lendemain des trois autres députés varois du clergé (Jean-Joseph Rigouard, Alexandre Gardiol et Antoine Boniface Mougins de Roquefort).

Toutefois, il évolue ensuite vers la droite, comme le montre sa correspondance. Il en arrive à considérer que son serment à la Constitution civile du clergé fait de lui un schismatique aux yeux de l'Église catholique. Même s'il est impossible de connaître les réflexions précises que lui dicte sa conscience, c'est probablement à cause de ce désespoir né de ses positions politiques précédentes qu'il se suicide le en se jetant par la fenêtre du troisième étage de l'hôtel Royal, 81 rue Saint-Marc à Paris, où il loge. À Barjols, sa mort semble causer de la gêne, puisqu'elle n'est mentionnée ni dans les registres paroissiaux ni dans les délibérations communales.

Notes et références

Voir aussi Bibliographie

Sources datant de la Révolution française

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Études historiques . . . .

Articles connexes Assemblée nationale constituante (1789) Liste des députés aux états généraux de 1789 Liste des membres de l'Assemblée constituante de 1789 Liste des députés du Var

Liens externes

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